Sur des airs de Mandoline.

‘’On voit à la démarche de chacun s’il a trouvé sa route. L’Homme qui s’approche du but ne marche plus, il danse…’’ LAWIRA

Faire simple mai 9, 2008

 

waldo

 

Lors du déjeuner ce matin….

 

Maman, pourquoi on ferait pas des tables en brique? Ça sauverait du bois…

 

Maman, pourquoi les sacs de lait sont toujours dans le fond du frigidaire… Faut toujours tout enlever pour aller les chercher, est-ce que ça peut nous rendre fous ?

 

Maman…

 

Pour Kathleen… mai 7, 2008

Classé dans : Exorcisme — mandoline @ 12:44
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DSC00039(1) C’était vendredi… Ce n’ est pas possible… Pourtant il faisait si beau. Je profitais du calme et de la chaleur du soleil sur ma peau. J’ étais si bien. J’ avais les pieds dans la promesse de l’ été qu’ il me tardait de défricher… J’ avais donné les sueurs de mes espoirs pour essayer de trouver le métier qui allait aider à me réaliser… J’ avais tant bûché, approchait le temps de me reposer…

 

Les vendredi quand on a 15 ans, ça vaut les couleurs qu’ on porte au corps pour mieux distinguer celles qui sont au-dedans… Ca vous donne des airs d’ immensité dans une marre d’ infinies possibilités, ça vous promet l’ avant et l’ après de celui ou celle qui, tout en étant qu’ un rêve, un modèle, peaufine le projet qui sera un peu de vous, demain. Les vendredi, ça vous inculque aussi la reconnaissance d’ avoir connu la souffrance sans la déchéance… Ça vous fait voir le blanc dans le gris…

Les vendredi, ça vaut les bourgeons qui n’ ont pas éclos, ceux là qui narguent l’ hiver de n’ avoir su les mettre en terre… Ça vaut le bourdonnement des abeilles qui redonnent vie à un vide que le froid avait envahi. Et ces autres bourdonnements ? Qu’ en est-il du vacarme incessant et effréné du mal glaçant sous mes tympans ?

Il y a des vendredi où, malgré le soleil qui nous attendrit, nos visage se glacent sous des lacs de pluie…

Le monde tourne vite après ces vendredis là, il y a les sirènes, des gens inquiets, ceux-qui font comme-ci parce que trop lourd d’ admettre qu’ à 15 ans, on étendra plus nos ailes face à la vie… Ç’est ce qu’ ils ont dit à l’ hôpital quand le coma a prit possession de ma voile, de mon mat. Il y avait les séquelles à envisager aussi, tant de non-dits, d’ incertitudes… Il y avait maman aussi, dans les bras d’ un papa déconfit face à la tragédie… Un ACV, c’est mesquin, surtout quand ca te soutire une fille qui n’ était même pas en âge de conduire…

C’était Dimanche quand ils ont dit que ce même vendredi j’ avais puisé dans ce qu’ il me restait de réserves pour mener à terme mon voyage… Dimanche leur a t’ on dit, les vendredi équivaudraient à jamais à des lacs de pluie

Alors, si aujourd’hui vous parlez de moi en ne sachant dire : ”Est-ce qu’ elle a” ou ”Est-ce qu’ elle avait”…. Sachez que votre inconfort je vous le comprends bien, sachez que vous me manquez et que, quelquepart, je cherche des réponses face à vos larmes, face à vos doutes aussi.. Sachez que je suis là, juste à côté, à vous prendre la main pour franchir l’ été

 

Pour mon ami Oli, qui a perdu sa cousine dans de déplorables circonstances… Je t’aime fort, prends soin! Je t’accompagne, promis ;)

 

 

Je crois que je vais vomir… mai 6, 2008

 

13B À la suite du billet paru sur Parce qu’ il n’ y a pas juste les chips qui sont croustillantes,  un petit bijou de blog que je connais depuis peu, j’ ai visionné ceci

 

Je n’ ai rien à y ajouter… Prenez le temps d’ aller le visionner…

 

 ON LE VOIT…. ON LE LIT…. ON LE SAIT…. ON L’ ENTEND…. Qu’ est-ce que ça va prendre de plus pour que ça change ??

 

 

Les chandelles mai 5, 2008

GS170012 Héra, Hestia, Aphrodite, Athéna, Demeter (Ça prend ben un ‘tit gars dans le tas!) ….J’sais même pu comment écrire le nom de tous les Dieux que j’ai dû prier ces derniers temps!!  Vous croyez que j’ai perdu l’esprit? Ben vous avez rien vu! Parce que le bachelor (qui vient à peine d’être terminé) vient de se faire vendre mes amis!!!!! Mais bon, que voulez-vous, y’a que les fous qui ne changent pas d’idée et je m’ennuie drôlement de mes p’tites virées ‘’café et brin de causette’’. Je me suis éloignée, car j’avais à faire le point. Je prends conscience de mon cheminement en triant les détritus qui inondent les gardes robes et les tiroirs de toute sorte… On en amasses-tu des cochonneries dans une vie! Mais, le pire dans tout ça, c’est que, ce qui me tracasse l’esprit présentement c’est : ‘’Mais qu’est ce que j’fais avec les chandelles ? Je les jette ? Je les pacte ? ’’

En voulant trier l’inutile, j’ai assumé une charge émotivo-affectivo-délirante bien plus grande que celle estimée dès le début… Est-ce que je vais me tordre à l’image de ces foutues chandelles? Certainement pas! Frette-nette pis cru de même toi! La grosse crise existentielle! Des échos, des parfums, des rires, des pleurs aussi…Chaque bougie allumée : un baume… Les modèles allongés, les ‘démodelées’ et les ‘tordues-presque-toutes-fondues’, celles qui fourmillent dans le fond du sac… Dire qu’un bout de cire a déjà eu dans ma vie, plus de force et d’impact qu’une parole!

D’ici peu, toute cette pièce sera du passé… les actes joués retourneront au placard des souvenirs… Et oui, il y aura encore de la cire de collée par-ci par-là sur les comptoirs, que voulez-vous, on n’y échappe pas! (Le pire c’est que c’est vrai! Dites le pas aux nouveaux proprios, nan! J’vais tout décoller ça!) :)

Ce soir je me demande ce qui me chagrine le plus… Mes attentes, ma vision d’un futur trop flou pour être démystifié… Le fait d’avoir tracé une ligne de conduite que je n’aurai suivi qu’en partie… Je me demande toujours où est la limite entre ce que je fais pour moi et ce que je fais pour échapper à ce ‘’moi’’…. Quand la fin d’un projet approche, je me demande toujours si j’abandonne ou si, en fait, je termine pour mieux commencer quelquechose de nouveau… Fermer une porte pour en ouvrir une autre en quelquesorte…

Quelle est ma part de faute dans mes accomplissements et quelle est ma part de bienfait dans mes erreurs? Je me sens comme une marionnette tendue qui voudrait reprendre possession de ses fils… Seulement, en tâtonnant la nouvelle liberté qui s’offre à moi, je déstabilise mes fils (lire gamins cette fois-ci), je brise des liens noués si fragiles déjà… Pour Soleil c’est 3 ans d’apprentissage social qui s’envole en quelquesorte. Pour la Tornade, c’est la certitude que l’école qu’il visite et qu’il a hâte d’intégrer depuis ces même 3 ans ne sera pas celle qu’il fréquentera…

J’ai tant déménagé, tant vu de visages et entendu de voix différentes. Je m’inquiète face à leurs craintes, face au bout que je ne peux faire à leur place, je crains de les voir incertains et insécures face à la nouveauté, mais je sais que tout sera pour le mieux. Nous serons fragiles au début, mais nous sommes bien entourés, alors je suis certaine que ça va bien aller.

Soleil m’a dit : ‘’ Et si Charlotte ne se souvient plus de mon numéro!!’’, ‘’ Et si mes amis ne savent pas où je reste maman…’’, ‘’ Aurons nous une autre maison?’’ En gros ”bla bla bla… Ce n’est pas parce que nous ne pourrons plus les voir tous les jours, que nous ne les verrons plus… bla bla bla…. la maison n’est qu’un immense rectangle auquel nous attachons trop d’importance…  ( c’t'as ton gars que tu parles, ressaisis toi! C’est du transfert ca ma vieille!) Ce ne sont que des murs qui nous protègent du froid, du vent, de la pluie. (QU’est-ce qui faut pas entendre…) Ce qui est important c’est d’être ensemble tous les 3 ( Non mais dans le genre mélodramatique cucul j’ai déjà vu mieux), prendre le temps de vivre parmi ceux qui me nous sont chers… Il faut tout faire pour être heureux, même si ça implique de faire quelques changements à votre notre vie. ’’ Pffff….

Pathétique je sais, j’ai pas toujours les mots… Y’a qu’ il n’ y’ a pas de clavier entre les fistons et moi,  y’ a que l’instant fatifdique où leurs yeux quémandent une réponse sur la volée, avec ce manque d’introspection sur la question, ce petit ” et-puis-merde-qu’est-ce-que-je-peux-vous-dire-sinon-que-j’-espère-ne-pas-me-tromper !”

J’ai alors eu droit a une bénédiction : Il m’a serré dans ses bras et il a dit : ‘’ Toi je t’adore ma maman!’’ Ce soir là je me suis couchée sereine comme il ne m’était pas arrivé depuis longtemps… Je sais que j’ ai pris la bonne décision…

Et vous, que pouvez-vous changer à votre vie? Je veux dire, vous le savez, y’ a toujours moyen de l’ améliorer, non? ;)

 

Aux urnes blogueurs pour le Blogu’or 2008 mai 3, 2008

 

1099023 Vous savez l’ acharnement que certains mettent dans les détails, dans l’ amour des autres aussi… Cette faculté de n’ penser à soi que lorsque que les heures à dormir semblent anéanties par le soleil qui fera les vacances pour la rétine quand le corps voudra succomber…

Y’ a beaucoup de ça chez son humble serviteur alcolo et sa dévouée fêlée… Beaucoup de gentillesse aussi, de présence, d’ écoute, de ce désir d’ harmonie qui fait qu’ malgré leurs propres tracas, ils en viennent à demander suite à nos vies, à y prendre plaisir aussi…

 

Alors voilà! Comme vous le savez, le gala Blogu’Or 2008 approche à grands pas. Ç’est le temps de voter pour les gens qui vous font vibrer, ceux qui vous font rire, réfléchir (encore et encore), questionner, parce que réfléchir c’était pas assez, y’ a tous ces gens qui vous font plaisir de vivre des  rapprochements, malgré qu’ ils ne soient que derrière l’ écran… Alors c est le temps de voter pour les nominer!!! Pour le faire ç’est ici, vous avez jusqu’au 16 mai, 18 heures… Alors pourquoi ne pas y aller de ce pas ?

 

Ah oui…. La demoiselle est ben ben ben contente, surprise aussi, de se retrouver sous la catégorie ” Rigueur de la langue écrite ”. Puis comme toute femme contradictoire qui s’ assume de l’ être, ben la v’ là aussi en nomination dans la catégorie ” Kossé qu’ ils ont fumé ”…  Moi qui aime les paradoxes! ;)

 

Ça me fait chaud au coeur!

Merci !!!!! 

Bref…. mais ressenti…

Juste un beau merci! xx

 chfelee

 

L’ exil des oreillers mai 2, 2008

GS076018 Cette nuit j’en suis venue à la conclusion que je souffrais d’un désordre quelconque, un dysfonctionnement de ma capacité à gérer mes heures de sommeil… Quand les petits sont nés je me suis dit : ‘’L’allaitement, les nuits blanches et je remets ma batterie dans les normes.’’ Fini les nuits à délirer, à remanier l’existence… Une vraie maman quoi… entretien, éducation, affection … Sauf que voila… Ça ne s’est pas passé comme ça… Mon rythme de vie n’a pas changé… Aujourd’hui je me lève plus tôt pour me coucher tout aussi tard… Les mômes d’un bord pour m’enraciner au jour et de l’autre les nuits, support de toutes mes folies que l’aube ne saurait tolérer…Que la lumière se tire! Nuit, apaise et réconforte-moi… Le jour me pèse…

J’imagine la face des parents qui viennent porter les enfants le matin, s’ils savaient que je dors souvent de 4 à 5 heures par nuit… Mais voilà, je n’ai pu me résigner et c’est p-être grâce à cela que je suis confiante de mes choix et tout de même en shape lorsque, ayant à peine tiré les draps, j’arrive à les repousser pour recommencer sans broncher le matin… Un jour, j’ai eu haut le cœur de ce que je ‘’devais’’ faire de ma journée et j’ai fais une trêve avec le temps. Je me suis dit qu’on se ficherait mutuellement patience tant que j’arriverais à avoir le dessus sur mes ‘’éloignements’’… Le deal était simple, j’assumais mon sommeil et lui ne rendait pas mon plaisir coupable. Une complicité partielle entre mes besoins physiques et psychiques. Mais le corps n’est pas dupe et il rend l’esprit lent. Mes heures de créativité ont laissés place à d’hilarants moments de désarroi (après coup!), de remises en question, mais il s’est également avéré que ces instants précédaient et ouvraient la porte à de plus inspirantes aspirations. La nuit dans la noirceur, tout est clair tellement tout est calme. Je cherche un sens à ce qui n’en avait plus. Je me permets de prendre le temps, de réfléchir sans me demander si les voisins s’inquiéteront du fait que je n’ai pas tenu bon de déblayer l’entrée ce matin… J’ose regarder l’heure passer et me dire, avec une certaine euphorie jouissive, que je me fous de ne rien faire !! Y’en a marre du complexe du ‘’ Faut faire hier ce qu’on aurait pu faire la semaine prochaine’’ On pu-tu respirer un tit peu?

Les lettres s’entrecroisent, je vois ‘cross-side’, mais je sais que les mots prendront mon exil en otage tant qu’ils n’auront pas été entendus, remaniés, exagérés, redéfinis… Je cherche la voie qui les portera. Le chemin qui me les traduira. Les mots s’enculent, la vérité déraille. L’ironie prend d’assaut la monotonie… La nuit se rit de l’ironie comme la vie se rit du jour… Et moi j’me marre des quelques heures qu’il me reste à dormir. ;)

*Contrairement à la pensée populaire qui prône que ‘Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt’… je m’efforce de croire que, s’il est un brin équilibré, c’est parce qu’il a été dorloté par ceux qui lui ont fait éloge la nuit! Continuez de remuez la vie!

 

exercices de noune pour les nounounes mai 1, 2008

Classé dans : Nounouneries, Osément pardon!, Section de filles!, Voyeurisme — mandoline @ 10:44

15469-39hb Après avoir perdu des ”petits-nôtres”, mon oncle me disait que tit-poupon dernier s’ accrochait durement et qu’ il allait peser pas loin de 10 lbs!

 

Ataboy! J’ y ai dit qu’ ça passe ou ça casse à ce poids là pis qu’ y a de fortes chances que ça finisse au bistouri… Ç’est l’ option ”ligne s’a bedaine” ou ”noune slaque” que j’ y ai dit… Sa blonde a dit : ” Ça reviens-tu une noune ??

 

Ben oui chouchoune, vas falloir faire des exercices de noune!

 

J’ te dis qu’ on a du savoir vivre dans notre famille!

 

Alors bon… Vous sauriez pas par hasard où je trouverais de la lecture à ce sujet ? J’ fais la recherche, voir si ”exercices de noune” ne mènera qu’ ici :P

 

Strip-tease de mots mai 1, 2008

 

‘’Pour que dans l’esprit d’un couillon, la pensée fasse un tour, il faut qu’il lui arrive beaucoup de choses et des bien cruelles.’’ Gallimard

 

2371814535_20951b58df_m J’ ai les mots qu’ il me faut amadouer… On va pas s’ complaire à se dire qu’ on a une selle sur eux hein?… Ça les ferait bien se marrer,,, Et du coup, j’ me dis qu’ on peut pas les lancer là, sans se soucier de leurs répercussions… Qu’ il faut tenter d’ apprendre à les élever, sans se mettre à leur niveau, sans non plus jouer  les clowns de service qui gardent le nez toujours en place…

Y’ a aussi l’ égo qui se fait prétentieux de croire qu’il peut réchauffer le monde à coup de morales décongelées… Et l’ orgueil aussi, l’ orgueil de ne pas toujours y arriver… De ne pas comprendre. De devoir attendre. Attendre que les mots filent pendant qu’ on ne chemine pas assez pour les enligner… Ces mots dont on voudrait se gaver de la présence le temps qu’ ils passent, ceux dont on aimerait retenir la chaleur sur notre peau, voire même, s’ imbiber de leur puissance, de leur consistance… Faut aussi les décortiquer, les simplifier, les relativiser… Faut être prudent quand on baragouine avec de la nitroglycérine entre les dents…

Alors on reste vacillant entre les 2, entre l’ acceptation et la confrontation de soi… Puis y’ a tous ces conseils blasants, ces culs de sac qui font qu’ le courage change de bord sur l’ impasse de les saisir… Ces nids de poule qui font qu’ on reste sur la défensive, sur un pivot qui adapte sa conduite face à tous les hivers qui se sont incrustés depuis…

Dur dur de déjouer le sort du monde et de remettre des culs sur la bonne voie quand on arrive à le faire si peu que pour soi…  Car la paresse de… et  l’ envie de… Mais toujours cette trouille qui ficelle les lèvres rendant le discours encore plus lourd sur le pèse-personne… L’esprit, c’ qu’ un pauvre gamin, naïf… Faut pas le blâmer… Il n’ attend que son dû face à toutes ces violences qu’ on s’ infligent quand la tête se risque à regarder derrière et que font office de bataillon, au travers des vices de l’ affection, ces nœuds du coeur qui forgent l’esprit, ces esquisses symboliques empruntées aux souvenirs…

Et ces chenapans! Parlons-en! Ces mots qui ont souvenir de tout un tas de souvenirs…  Ceux qui déambulent,  ces autres qui entravent nos bulles, quittent à les voir exploser… Y’ a aussi ceux qui s’ assouplissent quand les tempêtes refroidissent… Ces autres qui glissent entre les cuisses et qui lissent les écailles dont les yeux se tapissent…  Enfin y’ a ces mots qui saoulent et qui unissent, ceux qui font qu’ les couleurs jaillissent…

IL n’ y a pas de moments ordinaires, alors faut trouver les mots pour qu’ ils puissent vous plaire…

 

 

tryo mai 1, 2008

 

Misha_Gordin_04 J’ ai assisté à une triste scène de ménage. Un peu comme on assiste à une émission télé, impuissante, hors d’atteinte… Ça m’a ébranlé, ça m’a choquée… Je regardai alors autour de moi…Il n’y avait plus personne. J’etais seule, peu à peu les couleurs ont repris forme, le décor a changé. Cinq ans d’archives de ma vie parties en fumée… Je comprend à mon réveil que le vide que je ressens n’a rien d’irréel : je me suis séparée. Mon fils vient de me demander : ‘’ Notre famille c’est 3 personnes ? Maman, nous on a plus de père dans notre famille hein ? Sunnee, Nathan et maman…3 personnes…’’ Ce matin, c’est mon histoire qui m’a rattrapée … Mon p’tit homme vient d’avoir 4 ans et vous êtes dans ma réalité…

 

Je ne vais pas toujours au fond des choses, fouiller c’est détruire… (Aurais-je peur d’offrir à qqn d’autre la possibilité de relever mes échecs?) Je me rappelle… J’avais grandi dans une famille décomposée avant de décomposer la mienne… Épuisée de me battre, de me décevoir, de ne rien faire pour éviter d’être consumée par un feu qui m’avait jadis portée bien haut…Qu’est-ce que j’ai fais… Ma question à moi c’est: ‘’Est-ce que j’ai fermé les yeux?’’ J’ai peur de répondre, j’ai peur de moi, peur d’être comme tout le monde et d’accepter la fatalité de la vie…

Est-ce que je me suis enlisée par crainte de perdre le contrôle, en particulier sur moi ? Jusqu’où aie-je été, dans mes propos et mes pensées… Cela me pèse… Je me sens coupable de mes malaises. Je n’ai pas toujours les mots qu’il faut… Je prends mon fils dans mes bras et je le serre bien fort. Je lui dis : ‘’ Soit patient mon loup… (Combien je voudrais qu’il sache que son père s’ennuie sans qu’il culpabilise du chagrin de celui-ci…) Papa t’aime… Ce sont les trois mots que j’ai trouvé pour compenser le vide sans en créer un de nouveau… Il t’aime, tu n’y es pour rien… Je me sens fautive. Je voudrais geler le temps et crier bien fort. Je ne veux tellement pas vous faire de peine. J’en avais trop moi-même, je ne voulais pas que ça soit comme ça… Pourrez-vous comprendre un jour?

Je me demande parfois tard le soir ce qui vous chagrine réellement derrière chacune de vos tristesses… Proviennent-elles de maux passagers ou sont-elles le déboulement d’une peine bien plus grande encore… Avez-vous des craintes dont vous n’osez me parler… Croyez vous en moi lorsque je vous dis que ça va aller… Est-ce que ça va pour vous quand je crois que ça va pour moi? 

J’ai appris dernièrement que je pouvais vous supporter sans toutefois façonner le chemin qui guide vos pas… Je me sens impuissante face à ce que vous vivez par ma faute et je souhaite de tout cœur que vous puissiez réaliser ce qu’il m’en a coûté d’avoir ainsi remanié vos vies. Nous sommes forts. Papa vous aime et maman aussi… Je n’aimais plus le modèle que nous étions ensemble pour vous et je crois que papa comprendra aussi. C’est un homme bien votre papa. Il est mon confident, mon ami et je l’aime… Je l’aime d’une amitié complice, je crois en lui et je sais qu’il sera toujours là pour vous… La peine va passer et il aura tant à vous donner. Papa s’inquiète de ses absences et je le vois dans vos yeux aussi… Mais ne vous en faites pas… Ce n’est qu’un mauvais moment à passer…

 Dessines la famille que tu as mon bonhomme… 4 personnes. Un papa, une maman et 2 frères adorables! Même s’ils n’habitent plus sous le même toit… Papa et maman, resterons toujours papa et maman…

Ce soir mes amours je vous envoie une recharge d’amour. Je viens de vous voir somnoler et vous sembliez si paisible. Cela m’apaise. Je vais dormir. Demain on réserve papa pour une fds de garçons! Ça va vous faire du bien! 

Que je vous aime !!

Mandoline xxxxxxxxxxxxx

 

Quand je regarderai derriere… avril 30, 2008

Classé dans : Assumer ses choix, Chroniques d'une éducatrice — mandoline @ 3:40

Photo 014 Il ne reste qu’ un mois avant le déménagement… Aujourd’hui j’ en comprend la signification… Les enfants étaient là à regarder les photos des derniers mois… Je n’ ai pas vu ce moment venir… En soi c’ était une bonne chose que d’ pas voir le temps passer, que d’ pas m’ inquiéter si jamais me reprenait l’ envie de dire ”Je t’ aime. Dis, on se voit demain?”   

 

      

                          

 

Photo 451  Alors je dois seulement vous dire merci… Merci pour les matins ensoleillés malgré les jours de pluie… Merci pour les choses faites à moitié et pour la véritable signification du terme ”profiter”… Merci de m’ avoir permis de douter et de me chercher, merci de ne pas m’ avoir grondée… Merci d’ avoir laissé la vie entrer…

 

 

 

 

 

Photo 201

Merci pour les écorchures à vos genoux qui vous faisaient aimer que je joue les garde-malade et qui me rappelaient si bien que les chevaliers des contes se faisaient bien meilleurs protecteurs que moi quand il m’ arrivait de baisser la garde, aveuglée tant par le soleil que par l’euphorie de vous voir sans soucis, épanouis, avec ce bonheur attaché au coeur malgré la douleur de quitter…

 

 

 

 

 

Photo 1144 J’ ai souvenir des fêtes, des célébrations de fin d’ année, du bénévolat, des amis des 3 derrières années dont Fiston ne prononcera peut-être plus les noms en revenant à la maison, des bordels de vie qui inondaient les planchers quand les murs s’ attardaient à faire rebondir les rires, échos des plaisirs de votre joie de vivre…

 

 

 

 

 

Photo 546  C’ est maintenant le temps de reprendre le rêve là où on l’ a laissé quand on s’ est mis en tête de trouver le terrain pour l’ apprivoiser…

 

Alors on s’ fera pas des symphonies d’ larmes pour se remercier… Juste un sincère ”peut-être à demain, qui sait, on vous aime bien!” xx