* Chronique de fin de soirée…Oreilles chastes s’abstenir!”*
La lune brille de tous ses feux et je bavarde un brin le long de l’avenue qui mène au loft d’une copine… Je suis avec un copain que je n’ai pas vu depuis longue date… Il n’a pas tellement changé, depuis la dernière fois que je l’ai vu… Entre une baise amicale et un départ pour l’autre continent… Nous parlons de tout et de rien, il rit et me fait rire… Nous avons renoué les liens anciens et je me rends compte à son contact que notre séparation n’a laissé aucune trace. Je me retourne vers lui comme en attente d’une réponse dont je ne saurais poser la question…Ses yeux jadis rieurs sont paralysés par un silence qui en dit long. J’en comprends très bien le sens. Je suis hypnotisée par ses yeux. Son regard est dangereux, impatient et cru. Je presse le pas… J’ai peur de perdre mes moyens… Les mots qui ont alors tant pesé par leur silence n’ont soudain plus leur place. La distance est brisée…
Il me fait bifurquer vers le parc qui mène à la cour de ma copine… Le contact de sa main sur mon corps est brutal, je me sens explosive. J’hésite encore… Ses doigts atteignent la bordure de ma culotte, frôlent ma peau…. Il dit « J’arrête si tu veux, … », sans qu’il puisse terminer, je happe sa bouche, l’aspire. C’est le même tombeur qu’autrefois…Il a maintenant glissé ses doigts vers mon sexe, pour y trouver l’humidité qui me trahit. Je soulève mes fesses et je relève doucement ma jupe. Il glisse son autre main dans la chaleur de mes courbes, il me griffe presque en cherchant les pointes érigées de mes seins. Je me sens comme une poupée sous l’effet frissonnant de ses doigts, de sa bouche. Il passe sa langue sur mon cou, chuchote à mes oreilles, ouvre davantage mon manteau et repousse mes bretelles. Je suis à moitié nue, les cuisses ouvertes à ses doigts qui me fouillent, mes seins pigeonnant par-dessus mon soutif offerts à ses lèvres sensuelles. Je me donne à lui en fermant les yeux. Je le veux, mais il y a aussi cette nette impression de transgression et cette crainte d’être surpris par un passant. Mon amant manipule mon sexe comme pour me rendre folle. Je souhaite qu’il me prenne, violemment, sans ménagement. Je vois dans la pénombre qu’il a sorti son sexe, dressé comme une déclaration, comme un aveu, que je voudrais prendre et remercier. Il se caresse doucement, tout en continuant de me mordre. Je glisse ma main pour me saisir de son ardeur, mais il se dérobe, me prend par les fesses, me soulève brusquement et me place à genoux sur lui. Il cogne en moi, je me démène pour me contenir. Il est tellement homme! Je me frotte sur lui comme si c’était la dernière fois que j’allais baiser. J’ai tellement envie de lui que j’en ai la tête prête à éclater… Si je n’en viens pas à bout je vais m’écrouler… Je redouble d’ardeur… Puis j’explose, en fixant son regard, sans aucun gémissement, recroquevillée sur lui. Il vient à son tour, enroulant ses bras si fort autour de moi que j’en tremble… Il soupire, fait glisser sa main dans mes cheveux tout en continuant de me regarder. Puis je m’éloigne, tentant maladroitement de me revêtir… Il me sourit… Nous reprenons la route qui mène au loft…La tension est disparue… La soirée ne fait que commencer!
Mandoline la pas fine

