Aux grands maux les grands moyens! Après avoir rénové l’ ancienne, j’ ai eu l’ idée de génie d’ acheter une nouvelle maison qui a été….disons…. laissée pour compte… En mal d’ amour, de protection, en manque de tous ces petits soins, de cette chaleur qui rend une demeure agréable à habiter. Voir le beau dans le laid… Ça serait probablement ”un” des 6 mots que j’ aurai trouvé de concret pour définir mes projets loufoques… L’ expression est plutôt faible quand on considère que j’ ai passé les 6 derniers jours à frotter cette maison avant même d’ envisager l’ habiter… Que les 6 qui ont suivi j’ ai mis à la rue les portes, les moulures, voire certains murs quitte à en édifier des plus solides, question de les voir soutenir la maison plutôt que de lui donner l’ impression qu’ elle tend vers le soleil telle une fleur qui suit les heures… C’ est pas si mal en fait d’ avoir à jouer de l’ équilibre des meubles, c’ est quand même mieux que de désobstruer chaque orifice gluant de cette demeure! ( Une balle de baseball de poil de chien juste dans le trou du bain tourbillon, ça donne envie de se laver!
) Bon, la shop vac… Qu’ est-ce qu’ on se perd quand on passe trop de temps loin du clavier, la fatigue aussi, tant qu’ à faire, un p’ tit mélange de toutes ces choses que j’ aurais aimé vous écrire cette semaine… J’ y reviendrai.
Comme je vous le disais un peu plus haut, cette maison n’ a pas été dorlotée, on s’ est plutôt servie d’ elle comme on le fait lorsque l’ on paie les services d’ une chambre d’ hôtel, sans reconnaissance pour ces jours où naguère elle fut un but, sans labeurs ces autres jours où elle n’ était qu’ un bébé qui allait prendre la forme des angles par lesquels on la délimiterait, sans s’ assurer des failles de ces limites, des contraintes de celles-ci lorsque qu’ elles ne sont que notre propre incapacité à s’ investir à leur donner une forme… Vous savez comme ces poussins que certains achètent à Pâques et qui ne tardent à devenir des poules… Comme ces petits anges qui se mettent à ramper pour un jour finir par agripper les pots de fleur… Un oubli de regard à long terme, un manque d’ investissement, un peu à l’ image de l’ amour d’ un amant de passage qui ne se soucie guère de ce qu’ il laissera derrière… Je n’ ai pas tellement de mots pour décrire l’ image que j’ ai eu en débarquant ici, alors je vous le donne dans les statistiques : 3h30 de Shop vac (balayeuse pour les travaux de rénovations) dans l’ entrée et les parterres de fleurs… Y’ a de quoi déconcerter quelques voisins vous me direz… Ne sautez pas trop vite aux conclusions… Juste que, vous voyez, l’ eau on y tient beaucoup, juste que, de la merde en gros motons dans tous les coins, ça m’ a fait sacrer plus qu’ à mon tour, juste que, après avoir passé les 2 gros balais plus d’ une dizaine de fois, j’ en ai eu marre, c’ est là que la très généreuse shop vac m’ est venue à l’ esprit.. Tse quand une fille en a marre! (12 shop vac pleines! Vous croyez toujours que j’ aurais du sortir la ose?
)
J’ pourrais aussi vous parler de ce premier jour lorsque toutes les boites donnaient à la maison des airs de jungle recyclée… J’ vous raconte pas le timing non plus quand Soleil a tenté de rejoindre le bac de manipulation à riz (parce que c’ est vachement moche de ne rien avoir à faire tandis que maman s’ affaire à dire à quel point elle est heureuse d’ avoir terminé de laver un mur, des fenêtres ou d’ avoir trouvé une place pour chaque foutu morceau de vaisselle!) partout que j’ vous dis, les tits grains eux sont ben ingrats de savoir qu’ avec des boites dans tous les coins c’ était pas vraiment génial que débarque la mafia au jasmin juste comme on voulait descendre des trucs au sous sol… Conspiration… Ça vous est déjà arrivé de croire que les choses ont, à prime abord, un but davantage pour ceux qui en sont les spectateurs que pour ceux qui doivent se fendre le cul en 4 pour trouver des solutions… Je veux dire que bon, on peut voir ça en premier lieu comme une façon de s’ occuper de ses gamins et se dire que rien n’ arrive pour rien… Mais bon, j’ crois que de passer 45 minutes à me dire que j’ étais pas mal brillante d’ avoir apposer le bac là tout en louangeant la succion de ma super shop vac m’ a éloigné du but de m’ occuper de fiston en manque d’ attention, quoique le message n’ était peut-être pas là… Quand je vous dis que les spectateurs ont parfois un point de vue plus objectif… Peut-être que c’ était seulement un stop à mon besoin d’ en faire trop à la fois : un petit proverbe réinventé du genre : Un grain de riz à la fois et la vie te sourira! J’ pourrais aussi vous faire visionner un remake de la danse que j’ ai fait quand j’ ai retrouvé ma boite de sous-vêtement à 4 heures am en voulant désespérément prendre ma douche!
Mais bon je m’ éloigne encore… Tout ça pour dire que vous m’ avez manqué, ouais ouais, même cette fichue machine qui comprend jamais rien de ce que je lui demande… Sur ce, je retourne vous lire, et terminer ces 3 autres billets que j’ ai commencé en même temps que celui-ci parce que j’ avais trop à raconter sans m’ éparpiller encore et davantage sur ce billet…
Bien contente de trafiquer le temps et d’ être de retour!
Mandoline xxxx

C’est très féminin ces poussées de soi vers tout ce qu’il y a à régler pour le chez-soi… vous pouvez être fière de vous maintenant! Au plaisir!
Oh flûte, t’es revenue, mais v’là que j’ai pas le temps de lire ton graaaand billet !!!!
Mais suis tellement contente que tu sois de retour qu’il fallait bien que je m’exprime
Bon, ben à tout à l’heure, alors !
@ Ex : Le besoin est féminin, je peux comprendre, mais des rénos ca rend pas trop hommage à la féminité des femmes m’sieur, j’ vous le dis moi! Pour ce qui est du reste, j’ vous le concède, quoique, j’ vous avoue qu’ y a un hamac et un foyer qui m’ attendent tout près de la piscine à mon plus grand bonheur! Ne me reste qu’ à trouver une facon de brancher mon antiquité d’ ordi à l’ extérieur et je vais me la couler douce… La vie la, pas la bouteille… (sueurs)
@ Caro: J’ suis bien contente de vous relire aussi m’dame! à tantôt! xxx
Hé ben hé ben… M’est d’avis que tu en as fait plus en 6 jours que moi en six mois. Suis pas bien fière, note bien. Mais c’est comme ça.
Chapeau bas Mandoline, et bon retour à la normale. Ou presque