Pour Kathleen… mai 7, 2008
C’était vendredi… Ce n’ est pas possible… Pourtant il faisait si beau. Je profitais du calme et de la chaleur du soleil sur ma peau. J’ étais si bien. J’ avais les pieds dans la promesse de l’ été qu’ il me tardait de défricher… J’ avais donné les sueurs de mes espoirs pour essayer de trouver le métier qui allait aider à me réaliser… J’ avais tant bûché, approchait le temps de me reposer…
Les vendredi quand on a 15 ans, ça vaut les couleurs qu’ on porte au corps pour mieux distinguer celles qui sont au-dedans… Ca vous donne des airs d’ immensité dans une marre d’ infinies possibilités, ça vous promet l’ avant et l’ après de celui ou celle qui, tout en étant qu’ un rêve, un modèle, peaufine le projet qui sera un peu de vous, demain. Les vendredi, ça vous inculque aussi la reconnaissance d’ avoir connu la souffrance sans la déchéance… Ça vous fait voir le blanc dans le gris…
Les vendredi, ça vaut les bourgeons qui n’ ont pas éclos, ceux là qui narguent l’ hiver de n’ avoir su les mettre en terre… Ça vaut le bourdonnement des abeilles qui redonnent vie à un vide que le froid avait envahi. Et ces autres bourdonnements ? Qu’ en est-il du vacarme incessant et effréné du mal glaçant sous mes tympans ?
Il y a des vendredi où, malgré le soleil qui nous attendrit, nos visage se glacent sous des lacs de pluie…
Le monde tourne vite après ces vendredis là, il y a les sirènes, des gens inquiets, ceux-qui font comme-ci parce que trop lourd d’ admettre qu’ à 15 ans, on étendra plus nos ailes face à la vie… Ç’est ce qu’ ils ont dit à l’ hôpital quand le coma a prit possession de ma voile, de mon mat. Il y avait les séquelles à envisager aussi, tant de non-dits, d’ incertitudes… Il y avait maman aussi, dans les bras d’ un papa déconfit face à la tragédie… Un ACV, c’est mesquin, surtout quand ca te soutire une fille qui n’ était même pas en âge de conduire…
C’était Dimanche quand ils ont dit que ce même vendredi j’ avais puisé dans ce qu’ il me restait de réserves pour mener à terme mon voyage… Dimanche leur a t’ on dit, les vendredi équivaudraient à jamais à des lacs de pluie…
Alors, si aujourd’hui vous parlez de moi en ne sachant dire : ”Est-ce qu’ elle a” ou ”Est-ce qu’ elle avait”…. Sachez que votre inconfort je vous le comprends bien, sachez que vous me manquez et que, quelquepart, je cherche des réponses face à vos larmes, face à vos doutes aussi.. Sachez que je suis là, juste à côté, à vous prendre la main pour franchir l’ été…
Pour mon ami Oli, qui a perdu sa cousine dans de déplorables circonstances… Je t’aime fort, prends soin! Je t’accompagne, promis

Bon courage à tous les proches. Mes pensées sont avec vous. J’ai aussi une fille de cet âge… juste le fait de penser qu’elle pourrait me quitter ainsi subitement me fait sombrer dans un réel cauchemar. Que cette épreuve vous unisse encore + fort. Pensez aux bons moments que vous avez vécus ensemble et gardez les précieusement au fond de votre coeur.
- Christine
Je prie pour une seule chose, probablement la plus évidente et légitime en pareille cas, je prie pour que votre coeur ne s’endurcisse pas.
C’est très dur de dire quoique ce soit, de trouver les mots justes, dans une telle situation. Je prends toujours ce genre de nouvelles comme un coup de poignard. Je me mets à la place des parents, je me demande ce que j’aimerais entendre à leur place, ce qui me ferait du bien…. je pense que je ne voudrais pas entendre des silences, ni voir des yeux fuyants embués de larmes qui m’évitent, ni avoir une tape dans le dos…. je voudrais qu’on me serre très fort, qu’on me berce, qu’on me protège de moi-même… je voudrais parler de mon enfant, de celle qu’elle était, de son rire, de sa voix… j’aimerais qu’on me laisse la faire vivre encore, en me permettant de pleurer en évoquant ce drame, ou de rire en me rappelant ses premiers pas.. j’aimerais qu’on me permette de ne jamais l’oublier, qu’elle fasse partie de moi chaque jour de ma vie… car il faut continuer à vivre…
Si parler de cette jeune fille peut soulager la souffrance de ses parents, et faire qu’elle soit encore un petit peu là, dans les mots, dans les gestes de tous les jours… dans les rayons du soleil le matin, qui réchauffent… alors je veux bien être celle qui écoute….
Très affectueusement…
Véronique
Je ne sais jamais trop quoi dire devant une telle tragédie… La vie est parfois si injuste et si mal faite !! Je vous souhaite tout le courage dont vous aurez besoin pour traverser cette épreuve. Nous sommes jamais préparé a vivre un drame comme celui là , prenez le temps de bien vous entourez , comprendre votre deuil et de vous ressourcer . Courage , paix , amour , solidarité et bien sur je vous offres sans vous connaitre mes sincères simpathies!!
Carolyne
Comme ça doit être terrible… Si jolie Kathleen…
Mes prières s’envolent vers vous qui l’aimez. Je pense à vous bien fort et j’espère que votre coeur finira par s’apaiser. Elle doit déjà veiller sur vous, avec tout l’amour dont son jeune coeur doit déborder.
Courage…
[...] billet, comme mon humeur PILE ET FACE, peut-être parce qu’aujourd’hui j’ai pris ça en pleine FACE et que j’en avais déjà eu toute une [...]
C’est très beau Sandy ce que tu as écrit….
la vie est tragique et froide parfois…. ne cherchons pas les causes, mais plutôt les solutions…. même si dans tous les cas il n’y en a pas…. il n’y a pas de mot qui peuvent réconforter la perte d’un être cher…. alors je me tais sur le champ et j’écoute le silence qui parle de lui-même ……
élise
dans des situations j’ai toujours peur de dire trop ou pas assez.
L’important c’est de se souvenir ce qu’elle a été, les bons moments, les sourires, les pleurs, c’est aussi de se rappeler de ces moments magiques passé en sa compagnie, de garder ces moments précieusement au fond de soi et même si plus jamais on ne pourra lui téléphoner ou déjeuner avec elle, à quelque part dans un coin de vous elle existera toujours et que malgré ses 15 ans elle est et sera toujours une personne magnifique et unique
Je tenterai de voir la nouvelle lueur dans le ciel, cette nuit.
Bon courage.
La perte d’un être cher est toujours extrêmement douloureuse, ça va de soit. Mais quand il s’agit en plus d’une jeune fille en pleine fleur de l’âge, s’ajoutent un sentiment d’injustice et d’amertume qui amplifient. On ne peut s’empêcher de penser à tout ce qu’elle n’a pas eu et n’aura jamais l’occasion de découvrir. Je vous souhaite bien du courage dans cette épreuve, ainsi qu’à toutes les personnes à qui son sourire et sa présence vont manquer cruellement. Affectueusement.
Diane-Eve
[...] de la petite Kathleen. Quelques mots qui resteront dans leurs coeurs pour apaiser la douleur. C’est par ici. Merci. Tags: Buzz, Carolyne, Concours 2e anniversaire d’Intellexuelle.com, Histoires de Geek, Résultats [...]
Je peine à imaginer les ravages qu’un événement pareil apporte dans le coeur de parents. Je vous souhaite toute la sérénité du monde pour avancer vers tous ces lendemains qui viendront.
Mes pensées vous accompagnent…
Que le temps lisse la surface des lacs de pluie afin qu’ils deviennent miroirs sur lesquels se dessine la beauté éternelle de Kathleen.
Dans ces moments, j’en revient a deux phrases qui me suivent depuis plusieurs annees.
Si la parole est d’argent, le silence est d’Or. La presence silencieuse est parfois plus importante que des paroles maladroites…
Et puis, un jour on m’a dit “On n’est jamais vraiment mort que lorsqu’on nous oublie…”
Souvenir. La douleur s’estompera avec le temps. Mais gardez les souvenirs… Doux.