Sur des airs de Mandoline.

‘’On voit à la démarche de chacun s’il a trouvé sa route. L’Homme qui s’approche du but ne marche plus, il danse…’’ LAWIRA

Quand je regarderai derriere… avril 30, 2008

Classé dans : Assumer ses choix, Chroniques d'une éducatrice — mandoline @ 3:40

Photo 014 Il ne reste qu’ un mois avant le déménagement… Aujourd’hui j’ en comprend la signification… Les enfants étaient là à regarder les photos des derniers mois… Je n’ ai pas vu ce moment venir… En soi c’ était une bonne chose que d’ pas voir le temps passer, que d’ pas m’ inquiéter si jamais me reprenait l’ envie de dire ”Je t’ aime. Dis, on se voit demain?”   

 

      

                          

 

Photo 451  Alors je dois seulement vous dire merci… Merci pour les matins ensoleillés malgré les jours de pluie… Merci pour les choses faites à moitié et pour la véritable signification du terme ”profiter”… Merci de m’ avoir permis de douter et de me chercher, merci de ne pas m’ avoir grondée… Merci d’ avoir laissé la vie entrer…

 

 

 

 

 

Photo 201

Merci pour les écorchures à vos genoux qui vous faisaient aimer que je joue les garde-malade et qui me rappelaient si bien que les chevaliers des contes se faisaient bien meilleurs protecteurs que moi quand il m’ arrivait de baisser la garde, aveuglée tant par le soleil que par l’euphorie de vous voir sans soucis, épanouis, avec ce bonheur attaché au coeur malgré la douleur de quitter…

 

 

 

 

 

Photo 1144 J’ ai souvenir des fêtes, des célébrations de fin d’ année, du bénévolat, des amis des 3 derrières années dont Fiston ne prononcera peut-être plus les noms en revenant à la maison, des bordels de vie qui inondaient les planchers quand les murs s’ attardaient à faire rebondir les rires, échos des plaisirs de votre joie de vivre…

 

 

 

 

 

Photo 546  C’ est maintenant le temps de reprendre le rêve là où on l’ a laissé quand on s’ est mis en tête de trouver le terrain pour l’ apprivoiser…

 

Alors on s’ fera pas des symphonies d’ larmes pour se remercier… Juste un sincère ”peut-être à demain, qui sait, on vous aime bien!” xx

 

10 Responses to “Quand je regarderai derriere…”

  1. MFL Says:

    Parfois on est si nostalgique que même celle des autres vient nous toucher… c’est le cas ici. Et la musique de la vie se ballade entre petites tristesses et grandes joies…

  2. Drew Says:

    Touchant, vraiment!

    Ça me rappelle même ces larmes hier qui venaient me piquer les paupières hier en voyant partir mes grands.

    Je comprends, oh que oui!

  3. Anarcho-pragmatiste Says:

    Hé, merci de m’avoir placé dans votre blogroll!

  4. jacynthe Says:

    Et moi donc quand j ai les éleves en premiere année et qu’ils m invites a leur bal de finissant ouff.

  5. Yano Says:

    Ahhh… les souvenirs. Les enfants sont sources de bien des moments nostalgiques.

  6. Caro D Says:

    Pfou… Ca fait des frissons…
    Vous connaissez la chanson “Adieu Monsieur le professeur” chez vous ?
    Déjà quand j’étais petite, elle me rendait bien triste… Faut dire que j’aimais ça, moi, l’école. Et mes maîtresses aussi. Alors quand je me disais que chaque année, elles s’attachaient à des enfants qui allaient partir…
    Heureusement, les enfants sont un peu moins nostalgiques par anticipation que nous, alors ça rend ces moments encore plus beaux…

  7. lusciousloba Says:

    Je n’a iqu’une émotion qui monte en moi sans que des mots s’y accrochent…Je te donne donc ceux des autres…

    On ne peut jamais tourner une page de sa vie sans que s’y accroche une certaine nostalgie.
    [Eve Belisle]

    Le souvenir est le parfum de l’âme.
    [George Sand]
    xox

  8. Morenita Says:

    J’fais juste brailler, c’est tout dire. J’suis moumoune pour ses affaires là. Tout reste graver, des tatouages dans nos souvenirs.

    Y a pleins à venir encore.

    Bisous

  9. Mandoline Says:

    @ Mfl : QQn a dit, sans le côté aigre, le doux n’est jamais aussi doux… Y’ a de ces détours qui faut prendre parfois pour pas être retardés… ;)

    @ Drew : Et toute cette préparation pour les voir s’épanouir qui s’envole du même coup… On est que d’ passage, même si on les aime à s’ consoler de leurs sourires, de leurs tronches de p’tits je-sais-tout pis c’ est quoi-la-réponse-déjà? Malgré tout, on s’risque parfois à ouvrir les valves plus que la normale, parce qu’y’ en a qui ont le don de vous faire sortir de vous pour mieux vous greffer d’ cette vie là en vous, parfois défaillante… Parfois y’a qu’ à faire 2-3 pas dans dans l’ voyage, avec l’ adresse de ne retenir que le présent quand ces p’tits d’hommes, un peu-plus-grands-maintenant, vivront le leur… différemment…

    @ Anarcho : Y’a pas d’quoi M’sieur!

    @ Jacynthe : C’est qu’vous faites parti de cette réussite m’dame!

    @ Yano : Combien véridique m’sieur! ET c’est pas fini, j’ouvre une autre garderie, des deuils on en fait toute une vie ;)

    @ Caro : C’est vrai que si j’aurais à les voir anxieux, je ne ressentirais pas la légèreté que je ressens quand je me dis qu’on a accompli un p’tit bout de parcours ensemble… Ma peine, elle à ce tort de s’agripper à toutes les autres avant de venir m’emplir l’esprit.. Et à ce moments là, quand en fait, je vis le deuil de 8, j’ai la vingtaine d’autres qui viennent me réclamer leur dû… On a pas fini d’apprendre, surtout quand on est entêté de recommencer encore et toujours, quel beau domaine que celui de l’enfance! :)

    @ La louve : le parfum de l’âme, c’est bien joli… Il doit empester remarque avec tous les trucs contradictoires qui l’ont pris en otage :P

  10. Mandoline Says:

    @ Morenita : J’nous le souhaite bien ;) xx

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