
Je cours après ma chance et j’essaie d’l’empoter question de m’en servir au besoin… Les pots Masson ca devrait bien l’empêcher d’oxyder, question bien sûr, de la protéger contre les diverses infections humaines environnantes…
J’ai une étoile qui veille sur moi sans compter mes deux fils qui sont le soleil et la cause de ma reviviscence, ils sont le souffle, l’aimant et la boussole venus revigorer les couleurs de cette toile que j’avais laissée derrière et dont je ne me plaisais plus à convoiter la finalité… Ils ont donné une raison d’être à mon besoin de donner et d’être aimée… Quand j’y pense j’me dis qu’y a de quoi regarder au ciel et de se mettre à croire à la toute-puissance de l’humanité, à sa façon toute particulière de nous rendre invincible quand, après de multiples défaites, il nous est possible de se remettre en selle, de se remettre à croire en nous et en l’avenir….
SI seulement j’avais ce pouvoir de savoir ce qui se passera demain, cette licorne ou cette lampe magique qui me feraient entrevoir ma vie sans les travers qui la gâcherait… Hier j’ai signé l’offre qui sera probablement le premier pas vers ma nouvelle vie, mais je ne sais ce dont elle sera faite… Je me questionne sur ce que je dois offrir à mes fils, sur ce qui nous manquait ici, sur ce qui pourrait être un nouveau tremplin pour nous trois…
Ce qui me ramène à cette question qui ne cesse de revenir me hanter… De quoi ont besoin les enfants pour s’épanouir?? D’amour, de compréhension, de soutient, d’écoute… Cela leur suffit-il à se tenir debout sans courber l’échine et sans se fondre au moule?? Outre le temps qu’on leurs accorde, les heures de sommeil qu’on omet, les incessantes balades en taxi et tous les moyens diverses qu’on trouve pour renforcer les divers facettes de leurs personnalités… Cela suffira-t-il à ne pas faire d’eux la somme des biens tangibles qu’ils possèderont, l’ombre du modèle prisé en société?
Comment inculque-t’on ce bien-être qui porte nos élans lorsque le sol qui les retient n’en est plus un qui soit familier? J’en reviens à mes premières conclusions : le cœur est probablement le seul endroit qui devrait servir à les protéger et à les bercer…
Mais encore, peut-être aie-je tort… Peut-être que lorsque je me retrouverai sans le sous et que j’aurai peine à emplir le frigo, peut-être que lorsque je vivrai un nouvel échec et que je n’arriverai pas à trouver le moral et le positivisme qui me caractérise, peut-être que je me permettrai de douter plus sévèrement…
D’ici là, je fonce et j’ouvre ce pot Masson qui s’ouvre-jamais-joualvère-quand y’a-pas-d’homme-dans-maison-pis-qu’les-cuillères-sont-toutes-pactées, tant qu’a y être aussi bien y enfouir mes peurs, car même si j’ai tendance à craindre plus souvent qu’à mon tour, je sais que la boite à surprise qui m’attend renferme un clown qui ne demande qu’à me surprendre et je l’attend de pieds fermes avec le sourire en coin et une massue pour le surprendre quand il s’y attendra le moins! ON sera 3 à rire de lui lorsqu’il chantera comme un possédé… Non mais!!
Ah oui, juste de même, c’est bien de ne pas savoir ce que nous réserve demain, autrement j’aurais surement abdiqué entre le réveil et le thé… Juste cette semaine je dois pacter des boites et encore des boites, faire le ménage de tous ces vides qui indiquent clairement que nous n’y seront plus, finaliser les derniers détails de changement d’école et tout ce qui a trait à l’administration et au transfert de la garderie, sans compter mes cours de massothérapie que je débute de soir cette semaine!! Faut pas tenter de toujours tout prévoir, faut aussi savoir s’adapter, car si j’avais su tout cela hier je serais probablement restée couchée…
28 boites de faites! On ne lâche pas! (Wonder-woman trouve que la colocatrice qui lui sert de modérateur interne feel pas mal paresseuse today!|)

Souvent je parle de l’homme qui est en moi, qui se fout de l’homme qui est aussi moi, mais demain. Cet homme aujourd’hui qui procrastine et qui en met sur les épaules du même homme qui demain en voudra à celui d’hier d’avoir perdu son temps. Votre texte, parlant d’ignorer tout du lendemain, saurait presque être une rationalisation utile à l’homme d’aujourd’hui qui devrait aller dormir ce soir, plutôt que de passer la nuit debout à continuer de relire vos billets
Mais on s’en fout, celui de demain lui pardonnera! Au plaisir!