Sur des airs de Mandoline.

‘’On voit à la démarche de chacun s’il a trouvé sa route. L’Homme qui s’approche du but ne marche plus, il danse…’’ LAWIRA

Strip-tease de mots mai 1, 2008

 

‘’Pour que dans l’esprit d’un couillon, la pensée fasse un tour, il faut qu’il lui arrive beaucoup de choses et des bien cruelles.’’ Gallimard

 

2371814535_20951b58df_m J’ ai les mots qu’ il me faut amadouer… On va pas s’ complaire à se dire qu’ on a une selle sur eux hein?… Ça les ferait bien se marrer,,, Et du coup, j’ me dis qu’ on peut pas les lancer là, sans se soucier de leurs répercussions… Qu’ il faut tenter d’ apprendre à les élever, sans se mettre à leur niveau, sans non plus jouer  les clowns de service qui gardent le nez toujours en place…

Y’ a aussi l’ égo qui se fait prétentieux de croire qu’il peut réchauffer le monde à coup de morales décongelées… Et l’ orgueil aussi, l’ orgueil de ne pas toujours y arriver… De ne pas comprendre. De devoir attendre. Attendre que les mots filent pendant qu’ on ne chemine pas assez pour les enligner… Ces mots dont on voudrait se gaver de la présence le temps qu’ ils passent, ceux dont on aimerait retenir la chaleur sur notre peau, voire même, s’ imbiber de leur puissance, de leur consistance… Faut aussi les décortiquer, les simplifier, les relativiser… Faut être prudent quand on baragouine avec de la nitroglycérine entre les dents…

Alors on reste vacillant entre les 2, entre l’ acceptation et la confrontation de soi… Puis y’ a tous ces conseils blasants, ces culs de sac qui font qu’ le courage change de bord sur l’ impasse de les saisir… Ces nids de poule qui font qu’ on reste sur la défensive, sur un pivot qui adapte sa conduite face à tous les hivers qui se sont incrustés depuis…

Dur dur de déjouer le sort du monde et de remettre des culs sur la bonne voie quand on arrive à le faire si peu que pour soi…  Car la paresse de… et  l’ envie de… Mais toujours cette trouille qui ficelle les lèvres rendant le discours encore plus lourd sur le pèse-personne… L’esprit, c’ qu’ un pauvre gamin, naïf… Faut pas le blâmer… Il n’ attend que son dû face à toutes ces violences qu’ on s’ infligent quand la tête se risque à regarder derrière et que font office de bataillon, au travers des vices de l’ affection, ces nœuds du coeur qui forgent l’esprit, ces esquisses symboliques empruntées aux souvenirs…

Et ces chenapans! Parlons-en! Ces mots qui ont souvenir de tout un tas de souvenirs…  Ceux qui déambulent,  ces autres qui entravent nos bulles, quittent à les voir exploser… Y’ a aussi ceux qui s’ assouplissent quand les tempêtes refroidissent… Ces autres qui glissent entre les cuisses et qui lissent les écailles dont les yeux se tapissent…  Enfin y’ a ces mots qui saoulent et qui unissent, ceux qui font qu’ les couleurs jaillissent…

IL n’ y a pas de moments ordinaires, alors faut trouver les mots pour qu’ ils puissent vous plaire…

 

3 Responses to “Strip-tease de mots”

  1. Drew Says:

    Celui-là, je me le garde! J’adore Miss!

    En plein dans le mood en plus! Merci xoxo

  2. comment les gens arrivent sur le blog prise 2 « Sur des airs de Mandoline. Says:

    [...] il faut être prudent dans le choix des mots : Je parlais de ça—-­ ici… [...]

  3. lusciousloba Says:

    mmm…Comme dans un hamac, bercée par la musique de ce striptease de mots…

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