Sur des airs de Mandoline.

‘’On voit à la démarche de chacun s’il a trouvé sa route. L’Homme qui s’approche du but ne marche plus, il danse…’’ LAWIRA

Staccat’os : la balafre en soi juillet 22, 2008

Classé dans : Actualité, Faits de société, Kossé qui s'passe dans l'monde — mandoline @ 11:17
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n594799461_262039_1442Fondu l’ dodu d’ l’ enfance, scalpé à même la charpente comprimée jusqu’ à n’ plus exister; réduite tant au vide qu’ à l’ équilibre translucide. Fondues les poignées d’ amour et volatilisés leurs troubadours, dissoute l’ anxiété d’ avoir à-s’-dévoiler-l’-tour-en-plein-jour. Brûlées les marques d’ affection et l’ auto-dérision. Évanoui l’ espoir à même le moule céleste au narcissisme gigantesque, dans un staccato de maux qui  envoie s’ faire paître la chair pour mieux faire cliqueter les os,  qui fracasse la moelle pour l’ embourber de fiel, l’ espace d’ une symphonie disharmonique, sauvage. Branle-bas de combat à tendons raccourcis, trop étirés qu’ ils sont par les kilos en berne, syntonisation d’ un orchestre de fémurs et d’ humérus qui martèlent le rythme en mutilant l’ os illiaque, un jam d’ os qui s’ balafrent la peau de l’ intérieur, qui compriment le malaise sur une peur quasi-transgénique de vivre, qui clônent la chienne de s’ approprier de l’ horizon pour mieux s’ élever à la verticale….

 

Ce n’ est pas une fracture, c’ est une facture! Sauvons Victor le Chat! juin 20, 2008

Classé dans : Faits de société — mandoline @ 10:05
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ATT000011 Victor le chat a la hanche profil bas…. Il s’ est aventuré, le chenapan-chat-guerrier et….. en est revenu avec la hanche disloquée!!!  L’ opération est la même tant pour lui que pour l’ animal à la hanche fracturée….. 900 beaux tits bidous !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ouais rien que ça.. Même pas de quoi faire une sandwich!!! J’ vous dit qu’ y a de ces restos en Chine qui auraient rapidement fait faillite à vouloir sauver si peu de viande !! Toujours est-il que l’ Ex, il a décidé de faire un Victo-Dons (une petite soirée bien arrosée avec saucisses sur le grill) et les sous n’ ont pas suffit…

Woodstock en Beauce approche et je me suis dit que je pourrais mettre la main au pwoèllle afin d’ aider tit Victo à retourner gambader pour, éventuellement, revenir avec une deuxième hanche fracturée…  :P

 

Voici le projet…

 

20 minutes de massages : 20$ (Y’ a pas de numéro, on aime ça faire ben ben simple………faut que tu viennes à woodstock en Beauce!)

 

et Quand : Woodstock en Beauce s’ t’ affaire! Dès ce jeudi 26 juin jusqu’ au 29 juin, mais avec le manque de sommeil, le bruit des tambours et tous les énergumènes bizarroidementattachants, y va peut-être vous falloir vous relocaliser…. Physiquement là, pas mentalement :P

Comment : Avec vôôôt tente, vôôt barbe ET vos jambes pas faites…. L’ envie de vous entourer de gens qui puent sans se laver 5 jours de temps… Et, bien sur, l’ envie incommensurable d’ ingérer d’ l’ immangeable bouffe en cannes!

Avec qui : Ben ( La Véro est en Catalogne faut pas lui en vouloir de pas rappliquer pour le chat… C’ que dirait sa maman, j’ vous raconte pas!) :)

Tous ceux là qui rappliquent chaque année… Les p’ tits nouveaux, comme moi, peut-être même comme vous…

Pourquoi : Juste pour se faire du fun, c’ tu assez l’ fun à ton goût?

 

Au plaisir! Mandoline xxxxxxxxxx

 

*****On doit fabriquer une affiche…. Qqc qui regrouperait Victor (Le vlimeux)et Victoire ( parce que vous allez nous aider!) et j’ en sais rien moi tant qu’ à donner dans les V pourquoi pas Vacances… Ca me colle tellement bien!

 

Z’avez des idées? Lachez vous lousse! :D xx

 

Si lui passe par ici… il saura que je le remercie pour le jeu de mots! ;)

pssss: TAG : ACTUALITÉ…. c’ est pas des blagues… il souffre le pauvre, présentement, et… juste à côté de chez vous! :P

 

Le casse-tete de la bureaucratie : Classer ses citoyens! juin 6, 2008

Classé dans : Faits de société — mandoline @ 11:32

 

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Une petite trouvaille… ‘Tention les oreilles, il sacre ce bougre, mais y’ a quand même matière à réflexion là!

 

  

 

 

 

La difference mai 21, 2008

 

Photo 309Un petit écart… Rien qu’ une mèche. Un tout p’ tit quart de lune dans un ciel aux teintes d’ ébène… Une étincelle qu’ on a muni d’ une brèche, une énigme digne du ciel qui martèle le sol de songes parsemés de pluie, d’ humidité glaciale… L’ éloignement de soi le temps d’ une brise, la vie sans soi, sans soie; des similitudes emportées le temps que l’ un n’ équivaille les souvenirs laissés par l’ autre… Une parole imperceptible, un geste inaproprié, une mémoire qui n’ a de suite que dans l’ idée qui vient de passer, des malaises dissémés sous les éclats de rire chevauchant des instants purs comme il ne s’ en fait plus; un enfant  qui se risque à mettre un pied devant. Un prisme de lumière pour les yeux et les larmes de différence; des idéaux qui portent bas pour une foule massive et sournoise aux regards médisants, méprisants… Des explications qui n’ en sont pas, des enfants qui ne comprennent pas, des parents qui cherchent pourquoi… Pourquoi ‘’si compliquée” tant de ‘’simplicité” ? Laisser-aller, se rebeller ? S’ éloigner de soi ou de ceux ? Puiser en soi ou y rester ? Aller où, avec qui ? Comment se résigner sans se sentir lésé d’ avoir été laissé pour compte ? Comment fait-on pour parvenir à ne plus tout voir ni entendre sans s’ aveugler et faire la sourde oreille à ce qui doit l’ être en retour ? Parfois parce que c’est trop, trop de questions pour la quantité de réponses qui nous permettent de comprendre… 

 

C’ aurait pu être vous, c’ est peut-être l’ un des vôtres. C’ est dans une chambre tout près de chez moi, si vous pouviez voir cela. Il y a de petits voiles aux couleurs d’ enfance, des jouets au duvet douillet pour les joues câlines. Un petit landau ou l’ on a déposé un édredon cousu à la main les soirs d’ attentes et d’ espoir de demain. Des images sur des cadres qui ne demandent qu’ à être remplacées. De toute petites pièces de linge répandues ça et là dans un garde-robe aux étalages de couvertures et de boites prêtes à y enfouir les plus belles merveilles de cette vie souhaitée, quitte à la voir faire exploser toutes les formes qui la contienne. Une vue imprenable sur la cour des voisins, bombardée d’ enfants de tous âges qui courent dans tous les sens, leur rappelant qu’ eux, ils n’ en désire qu’ un seul… Des soirs d’ amour torrides, d’ autres où la passion est mise à l’ épreuve, des constats et des doutes venant ajouter au poids du couple qui s’ affaisse, pourtant si fort pour toutes ces lunes sans offrande… Du coin de la fenêtre, des reflets aux couleurs d’ espérance, des esquisses de rêves incertains quant à l’ aurore qui les peint et au carrelage qui a la chance de les faire miroiter.

Puis l’ inattendu devint.  La vie enfin résignée à leur concéder un trait, puis un autre, un clin d’ oeil pour les luttes qui avaient presqu’ eu raison de leur optimiste. Esquivée sitôt le coeur en chamade, la vie s’ était pourtant dressée si souvent, l’ absence d’ une semaine… Mais la croix y était, façonnée par la vie qui venait de souiller la blancheur inerte sur ce papier enduit d’ urine. Alors vint une légèreté nouvelle dans le son de leur voix, dans le bonheur qui avait daigné les frôler, dans le ton et la direction vers laquelle la balance se décidait à pencher…

Les jours heureux fusionnèrent avec ceux des autres, il y a dans la normalité, une question d’ appartenance plus grande que toutes ces rébellions que l’ on s’ inflige de vouloir faire différemment.. Puis cette joie d’ être un peu comme chacun, quand la vie vous permet de continuer le cycle et d’ être un de ses auteurs… Viennent s’ y coller les nuits où l’ on se remémore celles où l’ on ne dormait pas mieux. Alors la douceur de cette vie combative et rebelle du repos rend paisible de vivre le jour et la nuit sur fond de 24 heures sans sommeil. Parti la crainte. La vie y était. C’ était tout ce qu’ ils voulaient.

Petit trésor vieillit, une vieille hantise refit surface. Un diagnostic comme une épée de Damoclès délaissée avec les gazouillis d’ aurore…

 Il y a des mots que l’ on écartèle pour leur enlever le poids qui les unis :  T.D.A.H. - T.E.D. Ils sont si lourds que l’ on préfère en soupeser les lettres. Leur donner une résonance étrangère. Permettre à nos sens de croire l’ impossible réparable tant par la foi que par l’ amour déposé sur chaque couleur que petit homme avait permis de laisser entrer…

L’ unique. Le précieux. L’ original.

Je suis de ceux-là que l’ audace adoucit… J’ estime ceux qui font l’ effort, malgré… J’ admire ceux qui se dressent contre le courant, ceux qui ne flanchent pas, ceux qui côtoient l’ humilité dans les efforts que d’ autres font pour l’ éviter… On a souvent l’ impression à tort d’ être au-dessus de ceux qui nous fraye le chemin, vers nous-même… Et pourtant je reste prude de mes mots, de mes gestes quand arrive le temps de reconnaître ceux qui ont contribué à l’ anoblissement des maux… Ceux qui ont vu le chaos, ceux qui y ont saucé les pieds, voir le corps tout entier… Aimons nous être seuls, ou fuyons nous la possibilité de devenir vulnérables?

 

Photo 314 On a souvent le mérite qui nous vient de ceux à qui on l’ impose…

 

Alors ce soir, mes pensées vont vers vous… Je n’ ai point de mots pour vous exprimer l’ admiration que je ressens face à tous ces tics et à tous ces spasmes qui vous prennent votre jeunesse… J’ espère que la vie vous sera plus douce et que les traitements sauront vous rendre l’ enfance que vous devez sans cesse mettre de côté. On ne vous l’ a pas subtilisée. Je crois qu’ elle est là, juste à côté, et qu’ elle souhaite ne plus jamais vous quitter. Je vous embrasse.

J’ espère que les mots trouveront leur chemin pour toi cher petit Koala. Continue tes analyses, garde le précieux de ce que tes parents t’ offrent. À quoi bon louanger tous ces mots s’ ils n’ ont de sens pour ceux qui les entendent ? Efforce toi d’ aimer, et de faire le bien autour de toi. N’ oublie jamais que tes ”Je t’ aime” auront toujours raison des peines pour ces mots perdus en route, car tes parents t’ aiment, peu importe la destination que tu prends, peu importe les façons que tu as de rire, de jouer, de sourire, de crier, de souffler, de te faire comprendre…

 

À mon oncle Denis qui est une bénédiction pour ses 2 anges. Tu leur a ouvert les portes d’ une vie qu’ ils auraient cru impossible sans vous. Line, tu es la force en personne. Je vous aime xxxx

 

Cour 101: Comprendre les parents d’ eleves mai 17, 2008

Classé dans : Chroniques d'une éducatrice, Faits de société, you tube — mandoline @ 1:35

 

 

Pardonnez nous de n’ avoir pour reponse, que le chagrin de Nelligan… mai 15, 2008

6a00d8346eab0c69e200e54f352c8e8833-800wi Avec cette récession qui nous guette, oh pas telle une mère qui couve ses petits et qui les met à l’ abri, mais plutôt à l’ image de celle qui les prévient et qui reste insensible à leur chute… N’ allez pas croire qu’ elle nous plaindra. On le savait tous, n’ est-ce pas ? On se plait parfois à  croire que ce que l’ on détient restera jusqu’ à ce que l’ on s’en lasse, et si, uniquement si, l’ on s’en lasse…

Et  il y a cette langue si belle que nous ne saisissons pas encore tout à fait, dans toute la grandeur et la simplicité de ce qu’ elle a à nous offrir. Cette langue qui nous a tant servi et qui menace de foutre le camps plus vite que les efforts mis à la peaufiner… Parce qu’ il n’ y a pas si longtemps… Parce que vous savez, hier est à nos portes… Que dois t’ on dire à nos enfants ? Que nous ferons la différence, pour eux? Que ceux d’ avant étaient des empotés qui n’ ont su y arriver? Que c’ aurait pu être autrement? Quelle injure avouez…

Voici le texte de ce superbe vidéo trouvé chez Regardez la musique… Un texte cru qui m’ a toujours fait frissonner.. Peut-être que si vous aussi… Je dis bien peut-être… Peut-être pourrons nous éviter l’ étau qui sournoisement se resserre, peut-être arriverons nous à désamorcer ce génocide langagier qui file vers nous tel une bombe sur laquelle nous ne semblons avoir aucune prise…

 

Le lien pour le vidéo est ici

 

”Speak white. Il est si beau de vous entendre parler de Paradise Lost ou du profil gracieux et anonyme qui tremble dans les sonnets de Shakespeare. Nous sommes un peuple inculte et bègue, mais ne sommes pas sourds au génie d’ une langue. Parlez avec l’ accent de Milton et Byron et Shelley et Keats. Speak white et pardonnez-nous de n’ avoir pour réponse que les chants rauques de nos ancêtres et le chagrin de Nelligan. Speak white. Parlez de choses et d’ autres, parlez-nous de la Grande Charte ou du monument à Lincoln, du charme gris de la Tamise, de l’ eau rose du Potomac. Parlez-nous de vos traditions,nous sommes un peuple peu brillant, mais fort capable d’ apprécier toute l’ importance des Crumpets ou du Boston Tea Party, mais quand vous really speak white quand vous get down to brass tacks pour parler du gracious living et parler du standard de vie et de la Grande Société un peu plus fort alors Speak White. Haussez vos voix de contremaîtres, nous sommes un peu durs d’ oreille, nous vivons trop près des machines et n’ entendons que notre souffle au-dessus des outils… Speak white and loud qu’on vous entende de Saint-Henri à Saint-Domingue. Oui quelle admirable langue pour embaucher, donner des ordres, fixer l’ heure de la mort à l’ ouvrage et de la pause qui rafraîchit et ravigote le dollar…Speak white. Tell us that God is a great big shot and that we’re paid to trust him. Speak white… Parlez nous production, profit, pourcentage… Speak White, ç’est une langue riche pour acheter… Mais pour se vendre? Mais pour se vendre à perte d’ âme… Mais pour se vendre…Ah! Speak White… BIG DEAL… Mais pour vous dire l’ éternité d’ un jour de grève, pour raconter une vie de peuple-concierge, mais pour rentrer chez nous le soir à l’ heure ou le soleil s’ en vient crever au-dessus des ruelles, mais pour vous dire oui, que le soleil se couche oui, chaque jour de nos vies à l’ est de vos empires. Rien ne vaut une langue à jurons, notre parlure pas très propre tachées de cambouis et d’ huile. Speak white, soyez à l’ aise dans vos mots. Nous sommes un peuple rancunier oui, mais ne reprochons à personne d’ avoir le monopole de la correction de langage. Dans la langue douce de Shakespeare avec l’ accent de Longfellow, parlez un français pur et atrocement blanc….. Comme au Vietnam, au Congo. Parlez un allemand impeccable, une étoile jaune entre les dents… Parlez russe, parlez rappel à l’ ordre, parlez répression… Speak white ç’est une langue universelle, nous sommes nés pour la comprendre! Avec ses mots lacrymogènes, avec ces mots matraques… Speak White.Tell us again about freedom and democraty. Nous savons que la liberté est un mot noir comme la misère est nègre et comme le sang se mêle à la poussière des rues d’ Alger ou de little Rock. Speak White de Westminter à Washington, relayez vous! Speak White comme à Wall Street, white comme a Watts, be civilized, et comprenez notre parler de circonstance quand vous nous demandez poliment ” How do you do” et nous entendez vous répondre ” we’re doing all right’, we’re doing fine…”  We…. are not alone”. Nous savons que nous ne sommes pas seuls.

 

Non, nous ne sommes pas seuls. Saurons nous faire la différence? Je l’espère, sincèrement… Bien plus que pour moi, pour vous aussi que j’aime tant tenter de comprendre…

 

Patrick Lagacé a fait un billet qui a été fort commenté, j’vous laisse y jeter un oeil ici.

 

L’ essence a 2.25$ le litre? Saignez-nous, y’ a pas de gene! mai 14, 2008

 

04-0040 Ça y est! Plus que jamais j’ ai envie de vendre ma voiture… Ç’est à cause de ceci… De toute façon, quoi de mieux pour entretenir tant le corps que l’ esprit, que de marcher en s’ oxygénant au gaz carbonique?

 

Je crois que je vais vomir… mai 6, 2008

 

13B À la suite du billet paru sur Parce qu’ il n’ y a pas juste les chips qui sont croustillantes,  un petit bijou de blog que je connais depuis peu, j’ ai visionné ceci

 

Je n’ ai rien à y ajouter… Prenez le temps d’ aller le visionner… ;)

 

Strip-tease de mots mai 1, 2008

 

‘’Pour que dans l’esprit d’un couillon, la pensée fasse un tour, il faut qu’il lui arrive beaucoup de choses et des bien cruelles.’’ Gallimard

 

2371814535_20951b58df_m J’ ai les mots qu’ il me faut amadouer… On va pas s’ complaire à se dire qu’ on a une selle sur eux hein?… Ça les ferait bien se marrer,,, Et du coup, j’ me dis qu’ on peut pas les lancer là, sans se soucier de leurs répercussions… Qu’ il faut tenter d’ apprendre à les élever, sans se mettre à leur niveau, sans non plus jouer  les clowns de service qui gardent le nez toujours en place…

Y’ a aussi l’ égo qui se fait prétentieux de croire qu’il peut réchauffer le monde à coup de morales décongelées… Et l’ orgueil aussi, l’ orgueil de ne pas toujours y arriver… De ne pas comprendre. De devoir attendre. Attendre que les mots filent pendant qu’ on ne chemine pas assez pour les enligner… Ces mots dont on voudrait se gaver de la présence le temps qu’ ils passent, ceux dont on aimerait retenir la chaleur sur notre peau, voire même, s’ imbiber de leur puissance, de leur consistance… Faut aussi les décortiquer, les simplifier, les relativiser… Faut être prudent quand on baragouine avec de la nitroglycérine entre les dents…

Alors on reste vacillant entre les 2, entre l’ acceptation et la confrontation de soi… Puis y’ a tous ces conseils blasants, ces culs de sac qui font qu’ le courage change de bord sur l’ impasse de les saisir… Ces nids de poule qui font qu’ on reste sur la défensive, sur un pivot qui adapte sa conduite face à tous les hivers qui se sont incrustés depuis…

Dur dur de déjouer le sort du monde et de remettre des culs sur la bonne voie quand on arrive à le faire si peu que pour soi…  Car la paresse de… et  l’ envie de… Mais toujours cette trouille qui ficelle les lèvres rendant le discours encore plus lourd sur le pèse-personne… L’esprit, c’ qu’ un pauvre gamin, naïf… Faut pas le blâmer… Il n’ attend que son dû face à toutes ces violences qu’ on s’ infligent quand la tête se risque à regarder derrière et que font office de bataillon, au travers des vices de l’ affection, ces nœuds du coeur qui forgent l’esprit, ces esquisses symboliques empruntées aux souvenirs…

Et ces chenapans! Parlons-en! Ces mots qui ont souvenir de tout un tas de souvenirs…  Ceux qui déambulent,  ces autres qui entravent nos bulles, quittent à les voir exploser… Y’ a aussi ceux qui s’ assouplissent quand les tempêtes refroidissent… Ces autres qui glissent entre les cuisses et qui lissent les écailles dont les yeux se tapissent…  Enfin y’ a ces mots qui saoulent et qui unissent, ceux qui font qu’ les couleurs jaillissent…

IL n’ y a pas de moments ordinaires, alors faut trouver les mots pour qu’ ils puissent vous plaire…

 

Dans l’antre du diable avril 27, 2008

 flitz Bien que je n’ arrive pas à me dire que la peine de mort soit une solution envisageable, y’ a des soirs comme celui-ci où il me plairait de broyer un monstre de mes propres mains ( :P Renart) … Quand la douleur, la soumission, l’ enchaînement, l’ impuissance, les cris et l’ atrocité règne dans un univers d’ un mètre 70, quand l’ agresseur a même le culot de vous passer sous téléviseur ce qu’ il vous manque d’ air à respirer… Quand ce même agresseur vous a enlevée et séquestrée plus de 24 ANS durant… Quand résulte de cette liaison 7 gamins nés sans soins, dont 3 adoptés sans une quelconque interrogation, pas même celle de la femme qui les a élevés croyant l’ homme qui les avait soi-disant trouvés face à la porte de la maisonnée ( le gouvernement qui érige les papiers, j’ ose même pas vous dire ce que ça m’ fait fredonner dans ma cervelle de p’ tite écervelée… J’ y comprend rien à toute cette bureaucratie compliquée qui fait qu’ on accorde un tuteur aussi facilement à un gosse sans provenance…)

*Rectification en date de ce matin, on citait cet extrait qui visait à démystifier le cas des adoptions :

Le père d’Elisabeth, qui a imaginé au fil des années un scénario des plus sophistiqués, a réussi à adopter trois des enfants, faisant croire à sa femme, Rosemarie, qui ignorait tout de l’affaire, et aux autorités, qu’Elizabeth avait, à trois reprises, déposé les bébés devant la porte de ses parents. Josef, père de quatre autres enfants avec Rosemarie, avait pris soin de faire écrire, à sa fille, des lettres d’accompagnement. «Le bébé a 9 mois, elle aura une vie meilleure chez grand-mère et grand-père qu’avec moi», expliquait ainsi une missive de 1993.

Alors bon, je pourrais passer outre, faire comme si rien, parce que… Mais ça m’ écoeure… Ça m’ écoeure de penser que j’ aurais pu être une de ces voisines, juste là, et ne jamais rien voir, (avec la faculté que j’ ai de me foutre de la vie des voisins gonflables qui pullulent mon voisinage) ça m’ écoeure de penser que mes oeillères de banlieusarde abrutie par le stress et le quotidien auraient pu servir à camoufler ce putain de démon qui a réussi à enfourner sa propre gamine et à lui donner 7 chérubins sous silence… 24 ans… C’ aurait pu être le regroupement des plus belles années… Celles qui façonnent les p’ tits bonheurs en d’ immortelles esquisses sur la peau de ceux et celles qui les chérissent. 24 ans. La vie devant. 24 ans. La liberté. Des projets. De la passion. De l’ amour. De l ‘ espoir. C’ aurait pu être un peu de tout ça, mais ça ne l’ a pas été, parce que vous savez, y’ a tout un tas de gens qui veulent tout simplement pas manger leur volée, tout un tas de gens comme moi qui, lorsqu’ ils voient les mots partir se contentent de contenir l’ ébullition qui menace de les envahir et de tout détruire… Y’ a des gens comme moi qui, s’ il ne se contenaient pas, prendraient les couilles de cet immonde salaud et lui ferait bouffer jusqu’ à le voir en crever sans même se demander s’ il y a crime ou atteinte contre les droits de la personne. Faudrait quant à moi être relégué à ce rang pour avoir le droit de s’ approprier la protection qui s’ y rattache… M’en ficherait pas mal vous savez, quand je penserais à cette gamine qui, lorsqu’ elle avait 18 ans, a été anesthésiée et menottée pour disparaître de l’ existence 24 ANS durant… 24 ans, ç’est l’ âge que j’ avais il y a 3 ans, lasse de mes tâches quotidiennes, de l’ amour fuyant de mon couple… Et j’ étais loin de m’ imaginer dans mes petites galères existentielles qu’ il y avait, à quelques heures de vols de chez moi, une jeune femme qui rêvait de vivre mon soap routinier…

Alors je me met à penser à toi Élisabeth, de ton recoin pesant d’ Autriche et j’ ose te dire que, lorsque l’ hiver me flanquera par terre, je vais essayer de m’ acharner contre moi, de sortir et de prendre ce grand bol d’ air que tu as du envier du fond de ta prison avec accès télévisé… J’ en reviens comme même pas… Faut être vraiment tordu d’ avoir pensé à t’ installer une télé… Ça me foudroie de penser que ça le faisait peut-être déculpabiliser, que ça ramenait peut-être de moitié son côté détraqué sur le banc des humanisés…

Je sais même pas quoi te dire, je veux même pas imaginer les images qui viennent à tes yeux quand ton corps lui, se bat pour dormir… Tu dois te battre à chaque instant, et je sais même pas ce qui a à te souhaiter, je sais même pas si de te dire de pas lâcher est ce qu’ il y a pour te permettre de continuer… Avec ce que t’ as eu à endurer, je crois que ça te donne même le droit de vouloir rêver, sans penser qu’ un jour, t’ aies encore à te réveiller…

Les liens vers les textes sur Élisabeth sont ici , , et