Court-circuit décembre 14, 2007
Ca y est je pète ma coche! Pis solide à part ca! Un virus dans l’ordi, une grippe qui me rentre dedans d’aplomb, y’a aussi qu’ le vin arrive même plus à stabiliser mon état et je suis encore sous le choc de ce que j’ai entrevu aux nouvelles! Je n’écoute pas la télé, je déteste regarder les nouvelles, cela m’inquiète avant tout, me choque, me fait me sentir vulnérable, sans prise sur le monde extérieur. Je déteste me dire et me répéter chaque jour que le monde va mal… Cela me rend malade (pour de vrai en plus!), alors, quand je vois toutes les saloperies dont on nous bourre par ci par la, je me plais à me réfugier dans la musique et dans les livres, les idéalisations d’autrui, leur vision de la vie, du monde, sans la censure générale…
Il y a tellement de gens qui voyagent et qui ont une expérience de vie à communiquer… Tellement de ressources quand on fouille un brin… Chaque personne que l’on rencontre est un professeur quelconque… La vie, en dehors du petit écran, c’est bien plus que l’affaissement d’un pont, une tornade ou une série interminable de feux de forêt passés en vrac… C’est plus qu’un violeur qu’on remet en liberté et dont on oublie le nom la semaine d’après… La vie c’est l’espoir, l’amour, la guérison, le recommencement…. La vie c’est l’éclosion de la fusion de toutes ces générations qui, avant nous, ont buché pour faire ce monde dans lequel nous n’investissons plus de notre temps… La vie en vrac, comme au petit écran, sans approfondissement. Cru, à vif, sans le petit velours qui va autour… On survole, à la merci des directives, du budget, de la vocation collective… Et si la vocation collective n’avait tout simplement pas pris conscience de son existence me dis-je. Peut être, nous pourrions la pousser, la brasser un peu, lui donner la chance de prendre son envol, d’exister.
Alors je me lève haut et fort, comme la petite paysanne citoyenne que je suis, (c’est tellement plus chaleureux les partys de Noel!) et je me dis qu’il devient primordial de transgresser les règles établies, de les secouer, de tester leurs limites. De toute façon, je me demande si le fait d’assumer collectivement chaque soir le condensé vachement salé (genre la tasse d’eau qu’ j’ai bu en Floride multiplié par 100) qu’on nous présente aux petites nouvelles n’est pas plus pervers que le fait d’approfondir réellement les problématiques rencontrées chaque soir… Je sais, il y a les Denys Arcand, Les Stéphane Lapointe, les Chantal Lacroix, Les Dan Bigras, les Charles Binamé, les Ricardo Trogi, les Jean Marc-Vallée (je sais y’en a tellement tout plein d’autres, mais on ne va pas y passer la journée hein?), mais il y a tant de projets de qualités qui n’aboutissent pas par manque de fonds… Ca écœure! Nos perles artistiques qui vont tenter leur chance un peu partout sauf ici par certitude d’arriver à mieux gagner leur vie (ou d’arriver à la gagner tout court! C’est pas mal plus ca!). Et notre noyau dans tout ca? Nos origines dispersées aux 4 coins… On se doit de protéger nos frères, nos sœurs, notre pays!
Nous jugeons le manque de loyauté que nous subissons lorsque le gouvernement coupe court à nos vivres, nous nous inquiétons du temps que les autres ont à nous consacrer. Mais de quelle façon entretenons nous notre complicité collective? De quelle façon améliorons-nous les choses pour le bienfait d’autrui? Je vous le demande, de quelle façon vous reliez vous aux autres? Parce que c’est bien beau après tout, chialer sur la faim dans le monde, sur la pollution et sur les écosystèmes menacés… La plus grande menace, selon moi, elle vit en chacun de nous, lorsque nous baissons les bras ou que nous refusons de tendre la main…
Je lis des chaines de lettres chaque jour, bourrées de bonnes intentions, pensées et approfondies… Mais combien de fois en sortant de chez moi aies-je vu des regards hautains sur des hommes et des femmes diminués par la vie. Le mépris de la misère humaine… A savoir que l’homme, même en marchant comme ses frères sur la corde raide, avait oublié que tout ne tient parfois qu’à un fil. Et que le prix en est parfois vachement élevé. Quand le regard tue, l’intention n’y est plus. La chaine de lettre est rompue… Il est la le buzz du petit écran… Le moment où le spectateur devient blasé…comme refroidi, insensible à ce qui se passe autour de lui… Faut croire que des émotions ca ne se forward pas!
Mais il y a de l’espoir… On ne sait jamais… Peut être qu’un jour, en sortant de chez moi, je verrai un homme au regard anciennement hautain, assis sur un banc de parc à se demander ce qui c’est passé… Peut être que l’ancien locataire arrivera et le prendra sous son aile, en lui souriant… C’est parfois les plus faibles qui finissent par relever les plus forts… Ne perdez pas espoir en vous, au contraire! Vous êtes votre plus grande richesse, si vous tendez encore la main!
À pluche,
Mandoline xxxxxxxxxx


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