Princesse des îles février 15, 2008
Et oui, des caprices on en a tous! Des petits, des gros, des vicieux… Des intrusifs qu’on préfèrerait taire et camoufler. D’autres plus intenses qu’on ne voudra jamais délaisser…
Quand j’étais petite, ma mère se plaisait à m’appeler ‘Princesse des îles’… Ce surnom me grugeait, car je n’avais jamais été une petite fille demandante, bien au contraire, et cette façon presque tyrannique qu’elle avait de me remettre à ma place au moindre effort à fournir me laissait de glace… Mais voilà, j’ai grandi et j’ai intégré en moi une facette bien désobligeante et bien intolérante face aux moindres petits soucis quotidiens qu’ont ‘monsieur et madame tout le monde’ dès que le moindre pépin fait mirage au loin… Marre de voir les gens s’apitoyer sur leur sort, de ne jamais trouver de solutions face à de petites choses bénignes de la vie…
Vous n’avez jamais eu envie d’empoigner la raison des gens férocement, quand le cumulatif général de tous les fatalistes vous empoisonnait la vie? Et bien moi oui!! Malgré toute ma bonne volonté, malgré tous mes efforts pour contribuer à rendre mon entourage plus sain, il m’arrive de vouloir critiquer la race humaine à un tel point que je me suis dit : ‘’Tiens Mandoline, pourquoi ne pas te défouler sur papier… Avant de tomber au visage d’un pauvre inculte qui se croit bafoué par la vie!! Aussi bien enrager sur ton clavier que d’essayer de faire comprendre qqc à qqn qui n’y comprendra définitivement jamais rien!’’ Ouais j’ai décidé d’épargner ma salive et par le fait même d’éventuels ulcères… (On y reviendra quand ma santé émotive sera plus d’attaque!)
Mais par où commencer?? Qui a le pouvoir de définir qui sont les caves, les abrutis et les causes perdues? Peut-être que moi, pendant que j’écris ces quelques lignes, je cause du tort à qqn, qui me prendra pour un agresseur à son tour… Parce qu’après tout, quand on se remet en question, il en est des problèmes à résoudre, des gens à mettre de côté et des vérités à constater… Ce n’est pas le chemin le plus facile que celui de la simplicité et de la véracité. C’est d’ailleurs le plus ardu qu’il m’ait été donné de voir et de ressentir. Nous ne sommes pas tous nés du même moule et il est parfois long le chemin de la compréhension de nos différences mutuelles. Alors que cherchons-nous et où allons nous? Qui aimons nous et que désirons-nous qui crée en nous de si grands paradoxes, de si grandes amertumes et une telle dureté face à la vie? Pendant qu’un pleure car il n’a pu s’acheter un écran plasma à prix modique, un autre n’a même pas de quoi chausser ses enfants… Dans la vie, le juste milieu n’existe pas. Nous le cherchons tous, mais je crois que nous devrions nous départir de nos attentes face à la justice elle-même… La vie est une balance bien instable, pendant qu’elle penche d’un côté pour nous, elle est si haute pour les gens à l’opposé, qu’il leur semble impossible de concevoir un jour y grimper.. Apprécier à sa juste valeur le retour de la balance, être véritablement heureux pour ceux qui se trouvent à son bord et ne pas tenter de prendre la place d’autrui…
Nous avons chacun, tour à tour, la chance de vivre un tel voyage. Mais encore, la reconnaissance est-elle une chose qui s’acquière de l’expérience, provient-elle de pertes multiples ou fait-elle parti de nous? Je ne le sais pas encore, je me le demande, peut-être pourrez vous y répondre à ma place…
Merci de faire parti de ma vie!! Vous l’égayez parfois sans le savoir… J’ai besoin de chacun d’entre vous, de votre expérience si différente et enrichissante.
Bisous et prenez soin de vous



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