Des artifices de filantes qui fissurent un ciel aux couleurs d’ été. Un ruisseau déchaîné ayant quitté l’ hiver pour mieux s’ agripper au vent et parcourir la terre. Une parcelle d’ ivresse, dénichée au seuil d’ un arbre, venue faire frémir les feuilles sur lesquelles des oiseaux gazouillent les échos d’ une ville soudainement muette, oh, un silence si doux, si simple à porter, que l’ intensité de nos murmures, entrelacés à même la certitude d’ un port… La compréhension, pas toujours. Que l’ instant présent et la maladresse de l’ enfance. Un bonheur mirobolant, où mes doigts aux spasmes de ton cou tentent de freiner l’ ardeur qui martèle et embrase nos coeurs. Une fleur sauvage qui se gonfle d’ orgueil à vouloir te tirer les louanges que tes doigts, ancrés à mes cheveux, ont portées à ta bouche. Un brasier allumé à même la tiédeur de ta poitrine, la sueur de ton souffle, la rigueur de tes mains qui tentent d amoindrir leur jeu quand tu parcoures mes formes, ces détours qui me rappellent à quel point l’ amour est enivrant… Et cet espoir, les yeux figés au ciel, qu’ il y aura encore un peu de nous, demain. Un peu de rêves entre les absences, le ronronnement de mon désir au creux de tes oreilles, l’ obscurité qui prend son sens, confiante de ne plus se voir apprivoiser à coup de fouet de jour; que l’ espérance de cette nuit qui deviendra éternelle d’ aurore en aurore… Une vue imprenable sur la ville question d’ y voir si elle est encore plus belle quand on est tous les deux. Une langue inventée pour se ressentir dans tous les efforts que d’ autres font pour se voir écoper… Tu crois qu’ on a un peu appris ? On a souvent valsé au-dessus de nos misères, s’ agrippant de toutes nos forces pour garder l’ objectif bien en vue, alors qu’ on était déjà passé à côté, je sais… Le chemin n’ est pas exempt d’ embûches parce qu’ on implore le ciel de nous laisser respirer, mais j’ me plais à l’ idée d’ essayer, tu vois. Y croire, parce que j’ ai plus envie de passer à côté pour mieux me cramponner a une sécurité qui n’ est, que dans la mesure où je lui offre la possibilité d’ exister… Elle est chambranlante tu sais, même dans l’ arène où j’ ai tenté de l’ amadouer… J’ dis pas qu’ y a des choix qui soient sans failles. Y’ a pas de frontières quand c’ est l’ orage qui menace un ciel d’ hommes qui se croient au dessus de ses peines… Mais un minimum de blessures, de convenances imposées? Un tout petit filigrane de doute pour une immensité de certitudes…Tenter le bonheur sans s’ en aveugler ? Éviter les extrêmes, dégager l’ unique parmi les merveilles, question de narguer la ville de n’ avoir su faire mieux, question qu’ elle nous observe pour mieux savoir s’ agripper, encore…
Écoute, y’ a les oiseaux, j’ crois qu’ ils chantent, que pour nous, si ce n’ est avec nous… Viens, la nuit se fait belle… Y’ a tant à apprendre quand on choisit d’ aimer…

Tenter le bonheur, oser tenter… voilà.
Ça fait réfléchir.
Dites, j’ me lance presque des fleurs à penser que ca vous a donné envie de vous faire un petit week-end à l’ extérieur tous les 2…
Ca me fait des frissons tout ça.
Prête pour la grande aventure on dirait…. Pourvu que ta route soit belle.
Me fait bigrement penser à mon histoire ce billet.
J’aime bien le titre
Mais le billet, moi j’comprends rien
Tit Drew!

Bon bon bon, essaye pas de me tirer les vers du nez, ca marchera pas… Perspicace comme je te connais, t’ as généralement pas besoin d’ un traducteur, autrement, bien… Disons juste que j’ ai envie de faire les choses différemment, d’ aimer, d’ être heureuse, de gouter la vie… J’ ai trop longtemps cru qu’ il me fallait vivre à moitié… Qui sait, on verra, un jour, bientôt peut-être, j’ saurai que j’ ai fait le bon choix… J’ suis plus forte, j’ peux commencer à envisager que le célibat c’ est pas si tant que ca pour moi
@ Caro : C’ est ce que j’ imagine quand je passe par chez toi… Devez être un bien joli couple! C’ est plaisant pour le coeur de voir qu’ il y a des gens qui s’ aiment et qui font de leur mieux pour entretenir la flamme… Là, c’ est moi qui vous envie un brin
xx