À cet envol qui me cause seulement la crainte que je m’impose face à l’inconnu…
En ces recoins hautains, sur la paille qui m’abrite, bordée par le murmure du vent et l’éclat de ces feuilles qui aspirent la vie, je me sens à l’abri… Calfeutrée dans les plumes et les cris, vautrée dans le duvet fragile des miens, j’écoute la légende du grand saut. Ce jour de grands remous où le battement de mes ailes aura un impact sur les nouvelles couleurs qui défileront à mes yeux…
Soudainement, j’admire mes frangins, ils ne craignent ni la chute, ni les soubresauts du vent. Ils tremblent et s’époumonent dès l’arrivée de maman, Ils rêvent de l’envol, du moment saisissant qui les confrontera aux grands vents… Mais moi, j’ hésite, je n’ ai aucune idée de ce qui m’ attend lorsque j’ aurai à décider, lorsque j’ aurai à assumer ma liberté…
Vivre dans une bulle, ça protège, mais ça éloigne… Y’ a des choix que l’ on paie durement, après coup, surtout quand l’ on se perd soi-même…
Je parlais avec un ami, du fait que j’ me sens comme celle qui flotte sans trop savoir de quel coté ramer, sans trop savoir comment me remettre en selle, en silence… Donner, s’ ouvrir. Aimer. Quand j’ écris, je ne me sens plus la marionnettiste de rien.Je suis tantôt bouée, tantôt épave… Pourtant, je n’ ai qu’ à étendre les bras pour pagayer et puis relier les 2, mais j’ perds le nord. J’ valse un peu à droite, pour ne pas dire qu’ à gauche…
J’ai l’ impression que tout me file entre les doigts.
Et c’ est pourtant ce sentiment là qui me rend vulnérable, qui me fait me sentir vivante. J’ explore, je tente de me connecter, de trouver le chemin, la voie… Puis, elle s’ effrite, se complique, s’ embellit, se résorbe, s’ émoustille, se gonfle, se dore, se gondole…..
Y’ a que mon attitude à balancer au fond… C’ est ce que ça me sonne, quand le chemin semble flou, c’ est probablement que je m’ acharne à m’ faire des misères pour croire qu’ enfin j’ arrive à y voir clair, quand y’ a toujours ce fichu sentiment d’ être à 2 doigts de goûter au bonheur… Alors qu’ c’ est pas ça… J’ ai les deux pieds dedans. Chaque minute de chaque seconde. Toujours. Et. Je. Le. Sais. Je crains seulement de faire des choix. Je crains de couper des ponts. Je crains, parce que je ne sais pas… J’ arrive tellement bien à ramer quand la tempête se pointe… Si j’ y arrivais pas, quand régnerait le calme plat?
ET y’a tous ces tics qui proviennent du manque de tact…
La journée a été difficile… J’ai eu l’ex au téléphone. On dirait qu’ il le sent, quand j’ suis à côté de mes pompes. On dirait qu’ il vient encore plus me chercher, quand il me siphonne le jus que j’ ai à peine pour me remettre sur pied… Mais ça il le sait… On a cette faculté de s’ asseoir sur l’ homme qui se met à ramper, cette force aussi de s’ agenouiller à la vue du précipice vers lequel on a marché pourtant sans broncher…
Dehors, y’ a le soleil, craintif et hésitant qui m’ apparaît blessant de ses rayons aveuglants… Doit-il rester? S’ en retourner? Y’ a aussi un ciel digne des douceurs que je tente de soutirer au bonheur… Y’ a la vie quoi, et je la fuis. Ca sent le paradoxe à plein nez. Je suis heureuse et je crains de l’ être. Alors la vie me fiche une raclée pour me rappeler que j’ avais pas à hésiter…
J’ ai la chaîne qui débarque alors je pédale encore plus vite, j me dis que ça va peut être revenir tout seul, que j’ vais peut-être pas être obligée de débarquer pour la remettre en place… Peut-être aussi que j’ aime être en colère, peut-être que j’ arrive à en faire des merveilles lorsque je dois m’ en écarter…
10 dollars par jour pour me prouver que c’est lui qui pisse le plus loin… Voilà pourquoi je me bat…

Pas de pension?
Et pis l’autre, son indifférence envers sa progéniture il l’a vit comment?
*Nota bene* Par ici je troque bien volontairement père par autre et enfant par progéniture car un père séparé qui ne s’acquitte pas de ses devoirs de payer pension selon moi ne mérite pas le titre de père.
Heavy mais bon, j’suis comme ça
Tu sais, il aime les petits, j’ pourrai jamais lui enlever ca… Mais il vit plus durement le fait de ne plus vivre ici, que tout autre chose… Y’ a surtout qu’ il sait que les cocos ne manqueront jamais de rien, ca m’ aide pas… Il sait où sont mes priorités et il sait que, même s’ il me coupe les vivres, les petits mangeront à leur fain.. Au pire, il pourra se sentir supérieur si, à la fin du mois, j’ arrive trop serré… Il aura ce pouvoir qu’ il convoite tant… C’ est là que je trouve ca bad… C’ est pour ca que j’ ai pris mes cours de masso… J’ veux pas dépendre de qui que ce soit… Encore moins de lui, ca m’ a pas toujours servie disons