Sur des airs de Mandoline.

‘’On voit à la démarche de chacun s’il a trouvé sa route. L’Homme qui s’approche du but ne marche plus, il danse…’’ LAWIRA

Cindy Sander m’ empoisonne l’ existence juillet 17, 2008

 

 

Parce qu’ eschtit ça fait 2 jours que j’ ai ”Les papillons de lumières” qui m’ bourdonnent jusqu’ à m’ en faire ciller les oreilles… Parce que j’ ai pas le flair de Drew pour les youtube, parce que tsé, du talent comme Ça, faut savoir l’ exploiter…

 

 

 

(crédit photo : www.exivrogne.com

 

Voici donc le premier essai des vidéos (acté par les cocos) qui seront intitulés :

Le secret du succès 

(Tome 1) : Pour que l’ amitié dure et dure. Sans durcir. S’endurcir. S’ endurer aussi, probablement… Peut-être, afin d’ éviter qu’ elle soit sans durée… 

 

 

 

Pour ce vidéo-ci,  imaginez-vous La fêlée qui chante Ca va biiiiiiiennnnnnnnn….hein-hein-hein-hein?!?!? (elle a pas l’ air certaine)… Vous la sentez l’ énergie là, ”le” ne-faire-qu’un-avec-l’ univers, la fusion avec l’ humanité?

*Pis là, on parle pas du tout de Trinity qui joue à faire Jane sur la liane à Néo, nenon pas du tout! (Là Intellex : ”Put your hands up in the air”, ‘fait déjà 30 degré joualvert…)

 

Avec un budget à tout casser, voici la composition du siècle :

 

 


 

Nan mais, c’ est une conspiration !!! L’ avion qui s’ prend son 15 secondes de gloire en plus… J’ vais bouder là… Meunon, …………….j’ vais retourner filmer !!!!!!!  

Et puis, toujours contents de ne pas faire parti de mon voisinage? ;)

 

balancer les oreillères juillet 14, 2008

“L’ écriture ne peut suffire à exprimer la force de la pensée ; les paroles ne sauraient rendre complètement la pensée” (proverbe Chinois).

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Lieu : Une douche quelconque…

 

Objet : Une bouteille de shampooing Herbal Essences.

 

Coût : Une journée à chercher un sens à ce qu’ un regard aura su percevoir, entendre…

 

Le message du jour, inscrit à même ladite bouteille : Faites le ménage  DANS votre tête, vous en avez maintenant les moyensDans votre tête…. et pourquoi pas, sur  votre tête ?  

 

Un p’ tit  message (Tadadam!…..lumière provenant du ciel) rien que pour moi, vous saisissez? Oui, j’ suis sûre que vous me comprenez…

 

La chasse est ouverte!  On cherche des messages codés, des slogans, voire des annonces qui vous aurait fait rigoler!  Faites moi signe si vous trouvez! :) xxxxxxxxxxxx

 

Chausser les souliers de quelqu’ un d’ autre juillet 8, 2008

 

1166018 Vous avez déjà eu à prendre des décisions qui ne reposaient pas véritablement sur vous, qui n’ étaient, en fait, en rien reliées à vous? Avez-vous déjà eu à assumer quelqu’ un d’ autre que vous, tenu par un fil imaginaire, en suspend au dessus de la vie, avec l’ obligation d’ inverser les rôles et de nager plus fort qu’ le courant pour finir englouti sous les algues d’ un étang gluant ? Oui oui, ce genre d’ endroit qui, de loin, semblait, à prime abord, l’ endroit idéal pour accoster, pour faire dorer le rêve, le mirage du siècle!, le bed and breakfest de tout montréalais abruti par la ville qui croyait enfin trouver refuge sur une île calme à la jupe au bleu plus pur et aveuglant que l’ étincelle émanant des yeux insouciants d’ un enfant… Passer sa vie à réajuster le tir, ça vous fait redouter l’ instinct en vous. Ça vous fait bouder la vie de ne pas avoir su vous doter d’ une boussole digne de ce nom. Ça vous donne des airs de tit-gamin-qui-veut-qu’ on-lui-dise-tout-comment-pourquoi-et-de-quelle-façon s’ enligner, parce que sans la carte routière, la batterie de rechange et les câbles à booster, il aurait jamais appris à marcher.

 

Vous savez quoi? J’ veux juste vivre ma vie! J’ demande rien à personne, j’ mène ma ‘tite vie à des kilomètres de l’ endroit d’ où sa mère a cru bon éduquer la mienne, forger ma peur aussi, pratiquement aussi dosée qu’ le besoin d’ respirer. . La chienne à chaque brin d’ oxygène qui entre pour mieux vous empoisonner le bonheur.  La culpabilité de s’ en détoxiquer. La fascination de la voir analyser les failles du prototype premier. Son moule. Ses failles. Se servir de l’ enfant pour prendre les décisions qui reviennent habituellement aux grands. Alors, avec un tout petit semblant de rien, parce que vous savez pas les choses autrement, avec le mal d’ avancer, mais le besoin d’ acquérir cette fierté, bien en dehors de vous, sans trop vous courber. La tête droite qui se fait lourde mais qui doit tenir bon pour équilibrer la génétique. L’ implacable destination. La différence. Oh, pas tant ce chemin qui vous colle à la peau et qui vous laisse devenir, que celui qui ne ressemble pas au sien. Contourner. Sans destination. Que la nécessité d’ éviter les nids de poule alors que vous auriez pu descendre de la voiture et vous inventer un pays. Lui dessiner des ailes de routes ou de vagues. Que le panorama souhaité comme façon de procéder, de procréer.  Rejoindre ce que vous êtes. Relier vôt coeur à vos pieds. Ne plus vous conditionner. Être convaincu que vous n’ êtes pas dans l’ obligation de vous greffer les poils du cul sur la tête, de vous coller le service à la clientèle sur le cv des amours, envisager une façon de faire différente au lieu d’ abdiquer en enfourchant des détours sans fin, des culs-de-sac comme ces boucles de rue d’ Europe qui reviennent toujours en leur sens…. Espérer ne pas devenir ce fruit qui s’ fiche le ruban de la catégorie au visage. Ce malapris qui ne tombe jamais loin de l’ arbre. Souhaiter l’ exception, le coup de vent, qui vous changera en confiture pour vous faire planer tout l’ espace durant… Ce droit, cette chance, ce pouvoir d’ être qui vous voulez, quand vous le voulez. Figer le temps. Devenir soi. Jouer avec les mousses de son nombril. Se rebeller contre le modèle. Le seul. Alors qu’ on sait et qu’ on passe ses jours à rester juste de l’ autre côté de la corde de peur de perdre pied, de s’ enfarger dans les fleurs du plancher, alors qu’ il faudrait seulement marcher dessus, doucement, un pas à la fois,  et avec le sourire. Ne pas s’ en faire. Vivre. Du moins essayer, au mieux de ses capacités.

 

Non, c’ est vachement mieux faire comme si, parce qu’ il faut être socialement, mentalement et physiquementApte. Spirituellement, osez même pas y penser! Le travail y’ a que ça de vrai! Ne pas devenir l’ ombre de soi-même, ça fait pas fructifier l’ économie, ça gonfle encore moins les voiles du capitalisme. Ça change surtout pas la bâtardise en sang royal. Ça donne même pas un laisser-passer-envoyez-se-faire-paître-les-fichus-formulaires-à-l’urgence-quand-vous-êtes-en-train-de-crever. Nan, réfléchir, ça promet aucun rang social. Bah non, vaut mieux posséder. Acquérir. Détenir le pouvoir absolu. Les richesses. L’ argent! Parlez-moi de valeurs qui rendent leurs colonnes aux hommes qui ont voulu réfléchir, et qui ont perdu la source même de l’ idée. Philosopher, pffff, on  a déjà pendu pour moins que ça! À quoi bon expliquer qu’ on fonce avec la volonté rattachée au plus profond des tripes parce que y’ a que ça qui va les empêcher de s’ enrouler à nôt cou.

 

Faire fi des apparences quand on sort du vagin de la honte, balancer les attentes et larguer tout ce qui vous rappelle un peu ce dans quoi on vous a clairement indiqué que vous valiez pas-plus-que-ça. Ouais, c’ est clairement évident. C’ est pas la chose à faire. Faut penser simple, faut penser business. Faut geler les racines, les condamner à  un hiver éternel en espérant voir des bourgeons venir décorer la cime des arbres. Mettre la même maudite visse sur le même petit maudit modèle dans une usine de montage sans se demander où elles vont finir par aboutir parce que personne n’ en veut plus sur le marché. Secouer la terre au passage, s’ agripper au vent. Faut être fou pour ça. C’ est le comble de l’ immoralité. Faut s’ organiser pour payer le fardeau de la dette, de l’ offrande de vie. S’ acquitter de la facture, du poids des intérêts; devenir le guide de quelqu’ un qui n’ a jamais su l’ être, avec, au passage, l’ expérience qui vous fracasse la faculté de penser à coup de vague de 30 pieds. Enfiler le manteau d’ un capitaine qui a passé sa vie à conduire un bateau qui prenait l’ eau, à présent évanoui, plaqué face au plancher, et devenir la cible de service de l’ oeil engloutissant. Je me suis toujours demandé : L’ oeil est-il la source des grands vents ou le simple fruit de leurs conséquences? Qu’ importe, il ne faut pas penser. Alors on balance l’ empathie par dessus bord, on enfonce le mépris dans une poche, l’ envie de tout balancer dans l’ autre. On sort les lunettes fumées au cas où il faudrait justifier le manque de connaissances. Au cas où il faudrait masquer la peur. Ouais, la peur de tout. La peur de vivre comme celle de crever. La peur d’ oser, de reculer, de ne pas savoir, où pire encore, de ne plus vouloir, de renoncer.  D’ avouer qu’ on ne peut pas chausser les souliers de quelqu’ un après 48 ans et croire qu’ on saura, qu’ on sera Dieu, pour changer. Être le plaster et le bobo. Vouloir changer l’ attitude, la perception sans avoir jamais tenté de comprendre, d’ appliquer, d’ apprendre, d’écouter. De diriger la vie contre vents et marées.

 

ET écouter c’ est pas si simple, quand ce qu’ on déteste par dessus tout  c’ est de manger des mots brodés par le mensonge. J’ préfère une baffe en pleine gueule, qu’ un coup de poignard dans le dos, j’ suis comme ca.. Affronter de face. Voir venir les coups. Stabiliser ce qui menace de tout faire planter. J’ veux pas d’ une fausse vie, j’ l’ ai tellement peaufinée pour lui donner des airs de contes de fée étant gamine. Cheveux au vent, libre de tout, enchaînée à la vie et au bonheur par de fragiles chaines de rien du tout. Même pas de quoi vous dire que, si vous étiez acculée au plancher, elle oserait arrêter de danser, de se poudrer. Non. Juste du rien. Que la certitude qu’ elle ne sera, jamais. Qu’ il faut pas espérer. Qu’ il faut faire mieux, que pour soi. Sans compétition aucune, sinon cette loyauté envers cette promesse faite à soi-même, ce respect quant à sa personne. Aimer et profiter de la vie sans geler tout ce qui vous fait vous perdre un peu en retour, ce qui vous fait souffrir; et redoubler d’ espoir quant à ce qui vous fait sourire, d’ un coup qu’ ça finirait par coller… Être patient. Optimiste. Recommencer, encore. Tenter de ne plus s’ aggriper au vide, attendre ce qu’ il y a de mieux. Ne plus fermer les yeux sur tout, que pour la défaite de n’ pas avoir vu le fossé dans lequel on aura trébuché… Oublier d’ exister, pour des chaines de rien du tout. Pour une couronne qui vous saigne de partout. Non. Je sais que ca vaut pas le coup. J’ vais voir à ma vie, c’ est tout… J’ ai fait le choix, de me choisir moi…

 

J’ t’ avais fait une promesse mam. T’ en avais fait une aussi tu te rappelles, et deux et trois? Dans 426 sous-catégories plus farfelues les une que les autres. C’ est ce qu’ on apprend aux tout-petits à Noel, après leur avoir mis en pleine gueule toute l’ année à coup de Vas-t’asseoir-dans-le-coin , qu’ il faut toujours être honnête : qu’ on est pas toujours le modèle que l’ on revendique quand on finit par les obliger à remercier pour les présents offerts qui ne conviennent pas, mais pas du tout. Leur apprendre à maquiller, à embellir la vérité… Leur apprendre la destination 364 jours par année et tout compromettre l’ espace d’ une veilléé où l’ on se croit tout permis, où l’ on croit avoir enfin acquis cette force, de ne plus abdiquer. De se parler, avant de sombrer. Tu sais, comme cette promesse faite à toi-même… Oh, c’ est pas si mal au fond, je l’ espère du moins. Y’ a pas de cadeau à retourner, qu’ un emballage qui s’ est goinfré des saisons de lunes à vouloir se faire désirer. À se torturer les confettis de ne pas savoir se faire aimer. À baisser le prix l’ espoir de changer d’ allée, pour voir des yeux le reluquer. Mais t’ as  mis du tape en esti ! Et je doute de l’effet, un coup la colle enlevée. Un nouveau look? Un second souffle? Un nouveau départ? Tu sais, on échange pas  une vie usée, comme on change une paire de souliers….

 

***Bon…. L’ exivrogne, Il est plus sage que moi… Il me fait suer, ( ;) ) pour tout vous dire, avec sa facon toute particulière et si douce de me faire voir les choses telles qu’ elles le sont… L’ expérience, ca ne s’ acquiert pas en alignant les syllabes et/ou en voguant d’ un état d’ âme à l’ autre et/ou en ajoutant à la stupidité de la culpabilité…. À bien y penser, c’ est des oreilles que je devrais m’ greffer su’ l’ coeur…. M’ enfin… Merci tout plein m’sieur! :)

 

Voici la nouvelle solution, qui sera difficile à gober pour la famille, mais puisque la décision finale-familiale repose sur mes  épaules… Voici, donc le discours téléphonique qui se fera ce matin, préparé par l’ ami le plus adéquat en la matière:

 

”Mam, j’ crois pas que tu m’ aies donné la vie pour me la faire souffrir. Alors, voici clairement ce que je suis prête à faire pour vivre heureuse… ”

Te voir admettre ta maladie et te voir faire ce qu’ il faut pour t’ en sortir, notamment, prendre tes médicaments, et le faire sans altérer le résultat avec d’ autres substances.Ces deux conditions sont les seules pour maintenir notre relation.

Si tu entends les respecter, moi je vais t’ aider. Pour t’aider je suis prête à faire deux choses…

1. Aller te porter en thérapie pour maîtriser ta dépendance.
2. Aller te porter chez ton psychiatre pour régulariser ta médication que tu as toujours modulé avec la prise de substances.

 
Es-tu prête à aller en détox?


Là, elle va probablement changer de sujet… te dire n’ importe quoi… là, ca sera à toi de prouver que tu peux surmonter ta dépendance face à ta culpabilité… ( Hein, qu’ y vient-ti pas me chercher, y’ a le tour, avouez ;) )  Awayez pesez sû’  l’ bobo, j’ aime ca! :P  

Ensuite,Tu répètes “es-tu prête à aller en détox?”   

Si elle refuse, tu raccroches et lui demande de te rappeler que lorsqu’ elle sera prête…

Ces conditions, sans quoi, plus d’ entente. Plus de présence. Niet. Nada. Prout.

Et?

…………………..
Et ensuite?
En plein ca!!!!!!
Reprendre le bonheur là où j’ l’ ai laissé poirotter! ;)
Me sens comme dénudée là!  Si jamais ca se reproduit, sortez le teaser virtuel, mais faites qqc!!!   ;)
Allez, à pluche bande de vous autres, on va ben en rire tantôt! J’ ai pas encore dormi, ca s’ annonce joli!… :S
Fec Bring, j’ espère que tu vas pondre un autre de tes textes délirants, que je refignole ca à ma facon ;) 
On rigole bien par chez toi!
Y’ a aussi Bleue Cobalt, sa douce,  qui prépare ses smoothies,  qui arrive même à se faire des entorses de pouces en restant évachée sur le divan et qui invente de fascinants jeux tels que : Trouver Charlie le chat! :)
Passez leur dire bonjour, j’ comprend pas plus que vous! :P
Bon matin métropole, il est présentement 6 heures 17 minutes! :S
 

Vacarme silencieux… juin 30, 2008

 

À cet envol qui me cause seulement la crainte que je m’impose face à l’inconnu…

sticker En ces recoins hautains, sur la paille qui m’abrite, bordée par le murmure du vent et l’éclat de ces feuilles qui aspirent la vie, je me sens à l’abri… Calfeutrée dans les plumes et les cris, vautrée dans le duvet fragile des miens, j’écoute la légende du grand saut. Ce jour de grands remous où le battement de mes ailes aura un impact sur les nouvelles couleurs qui défileront à mes yeux…

Soudainement, j’admire mes frangins, ils ne craignent ni la chute, ni les soubresauts du vent. Ils tremblent et s’époumonent dès l’arrivée de maman, Ils rêvent de l’envol, du moment saisissant qui les confrontera aux grands vents… Mais moi, j’ hésite, je n’ ai aucune idée de ce qui m’ attend lorsque j’ aurai à décider, lorsque j’ aurai à assumer ma liberté…

Le doute m’ envahit, plane là où mes tourments prennent vie… Suis-je seule à me demander si nous ne le sommes pas? Véritablement je veux dire. Être entouré c’ est bien simple, mais être appuyé, aimé pour ce que l’ on est, bordé par une loyauté dont l’ on sait forger nos amitiés, c’ est autre chose… La vérité, c’ est que je ne sais jamais si je puis avoir confiance…. Si je puis m’ ouvrir aux autres sans y perdre davantage que ce dont je me coupe en vivant parmi les autres, sans y être… Vivre dans une bulle, ça protège, mais ça éloigne… Y’ a des choix que l’ on paie durement, après coup, surtout quand l’ on se ment, quand l’ on se perd soi-même…

Je parlais avec un ami, du fait que j’ me sens comme celle qui flotte sans trop savoir de quel coté ramer… Il faut dire que la vie, ici, c’ est qu’ une parcelle de tout ce qu’ on vit, par chez moi, j’ ai cette tendance à guider, à relever les miens, parfois même à prendre la relève, à leur tendre la main et une poignée de conseils, sinon l’ oreille et quelques heures pour que, mutuellement, on se remette en selle, en silence… Donner, pour exister; concevoir qu’ on peut jouer le jeu sans y perdre plus que ce que l’ on cache…  S’ ouvrir. Aimer. Simple et pourtant si difficile. Quand j’ écris, je ne me sens plus la marionnettiste de rien… Je me sens plus libre, parfois même, vulnérable et capable de tout… Entre les flots de ces deux mondes, je suis tantôt bouée, tantôt épave… Pourtant, je n’ ai qu’ à étendre les bras pour pagayer, pour relier les 2, mais j’ perds le nord…. J’ valse un peu à droite, pour ne pas dire qu’ à gauche, j’ ai l’ impression qu’ tout m’ file entre les doigts… Et c’ est pourtant ce sentiment là qui me rend vulnérable, qui me fait me sentir vivante. J’ explore, je tente de me connecter, de trouver le chemin, la voie……. Puis, elle s’ effrite, se complique, s’ embellit, se résorbe, s’ émoustille, se gonfle, se dore, se gondole…..

Y’ a que mon attitude à balancer au fond… C’ est ce que ça me sonne, quand le chemin semble flou, c’ est probablement que je m’ acharne à m’ faire des misères pour croire qu’ enfin j’ arrive à y voir clair, quand y’ a toujours ce fichu sentiment d’ être à 2 doigts de goûter au bonheur… Alors qu’ c’ est pas ça… J’ ai les deux pieds dedans. Chaque minute de chaque seconde. Toujours. Et. Je. Le. Sais. Je crains seulement de faire des choix. Je crains de couper des ponts. Je crains, parce que je ne sais pas… J’ arrive tellement bien à ramer quand la tempête se pointe… Si j’ y arrivais pas, quand régnerait le calme plat?

ET y’a tous ces tics qui proviennent du manque de tact… 

La journée a été difficile… J’ ai vu maman aujourd’hui. J’ y reviens. Tout de suite après ce billet. Pour couronner ma journée déjà riche en émotions fortes, j’ ai eu l’ ex au téléphone.. Je disais justement que je crains toujours les représailles s’ il vient lire ici, en moi. Alors j’ évite de brasser la merde. Pour passer à autre chose. Pour vivre sans les complications que je sens quand je me rappelle cette vie…. On dirait qu’ il le sent, quand j’ suis à côté de mes pompes, on dirait qu’ il vient encore plus me chercher, quand il me siphonne le jus que j’ ai à peine pour me remettre sur pied….  J’ finis par ne plus savoir comment m’ y prendre, pour me déshabiller de tous ces murs que j’ ai érigé contre ma peau… J’ ai aucune idée d’ la façon d’ faire l’ essorage et de balayer les naufrages au passage… Mais ça il le sait… On a cette faculté de s’ asseoir sur l’ homme qui se met à ramper, cette force aussi de s’ agenouiller à la vue du précipice vers lequel on a marché pourtant sans broncher…

On apprend toujours-jamais à tomber, hein? On apprend toujours-jamais à se pardonner…

Dehors, y’ a le soleil, craintif et hésitant qui m’ apparaît blessant de ses rayons aveuglants… Doit-il rester? S’ en retourner? Y’ a aussi un ciel digne des douceurs que je tente de soutirer au bonheur… Y’ a la vie quoi, et je la fuis. Ca sent le paradoxe à plein nez. Je suis heureuse et je crains de l’ être. Alors la vie me fiche une raclée pour me rappeler que j’ avais pas à hésiter…

J’ ai la chaîne qui débarque alors je pédale encore plus vite, j me dis que ça va peut être revenir tout seul, que j’ vais peut-être pas être obligée de débarquer pour la remettre en place… Y’ a des choses que j’ accepte parfois pour mieux me restreindre et laisser aux autres une emprise sur moi, inconsciemment jouer la victime ça passe, sauf qu’ en être consciente et faire parti des actes qu’ on y joue, c’ est du délire! Peut-être que j’ aime être en colère, peut-être que j’ arrive à en faire des merveilles lorsque je dois m’ en écarter… Peut-être que j’ attend toujours l’ instant critique pour me remettre à pagayer… Qui sait…

Alors en gros, là, je laisse tomber… Je vis sans cesse avec la menace du contrôle de l’ autre. Pas d’ amour, pas de pension, pas d’ avenir, pas de pension… Incompréhension, pas de pension, colère, frustration, manque de pouvoir sur moi, pas de pension… C’ est assez… Allez savoir pourquoi je me bat… On exagère toujours le pire… Je vais l’ amoindrir ce coup-ci… 10 dollars par jour… Voilà pourquoi je me bat… ET c’ est assez… Le prix est trop élevé, pour troquer ma liberté.

Bon, sa mère maintenant, mouais, ca aussi c’ est compliqué… À plus! xxx

 

Y’ a pas de presse! J’ t’ en vacances! juin 20, 2008

1801678 Prendre les routes de campagne pour sauver le trafic sur l’ autoroute et se retrouver derrière un tracteur qui roule à 25 km/h……

 

Apprécier les paysages dans les détours, ça n’ a pas de prix… ;)

 

Bonne St-Jean à tous! xx

 

I’ M a Rockstar! juin 18, 2008

Classé dans : Assumer ses choix, Reconnaissance, blogosphère — mandoline @ 12:05

(of bricolage and organiZation!….. mais bon, pareil! ) :P

 

Picture 43 Je suis venue. Je suis repartie. Sur la pointe des pieds, entre 2 boites… Ça titille un blog….!!!! Les idées qui fusionnent comme les bourgeons qui accueillent les saisons…

Et puis, il y a tellement de saveurs  quand on ouvre les pages chez vous… Tellement que, bon, j’ peux juste pas laisser ça en suspens, revenir vous dire que j’ ai solidifié la haie ou transformé la terre en gazon, après l’ eau qu’ Jésus a transformé en vin, m’ en voudrez pas de croire que ça vous fera pas halluciner des merveilles! Hein?

Fec j’ en suis là, la garderie vient d’ être accréditée, les enfants pourront venir sans que je m’ inquiète de les voir partir d’ un bord ou l’ autre comme tous les billets que j’ aurais aimé partager avec vous… D’ ailleurs…. Ces fameux billets!!! ………….. Faut croire que les mots n’ appartiennent à personne. Ils viennent le temps que l’ un fasse le travail délaissé par l’ autre, puis ils repartent… Amants d’ une saison, d’ un apprentissage en cour… Les mots ont des ailes ces temps-ci et ils me disent de m’ bouger le cul! De profiter de l’ été, de ce vélo et de la carriole pour traîner les limaces qui ne peuvent faire plus de 4 coins de rue sans étouffer d’humidité…

J’ suis pas loin, je vois au bonheur des p’ tits miens! Pis j’ essaie de voir au mien aussi, tant qu’ à changer de vie, m’ assurer que j’ l’ envoie à la bonne place!

Je reçois mon bain flottant bientôt, que de péripéties à venir!

Je vous embrasse, à bientôt , Mandoline xx

 

la femme a la shop vac juin 5, 2008

Classé dans : Assumer ses choix — mandoline @ 11:23

superwoman Aux grands maux les grands moyens! Après avoir rénové l’ ancienne, j’ ai eu l’ idée de génie d’ acheter une nouvelle maison qui a été….disons…. laissée pour compte… En mal d’ amour, de protection, en manque de tous ces petits soins, de cette chaleur qui rend une demeure agréable à habiter. Voir le beau dans le laid… Ça serait probablement ”un” des 6 mots que j’ aurai trouvé de concret pour définir mes projets loufoques… L’ expression est plutôt faible quand on considère que j’ ai passé les 6 derniers jours à frotter cette maison avant même d’ envisager l’ habiter… Que les 6 qui ont suivi j’ ai mis à la rue les portes, les moulures, voire certains murs quitte à en édifier des plus solides, question de les voir soutenir la maison plutôt que de lui donner l’ impression qu’ elle tend vers le soleil telle une fleur qui suit les heures… C’ est pas si mal en fait d’ avoir à jouer de l’ équilibre des meubles, c’ est quand même mieux que de désobstruer chaque orifice gluant de cette demeure! ( Une balle de baseball de poil de chien juste dans le trou du bain tourbillon, ça donne envie de se laver! :P ) Bon, la shop vac… Qu’ est-ce qu’ on se perd quand on passe trop de temps loin du clavier, la fatigue aussi, tant qu’ à faire, un p’ tit mélange de toutes ces choses que j’ aurais aimé vous écrire cette semaine… J’ y reviendrai.

Comme je vous le disais un peu plus haut, cette maison n’ a pas été dorlotée, on s’ est plutôt servie d’ elle comme on le fait lorsque l’ on paie les services d’ une chambre d’ hôtel, sans reconnaissance pour ces jours où naguère elle fut un but, sans labeurs ces autres jours où elle n’ était qu’ un bébé qui allait prendre la forme des angles par lesquels on la délimiterait, sans s’ assurer des failles de ces limites, des contraintes de celles-ci lorsque qu’ elles ne sont que notre propre incapacité à s’ investir à leur donner une forme… Vous savez comme ces poussins que certains achètent à Pâques et qui ne tardent à devenir des poules… Comme ces petits anges qui se mettent à ramper pour un jour finir par agripper les pots de fleur… Un oubli de regard à long terme, un manque d’ investissement, un peu à l’ image de l’ amour d’ un amant de passage qui ne se soucie guère de ce qu’ il laissera derrière… Je n’ ai pas tellement de mots pour décrire l’ image que j’ ai eu en débarquant ici, alors je vous le donne dans les statistiques : 3h30 de Shop vac (balayeuse pour les travaux de rénovations) dans l’ entrée et les parterres de fleurs… Y’ a de quoi déconcerter quelques voisins vous me direz… Ne sautez pas trop vite aux conclusions… Juste que, vous voyez, l’ eau on y tient beaucoup, juste que, de la merde en gros motons dans tous les coins, ça m’ a fait sacrer plus qu’ à mon tour, juste que, après avoir passé les 2 gros balais plus d’ une dizaine de fois, j’ en ai eu marre, c’ est là que la très généreuse shop vac m’ est venue à l’ esprit.. Tse quand une fille en a marre! (12 shop vac pleines! Vous croyez toujours que j’ aurais du sortir la ose? ;) )

J’ pourrais aussi vous parler de ce premier jour lorsque toutes les boites donnaient à la maison des airs de jungle recyclée… J’ vous raconte pas le timing non plus quand Soleil a tenté de rejoindre le bac de manipulation à riz (parce que c’ est vachement moche de ne rien avoir à faire tandis que maman s’ affaire à dire à quel point elle est heureuse d’ avoir terminé de laver un mur, des fenêtres ou d’ avoir trouvé une place pour chaque foutu morceau de vaisselle!) partout que j’ vous dis, les tits grains eux sont ben ingrats de savoir qu’ avec des boites dans tous les coins c’ était pas vraiment génial que débarque la mafia au jasmin juste comme on voulait descendre des trucs au sous sol… Conspiration… Ça vous est déjà arrivé de croire que les choses ont, à prime abord, un but davantage pour ceux qui en sont les spectateurs que pour ceux qui doivent se fendre le cul en 4 pour trouver des solutions… Je veux dire que bon, on peut voir ça en premier lieu comme une façon de s’ occuper de ses gamins et se dire que rien n’ arrive pour rien… Mais bon, j’ crois que de passer 45 minutes à me dire que j’ étais pas mal brillante d’ avoir apposer le bac là tout en louangeant la succion de ma super shop vac m’ a éloigné du but de m’ occuper de fiston en manque d’ attention, quoique le message n’ était peut-être pas là… Quand je vous dis que les spectateurs ont parfois un point de vue plus objectif… Peut-être que c’ était seulement un stop à mon besoin d’ en faire trop à la fois : un petit proverbe réinventé du genre : Un grain de riz à la fois et la vie te sourira! J’ pourrais aussi vous faire visionner un remake de la danse que j’ ai fait quand j’ ai retrouvé ma boite de sous-vêtement à 4 heures am en voulant désespérément prendre ma douche!

Mais bon je m’ éloigne encore… Tout ça pour dire que vous m’ avez manqué, ouais ouais, même cette fichue machine qui comprend jamais rien de ce que je lui demande… Sur ce, je retourne vous lire, et terminer ces 3 autres billets que j’ ai commencé en même temps que celui-ci parce que j’ avais trop à raconter sans m’ éparpiller encore et davantage sur ce billet…

Bien contente de trafiquer le temps et d’ être de retour!

Mandoline xxxx

 

Que personne vienne te faire de la peine mai 22, 2008

 

24355116_p OH. On pourrait se lancer la balle. Dire qu’ on l’ a pas vue passer et l’ enfouir jusqu’ à ce que la solution revienne du camps adverse. On pourrait se mentir aussi. On aurait réussit ça, du moins. J’ pourrais te maudire pour ce que j’ attendais de toi. Tu pourrais m’ haïr pour ce que je n’ ai su attendre. On serait pas plus avancés. Alors je te le donne dans le mille. Le pourquoi. Le pourquoi qui a rayé tous les si  quand je mis en tête de trouver le bonheur.

 

 

 

Cunnilingus mai 12, 2008

 

IS373-057 Se mettre aux genoux d’ une femme, ç’est une attitude qui frappe toujours et qui n’ est  point du tout indifférente : si elle prouve du respect, elle met en même temps à portée d’ en manquer.

Claude Crébillon

 

Les chandelles mai 5, 2008

GS170012 Héra, Hestia, Aphrodite, Athéna, Demeter (Ça prend ben un ‘tit gars dans le tas!) ….J’sais même pu comment écrire le nom de tous les Dieux que j’ai dû prier ces derniers temps!!  Vous croyez que j’ai perdu l’esprit? Ben vous avez rien vu! Parce que le bachelor (qui vient à peine d’être terminé) vient de se faire vendre mes amis!!!!! Mais bon, que voulez-vous, y’a que les fous qui ne changent pas d’idée et je m’ennuie drôlement de mes p’tites virées ‘’café et brin de causette’’. Je me suis éloignée, car j’avais à faire le point. Je prends conscience de mon cheminement en triant les détritus qui inondent les gardes robes et les tiroirs de toute sorte… On en amasses-tu des cochonneries dans une vie! Mais, le pire dans tout ça, c’est que, ce qui me tracasse l’esprit présentement c’est : ‘’Mais qu’est ce que j’fais avec les chandelles ? Je les jette ? Je les pacte ? ’’

En voulant trier l’inutile, j’ai assumé une charge émotivo-affectivo-délirante bien plus grande que celle estimée dès le début… Est-ce que je vais me tordre à l’image de ces foutues chandelles? Certainement pas! Frette-nette pis cru de même toi! La grosse crise existentielle! Des échos, des parfums, des rires, des pleurs aussi…Chaque bougie allumée : un baume… Les modèles allongés, les ‘démodelées’ et les ‘tordues-presque-toutes-fondues’, celles qui fourmillent dans le fond du sac… Dire qu’un bout de cire a déjà eu dans ma vie, plus de force et d’impact qu’une parole!

D’ici peu, toute cette pièce sera du passé… les actes joués retourneront au placard des souvenirs… Et oui, il y aura encore de la cire de collée par-ci par-là sur les comptoirs, que voulez-vous, on n’y échappe pas! (Le pire c’est que c’est vrai! Dites le pas aux nouveaux proprios, nan! J’vais tout décoller ça!) :)

Ce soir je me demande ce qui me chagrine le plus… Mes attentes, ma vision d’un futur trop flou pour être démystifié… Le fait d’avoir tracé une ligne de conduite que je n’aurai suivi qu’en partie… Je me demande toujours où est la limite entre ce que je fais pour moi et ce que je fais pour échapper à ce ‘’moi’’…. Quand la fin d’un projet approche, je me demande toujours si j’abandonne ou si, en fait, je termine pour mieux commencer quelquechose de nouveau… Fermer une porte pour en ouvrir une autre en quelquesorte…

Quelle est ma part de faute dans mes accomplissements et quelle est ma part de bienfait dans mes erreurs? Je me sens comme une marionnette tendue qui voudrait reprendre possession de ses fils… Seulement, en tâtonnant la nouvelle liberté qui s’offre à moi, je déstabilise mes fils (lire gamins cette fois-ci), je brise des liens noués si fragiles déjà… Pour Soleil c’est 3 ans d’apprentissage social qui s’envole en quelquesorte. Pour la Tornade, c’est la certitude que l’école qu’il visite et qu’il a hâte d’intégrer depuis ces même 3 ans ne sera pas celle qu’il fréquentera…

J’ai tant déménagé, tant vu de visages et entendu de voix différentes. Je m’inquiète face à leurs craintes, face au bout que je ne peux faire à leur place, je crains de les voir incertains et insécures face à la nouveauté, mais je sais que tout sera pour le mieux. Nous serons fragiles au début, mais nous sommes bien entourés, alors je suis certaine que ça va bien aller.

Soleil m’a dit : ‘’ Et si Charlotte ne se souvient plus de mon numéro!!’’, ‘’ Et si mes amis ne savent pas où je reste maman…’’, ‘’ Aurons nous une autre maison?’’ En gros ”bla bla bla… Ce n’est pas parce que nous ne pourrons plus les voir tous les jours, que nous ne les verrons plus… bla bla bla…. la maison n’est qu’un immense rectangle auquel nous attachons trop d’importance…  ( c’t'as ton gars que tu parles, ressaisis toi! C’est du transfert ca ma vieille!) Ce ne sont que des murs qui nous protègent du froid, du vent, de la pluie. (QU’est-ce qui faut pas entendre…) Ce qui est important c’est d’être ensemble tous les 3 ( Non mais dans le genre mélodramatique cucul j’ai déjà vu mieux), prendre le temps de vivre parmi ceux qui me nous sont chers… Il faut tout faire pour être heureux, même si ça implique de faire quelques changements à votre notre vie. ’’ Pffff….

Pathétique je sais, j’ai pas toujours les mots… Y’a qu’ il n’ y’ a pas de clavier entre les fistons et moi,  y’ a que l’instant fatifdique où leurs yeux quémandent une réponse sur la volée, avec ce manque d’introspection sur la question, ce petit ” et-puis-merde-qu’est-ce-que-je-peux-vous-dire-sinon-que-j’-espère-ne-pas-me-tromper !”

J’ai alors eu droit a une bénédiction : Il m’a serré dans ses bras et il a dit : ‘’ Toi je t’adore ma maman!’’ Ce soir là je me suis couchée sereine comme il ne m’était pas arrivé depuis longtemps… Je sais que j’ ai pris la bonne décision…

Et vous, que pouvez-vous changer à votre vie? Je veux dire, vous le savez, y’ a toujours moyen de l’ améliorer, non? ;)