Fondu l’ dodu d’ l’ enfance, scalpé à même la charpente comprimée jusqu’ à n’ plus exister; réduite tant au vide qu’ à l’ équilibre translucide. Fondues les poignées d’ amour et volatilisés leurs troubadours, dissoute l’ anxiété d’ avoir à-s’-dévoiler-l’-tour-en-plein-jour. Brûlées les marques d’ affection et l’ auto-dérision. Évanoui l’ espoir à même le moule céleste au narcissisme gigantesque, dans un staccato de maux qui envoie s’ faire paître la chair pour mieux faire cliqueter les os, qui fracasse la moelle pour l’ embourber de fiel, l’ espace d’ une symphonie disharmonique, sauvage. Branle-bas de combat à tendons raccourcis, trop étirés qu’ ils sont par les kilos en berne, syntonisation d’ un orchestre de fémurs et d’ humérus qui martèlent le rythme en mutilant l’ os illiaque, un jam d’ os qui s’ balafrent la peau de l’ intérieur, qui compriment le malaise sur une peur quasi-transgénique de vivre, qui clônent la chienne de s’ approprier de l’ horizon pour mieux s’ élever à la verticale….
Parce qu’ eschtit ça fait 2 jours que j’ ai ”Les papillons de lumières” qui m’ bourdonnent jusqu’ à m’ en faire ciller les oreilles… Parce que j’ ai pas le flair de Drew pour les youtube, parce que tsé, du talent comme Ça, faut savoir l’ exploiter…
Voici donc le premier essai des vidéos (acté par les cocos) qui seront intitulés :
Le secret du succès
(Tome 1) : Pour que l’ amitié dure et dure. Sans durcir. S’endurcir. S’ endurer aussi, probablement… Peut-être, afin d’ éviter qu’ elle soit sans durée…
Pour ce vidéo-ci, imaginez-vous La fêlée qui chante Ca va biiiiiiiennnnnnnnn….hein-hein-hein-hein?!?!? (elle a pas l’ air certaine)… Vous la sentez l’ énergie là, ”le” ne-faire-qu’un-avec-l’ univers, la fusion avec l’ humanité?
*Pis là, on parle pas du tout de Trinity qui joue à faire Jane sur la liane à Néo, nenon pas du tout! (Là Intellex : ”Put your hands up in the air”, ‘fait déjà 30 degré joualvert…)
Avec un budget à tout casser, voici la composition du siècle :
Nan mais, c’ est une conspiration !!! L’ avion qui s’ prend son 15 secondes de gloire en plus… J’ vais bouder là… Meunon, …………….j’ vais retourner filmer !!!!!!!
Et puis, toujours contents de ne pas faire parti de mon voisinage?
Parce qu’ on est tous humains. Parce qu’ on a besoin de se relier… Parce que certaines personnes ont cette lueur au fond des yeux, d’ avoir su être, devenir, malgré…
Voici le texte d’ une copine… Ses mots à elle… Cette lettre, elle la remettra en mains propres… J’ aimerais que chacun qui la lit, si possible, puisse lui envoyer une petite pensée… Ne serait-ce qu’ un appui profondément humain…
La place est pour toi ma jolie… VIS! xxx.
Bien que huit années séparent la jeune femme que je suis aujourd’hui de l’enfant que j’étais alors que tu m’enseignais, je n’ai rien perdu de la plume et de la vivacité d’esprit dont tu m’ as tant louangée. Je n’ai pas eu la chance de te regarder dans les yeux pour te dire ce qui suivra, mais je crois, que par l’encre et le papier, j’arriverai à te faire ressentir toutes les larmes qui ont mouillé mes joues, toute la rage que j’ai eu au cœur pendant presqu’une décennie, et toute la peur que j’eus, jadis, de parler et d’être.
Parce qu’en tant qu’enfant, on peut éprouver un certain malaise dans une quelconque situation, on peut différencier le bien du mal. Moi j’ai su, j’ai oublié, puis je me suis souvenue. Tu veux que je te raconte comment tout s’est déroulé ? Je n’ai rien oublié; je veux que tu vois, toi aussi. Joue au spectateur, je serai la conteuse.
C’était en août 2000. J’étais rendue une grande de cinquième année. Ceux qu’on regarde avec envie en première. Il faisait encore chaud, ça sentait le début de l’année. Tu connais cette odeur là, c’est la même qu’en juin. Le plancher ciré, les cahiers neufs et le windex. J’adorais l’école, j’étais une curieuse de nature, une fouine. Je suis entrée dans le local 501, un peu nerveuse à l’idée de tout recommencer, encore une fois, de voir qui seraient mes compagnons pour l’année à venir. L’accuité des souvenirs que j’ai de cette première journée en ta compagnie est impressionnante. Je me souviens de tout; de l’emplacement des bureaux à l’ombrage que créaient les deux arbres derrière les fenêtres de la classe. J’étais assise face à ton gros bureau brun de professeur. Tu nous as dit bonjour, puis tu t’es présenté.
Le tata, 52 ans, provenant d’une grosse famille de la région de Québec, très croyant, pratiquant, spirituel, et enseignant depuis plusieurs années. Tu semblais très intéressant, voire attachant. Tu as parlé de beaucoup de choses, très longtemps. De ce que Dieu t’avais apporté, de ce qu’il t’avais fait découvrir, de la passion que tu avais pour l’enseignement… Je dois avouer que la suite m’échappe un peu, mais tu en es venu à nous parler de pédophilie. Que ce n’était pas correct, mais que, de nos jours, c’était plutôt courant. Puis tu as dit : « Moi, ça m’arrive souvent d’accrocher des p’tites filles dans les parties intimes, mais j’m’excuse toujours. » Tu as dit ça exactement comme ça. Pourquoi ça m’a marquée, pourquoi je m’en suis rappellé six ans plus tard dans un cours d’éthique et culture religieuse ? Je ne sais pas. Comme je te l’ai écrit plus tôt, je me souviens de tout.
Septembre a passé comme l’éclair. J’aimais la façon dont tu partageais ton savoir, le temps passait rapidement à l’école. Tes parents sont décédés en octobre, si je ne m’abuse. Tu as été absent pendant quelques semaines, pour revenir vers la fin du mois d’octobre. C’est à partir de là que je t’en ai voulu, que je t’en veux encore, pour être honnête.
Aurais-je tort de prétendre que j’étais ta chouchou ? J’avais un accès presqu’illimité à la classe, quand j’en avais envie. Tu m’offrais de rester aux récréations et sur l’heure du midi pour jouer à l’ordinateur. J’avais même le privilège suprême de laver le grand tableau à la fin de la journée. Tu me gardais toujours près de toi. Quand tu organisais des concours de dessins, je gagnais. À l’heure de l’improvisation, je gagnais. J’avais tout ce que tu voulais me donner. À un certain point, j’en étais profondément mal à l’aise. Peut être, toutefois, avais-je réellement du talent, peut être…
Puis, tu te rappelles de novembre ? Cherche…
Novembre est froid, pluvieux, triste. C’est ce que je retiens de novembre. Quand il arrive, je me terre dans un coin jusqu’en mars. Tu te rappelles de novembre ? Moi si; il n’a pas fait exception à la règle.
Je revenais de je ne sais trop où. J’étais au troisième étage, en direction de ta classe. Tu te souviens de ce corridor ? Sur la gauche, il y avait cinq ou six casiers. À la droite, l’escalier menant au deuxième. C’était très étroit et sombre à cet endroit. Les néons ne produisaient pas un éclairage optimal en novembre. Je marchais, donc. Puis tu es apparu de quelque part, sans doute. Tu marchais en ma direction.
Tu veux savoir ce que j’ai vu dans mes jeunes yeux ? Tu veux savoir ce que mon petit corps a ressenti ? Tu veux savoir ce qui s’est passé dans ma tête à ce moment ? Je te l’offre.
Tu ne m’as pas saluée. Tu ne m’as pas regardée. Mais rendu à ma hauteur, tu m’as attirée contre toi et tu as placé ta main entre mes cuisses. Entre les cuisses d’une enfant. Tu as pris deux de tes doigts que tu as forcés à travers mon pantalon. Tu voulais les entrer en moi, n’est-ce pas ? Dans une enfant, c’est ça ? Tu as forcé, forcé, jusqu’à ce que j’aie mal, parce que j’avais mal, oui. Tu t’es retiré et tu es parti. J’ai eu du mal à marcher. Je me suis arrêtée.
« Il s’est pas excusé.»
Tu comprends ?
J’ai fais le lien. Mais j’avais dix ans. J’ai osé penser que tu étais peut être pédophile. C’était ça, non, la pédophilie ? La définition que tu en avais fait et tout… Je me suis traitée de folle. J’avais dix ans, je me suis traitée de folle. Tu ne pouvais pas être pédophile, tout le monde t’adorait ! Moi aussi, d’ailleurs. Sauf qu’à ce moment, j’ai commencé à angoisser face à l’école. Tu ne m’as pas aidée, pour être franche. D’abord, il y a eu le clavardage sur l’heure du midi avec des étrangers sur internet. Tu trouvais ça bien drôle qu’un homme dans la trentaine face des avances sexuelles à une enfant. Tu te souviens ? Kevin, Jason, Diana, Amélie et James. Tu nous avais inscrit sur un site de clavardage et tu nous regardais faire. Tu as poussé l’audace jusqu’à faire signer une lettre à ma mère pour te donner l’autorisation de me faire rester en classe sur l’heure du midi pour me pratiquer à l’ordinateur. Félicitations.
Tu te souviens des cours de sexualité ? Combien de fois tu nous les as présentés comme des cadeaux ? ” Si vous n’êtes pas sages, vous n’aurez pas de cours de sexualité. M’ dérange pas, moi, j’enseigne pas à des bébés” Tu nous as donné un papier, à chaque élève. Tu nous as obligé à poser des questions. Tu les lisais à l’avant, celles qui n’ étaient pas assez explicites, tu les jetais. Je t’ai même dis : «J’en ai pas de questions, moi !» Tu m’as répondu, que tout le monde avait des questions et qu’on était obligés d’en poser une. J’avais pas besoin, à dix ans, de savoir ce qu’était une fellation.
Chaque fois que tu m’approchais, je me crispais toute entière. Quand tu passais tes mains sur mes épaules, dans mes cheveux, j’arrêtais de respirer, de parler, mon cœur faisait un bond. Le traumatisme de la victime face à son agresseur, c’est ça ?
Après le voyage de fin d’année à Québec, j’ai commencé à souffrir d’un trouble psychologique étrange. J’ai cherché de l’âge de dix ans à quinze ans ce dont il pouvait s’agir. J’ai consulté un psychologue durant 7 ans (une rencontre chaque mois pour 70$ = 5880$) pour mettre le doigt sur mes problèmes, un à un. On m’a prescrit des anti-dépresseurs, que je prend depuis maintenant deux ans (une bouteille de prozac par mois durant deux ans = 1000$). J’ai fais trois dépressions et une tentative de suicide. Tu veux savoir de quoi j’étais atteinte ?
° D’un trouble obsessif-compulsif s’étant déclenché suite à un traumatisme durant l’enfance.
° D’attaques de panique récurrentes.
° De crises d’angoisses sévères.
° D’une peur incontrôlable de l’école.
J’ai parlé pour la première fois en novembre 2007. J’ai réalisé le mal que tu m’avais fait en 2006 lors d’une visite du C.A.L.A.C.S. (Centre d’Aide et de Lutte contre les Agressions à Caractère Sexuel). Il s’est donc écoulé une autre année entre ce moment et la date où j’ai tout dit, le 16 novembre 2007. Dans un cours d’anglais, après un exposé oral, si tu veux tout savoir. Je l’ai annoncé à ma mère environ deux semaines plus tard. Je lui ai pleuré dans les bras pendant des heures. Je ne l’ai pas dit à mon père, je ne savais que trop bien qu’il serait parti à Québec en furie, et le mot est faible. Ma mère s’en est chargé et l’a retenu. Tu m’as fait pleurer. Tu as fait pleurer mes tantes, mes cousines, ma sœur. Tu t’en souviens, de ma sœur ? Mon père t’aurais tué, mon frère te détestait. Ils t’ont tous fait confiance et tu en as profité. Ma famille entière m’appuyait. Et pourtant…
En février, j’hésitais toujours à porter plainte à la police. Mes parents nous ont offert des vacances à Punta Cana, du 10 au 17 février. J’ai porté plainte le neuf. J’ai passé une semaine de rêve, loin de ma tête. À mon retour, j’ai reçu un appel de l’enquêteur qui me disait que le procureur de la couronne avait rejeté ma requête et que l’entrevue que tu devais avoir avec lui était, du même coup, annulée. Tu as eu peur, n’est-ce pas ? Pourquoi faire le trajet de Québec à XXX simplement pour te proclamer innocent, quand eux, seraient allés te rejoindre ?
Mon anxiété, je la sens dans ma tête à chaque minute. Je doute à chaque seconde. À l’école, j’ai un taux d’absentéisme assez impressionnant depuis mon secondaire quatre. Mais tu sais ce qui me rend fière ? Je me sais intelligente. Malgré tout. J’ai toujours gardé une moyenne scolaire aux alentours de 85%. 98% en anglais. 92% en français. 90% en histoire de l’art. J’ai lu Freud, Socrate, Camus et Proust. J’ai étudié Le Bernin, MichelAngelo, Duchamp et Magritte. Mes professeurs me disent que j’ai du potentiel. Ils aiment mes dissertations, eux aussi. Je vais étudier à l’université en communications, branche publicité et relations publiques. J’apprend tranquillement à vivre avec une nouvelle moi, qui vit chaque jour comme s’il s’agissait du dernier. J’ai appris à ne plus me censurer, à exprimer qui je suis et ce que je ressens, soit par l’art, l’écriture, le théâtre, et maintenant la parole… Et moi qui n’a jamais été capable d’approcher un garçon, voilà maintenant que j’essaie de mon mieux de lui accorder toute la confiance qu’aucun homme n’a eu de moi. J’ai des passions et des buts. Je n’ai pas oublié. Et chaque fois où j’entend parler d’un pédophile, je tends l’oreille. Quand j’entendrai parler de toi, je jure que je serai la première au front. Je sais qu’il y en a eu d’autres, j’attend. Et si elles n’arrivent jamais, ce n’est pas grave. Parce que toi, tu sais. Toi, tu vivras chaque jour dans la peur que l’une d’elles se manifeste, encore. Tu auras peur de perdre ton équilibre, de te faire sortir de force de cette jeune retraite. Je ne t’aurais pas souhaité la prison ou la mort. Ta tête est capable elle-même, de te faire justice.
Maline
*EDIT : Pour tous ceux qui ont envie de communiquer avec Maline, une nouvelle adresse a été créé spécifiquement à cet effet… La voici : maline_199@hotmail.com…
J’ t’ adore cocotte, tu sais où me trouver, si y’ a quoi que ce soit
Non mais….!!!!!! Ça vous rentre dedans, ça s’ infiltre par tous vos pores de peaux, ça fusionne avec vos cellules ( bon j’ le sais, la théorie d’ massage , ça va faire!) N’ empêche!
Zap Zap, ça marcheeeeeeeeee pas….!!!!!!!! Pis la j’ peux pas dire à l’ homme de la maison que la série (piratée…meu oui… on est pas toujours légal par ici) soit impossible à lire seulement les 30 dernières minutes de chaque CD… Putain de merde!! Y’ en a pas DE l’ homme de la maison! C’ est comme offrir une fondue sans chocolat! Devrait exister des remboursements pour ça! Humpfttttt….
M’ enfin… La fameuse série 24.. On me l’ a gravée… Je suis totalement accroc.. Je sais, je sais, d’ habitude j’ écoute jamais la télé… Mais là bon…j’ aime ça! Aidez-moi!! Moumannnnnnnnn!!!
Y’ a quelqu’ un qui écoute cette fichue série? Une vraie conspiration Action-Réaction, ça vous empêche de dormir, de vous occuper de vos enfants, ça vous donne même des alibis pour tous les 24 heures qui se sont évaporés… MAIS… WOoOoW…TA…PEU….wow minute toé là.. là… le pirateur, c’ t’ a toi que je parle!! Ça se fait pas!! Tu comprends tu!! Donner des copies d’ une série qui saute et qui fait buzzer le lecteur Dvd sur chacun des 6 putain de disques!!! Sans compter que… vous êtes ben malins! Sortir la série 6 et la 1 en français… Non mais! J’ chie quoi moi en attendant? J’ commande une intra-veineuse via E-Bay?
George Lucas… T’ as pas à t’ inquiéter.. Y’ en a qui ont compris le principe!
Kossé qui s’ passe dans le monde, vous pouvez m’ le dire, moi j’ y comprend plus rien!
Avec cette récession qui nous guette, oh pas telle une mère qui couve ses petits et qui les met à l’ abri, mais plutôt à l’ image de celle qui les prévient et qui reste insensible à leur chute… N’ allez pas croire qu’ elle nous plaindra. On le savait tous, n’ est-ce pas ? On se plait parfois à croire que ce que l’ on détient restera jusqu’ à ce que l’ on s’en lasse, et si, uniquement si, l’ on s’en lasse…
Et il y a cette langue si belle que nous ne saisissons pas encore tout à fait, dans toute la grandeur et la simplicité de ce qu’ elle a à nous offrir. Cette langue qui nous a tant servi et qui menace de foutre le camps plus vite que les efforts mis à la peaufiner… Parce qu’ il n’ y a pas si longtemps… Parce que vous savez, hier est à nos portes… Que dois t’ on dire à nos enfants ? Que nous ferons la différence, pour eux? Que ceux d’ avant étaient des empotés qui n’ ont su y arriver? Que c’ aurait pu être autrement? Quelle injure avouez…
Voici le texte de ce superbe vidéo trouvé chez Regardez la musique… Un texte cru qui m’ a toujours fait frissonner.. Peut-être que si vous aussi… Je dis bien peut-être… Peut-être pourrons nous éviter l’ étau qui sournoisement se resserre, peut-être arriverons nous à désamorcer ce génocide langagier qui file vers nous tel une bombe sur laquelle nous ne semblons avoir aucune prise…
”Speak white. Il est si beau de vous entendre parler de Paradise Lost ou du profil gracieux et anonyme qui tremble dans les sonnets de Shakespeare. Nous sommes un peuple inculte et bègue, mais ne sommes pas sourds au génie d’ une langue. Parlez avec l’ accent de Milton et Byron et Shelley et Keats. Speak white et pardonnez-nous de n’ avoir pour réponse que les chants rauques de nos ancêtres et le chagrin de Nelligan. Speak white. Parlez de choses et d’ autres, parlez-nous de la Grande Charte ou du monument à Lincoln, du charme gris de la Tamise, de l’ eau rose du Potomac. Parlez-nous de vos traditions,nous sommes un peuple peu brillant, mais fort capable d’ apprécier toute l’ importance des Crumpets ou du Boston Tea Party, mais quand vous really speak white quand vous get down to brass tacks pour parler du gracious living et parler du standard de vie et de la Grande Société un peu plus fort alors Speak White. Haussez vos voix de contremaîtres, nous sommes un peu durs d’ oreille, nous vivons trop près des machines et n’ entendons que notre souffle au-dessus des outils… Speak white and loud qu’on vous entende de Saint-Henri à Saint-Domingue. Oui quelle admirable langue pour embaucher, donner des ordres, fixer l’ heure de la mort à l’ ouvrage et de la pause qui rafraîchit et ravigote le dollar…Speak white. Tell us that God is a great big shot and that we’re paid to trust him.Speak white… Parlez nous production, profit, pourcentage… Speak White, ç’est une langue riche pour acheter… Mais pour se vendre? Mais pour se vendre à perte d’ âme… Mais pour se vendre…Ah! Speak White… BIG DEAL… Mais pour vous dire l’ éternité d’ un jour de grève, pour raconter une vie de peuple-concierge, mais pour rentrer chez nous le soir à l’ heure ou le soleil s’ en vient crever au-dessus des ruelles, mais pour vous dire oui, que le soleil se couche oui, chaque jour de nos vies à l’ est de vos empires. Rien ne vaut une langue à jurons, notre parlure pas très propre tachées de cambouis et d’ huile. Speak white, soyez à l’ aise dans vos mots. Nous sommes un peuple rancunier oui, mais ne reprochons à personne d’ avoir le monopole de la correction de langage. Dans la langue douce de Shakespeare avec l’ accent de Longfellow, parlez un français pur et atrocement blanc….. Comme au Vietnam, au Congo. Parlez un allemand impeccable, une étoile jaune entre les dents… Parlez russe, parlez rappel à l’ ordre, parlez répression… Speak white ç’est une langue universelle, nous sommes nés pour la comprendre! Avec ses mots lacrymogènes, avec ces mots matraques… Speak White.Tell us again about freedom and democraty. Nous savons que la liberté est un mot noir comme la misère est nègre et comme le sang se mêle à la poussière des rues d’ Alger ou de little Rock. Speak White de Westminter à Washington, relayez vous! Speak White comme à Wall Street, white comme a Watts, be civilized, et comprenez notre parler de circonstance quand vous nous demandez poliment ” How do you do” et nous entendez vous répondre ” we’re doing all right’, we’re doing fine…” We…. are not alone”. Nous savons que nous ne sommes pas seuls.
Non, nous ne sommes pas seuls. Saurons nous faire la différence? Je l’espère, sincèrement… Bien plus que pour moi, pour vous aussi que j’aime tant tenter de comprendre…
Patrick Lagacé a fait un billet qui a été fort commenté, j’vous laisse y jeter un oeil ici.
Bien que je n’ arrive pas à me dire que la peine de mort soit une solution envisageable, y’ a des soirs comme celui-ci où il me plairait de broyer un monstre de mes propres mains ( Renart) … Quand la douleur, la soumission, l’ enchaînement, l’ impuissance, les cris et l’ atrocité règne dans un univers d’ un mètre 70, quand l’ agresseur a même le culot de vous passer sous téléviseur ce qu’ il vous manque d’ air à respirer… Quand ce même agresseur vous a enlevée et séquestrée plus de 24 ANS durant… Quand résulte de cette liaison 7 gamins nés sans soins, dont 3 adoptés sans une quelconque interrogation, pas même celle de la femme qui les a élevés croyant l’ homme qui les avait soi-disant trouvés face à la porte de la maisonnée ( le gouvernement qui érige les papiers, j’ ose même pas vous dire ce que ça m’ fait fredonner dans ma cervelle de p’ tite écervelée… J’ y comprend rien à toute cette bureaucratie compliquée qui fait qu’ on accorde un tuteur aussi facilement à un gosse sans provenance…)
*Rectification en date de ce matin, on citait cet extrait qui visait à démystifier le cas des adoptions :
Le père d’Elisabeth, qui a imaginé au fil des années un scénario des plus sophistiqués, a réussi à adopter trois des enfants, faisant croire à sa femme, Rosemarie, qui ignorait tout de l’affaire, et aux autorités, qu’Elizabeth avait, à trois reprises, déposé les bébés devant la porte de ses parents. Josef, père de quatre autres enfants avec Rosemarie, avait pris soin de faire écrire, à sa fille, des lettres d’accompagnement. «Le bébé a 9 mois, elle aura une vie meilleure chez grand-mère et grand-père qu’avec moi», expliquait ainsi une missive de 1993.
Alors bon, je pourrais passer outre, faire comme si rien, parce que… Mais ça m’ écoeure… Ça m’ écoeure de penser que j’ aurais pu être une de ces voisines, juste là, et ne jamais rien voir, (avec la faculté que j’ ai de me foutre de la vie des voisins gonflables qui pullulent mon voisinage) ça m’ écoeure de penser que mes oeillères de banlieusarde abrutie par le stress et le quotidien auraient pu servir à camoufler ce putain de démon qui a réussi à enfourner sa propre gamine et à lui donner 7 chérubins sous silence… 24 ans… C’ aurait pu être le regroupement des plus belles années… Celles qui façonnent les p’ tits bonheurs en d’ immortelles esquisses sur la peau de ceux et celles qui les chérissent. 24 ans. La vie devant. 24 ans. La liberté. Des projets. De la passion. De l’ amour. De l ‘ espoir. C’ aurait pu être un peu de tout ça, mais ça ne l’ a pas été, parce que vous savez, y’ a tout un tas de gens qui veulent tout simplement pas manger leur volée, tout un tas de gens comme moi qui, lorsqu’ ils voient les mots partir se contentent de contenir l’ ébullition qui menace de les envahir et de tout détruire… Y’ a des gens comme moi qui, s’ il ne se contenaient pas, prendraient les couilles de cet immonde salaud et lui ferait bouffer jusqu’ à le voir en crever sans même se demander s’ il y a crime ou atteinte contre les droits de la personne. Faudrait quant à moi être relégué à ce rang pour avoir le droit de s’ approprier la protection qui s’ y rattache… M’en ficherait pas mal vous savez, quand je penserais à cette gamine qui, lorsqu’ elle avait 18 ans, a été anesthésiée et menottée pour disparaître de l’ existence 24 ANS durant… 24 ans, ç’est l’ âge que j’ avais il y a 3 ans, lasse de mes tâches quotidiennes, de l’ amour fuyant de mon couple… Et j’ étais loin de m’ imaginer dans mes petites galères existentielles qu’ il y avait, à quelques heures de vols de chez moi, une jeune femme qui rêvait de vivre mon soap routinier…
Alors je me met à penser à toi Élisabeth, de ton recoin pesant d’ Autriche et j’ ose te dire que, lorsque l’ hiver me flanquera par terre, je vais essayer de m’ acharner contre moi, de sortir et de prendre ce grand bol d’ air que tu as du envier du fond de ta prison avec accès télévisé… J’ en reviens comme même pas… Faut être vraiment tordu d’ avoir pensé à t’ installer une télé… Ça me foudroie de penser que ça le faisait peut-être déculpabiliser, que ça ramenait peut-être de moitié son côté détraqué sur le banc des humanisés…
Je sais même pas quoi te dire, je veux même pas imaginer les images qui viennent à tes yeux quand ton corps lui, se bat pour dormir… Tu dois te battre à chaque instant, et je sais même pas ce qui a à te souhaiter, je sais même pas si de te dire de pas lâcher est ce qu’ il y a pour te permettre de continuer… Avec ce que t’ as eu à endurer, je crois que ça te donne même le droit de vouloir rêver, sans penser qu’ un jour, t’ aies encore à te réveiller…
Les liens vers les textes sur Élisabeth sont ici , là, là et là…
Je me sens incohérente, inconsistante comme une grosse flasque molle qui n’arrive pas à constituer quelquechose de solide. À force de brasser d’la marde ca finit par devenir juteux, ça irrite, ça pique, pis ça nous inspire une démarche qui prend des airs d’la danse des canards quek’peu boiteuse.
Y’a des tas de choses qui me font chier, mais plus particulièrement quand je travaille et que les enfants me sortent des logiques tirées tout droit du coffre aux trésors dément qui sert de cervelle à souvenirs (dont ils ne retiennent que les bons coups!) à leurs parents (total délire quand on conçoit que c’que la plupart d’entre eux demandent à leur rejetons est de faire des trucs qu’ils n’ont, ni la sagesse, ni le gros bon sens d’appliquer dans leur propre vie!) , ces mêmes logiques qui les contraindront à jouer les béquilles de service ou pire encore, celles-là qui entraveront leur vie d’handicaps sérieux lorsque, lors d’éventuelles frasques, leurs parents leurs proclameront à la volée :’’ Mais je te l’avais dit d’écouter!!!’’
J’grommelle par en dedans, j’ai d’la bile qui me sort du cul, j’ai les hormones plus qu’en état de choc post-Spm, j’vois tout simplement pu clair c’matin! Si j’vomis mes états d’âme ainsi c’est que je ne sais pas, je ne sais plus, l’aie-je déjà su parce que je dois avouer l’échec grisant de mes tentatives réparatrices dont je fais le constat encore aujourd’hui…
En gros pour vous expliquer la situation j’vous fais en abrégé l’histoire de ma puce… Elle se fait littéralement barouetter une semaine sur 2 entre son père et sa mère qui mettent souvent fin à leur contrat de garde à l’avance, débordés qu’ils sont par le caractère bombatomique de leur fille. La mère travaille de nuit et elle fait garder la puce dans une autre garderie, d’où elle la réveille chaque nuit vers des heures où même le coq s’abstiendrait d’chanter… Elle est à bout, de son travail, de sa vie, de ses amours qui ne font ni cul ni tête. Elle rechippe le coli Ups à la belle-mère qui s’empresse de venir me la redomper ici aussitôt arrivée, puisqu’elle n’a pas ca en elle pis qu’la seule chose qu’elle est certaine de lui soutirer et qui soit brin exutoire est la pisse qu’elle répand sur les planchers lorsqu’elle craint d’être brutalement grondée, lassée par les injures et les sacres de cette abominable femme qui ne sait faire autre chose que de la rendre coupable de son insécurité… L’abominable sent le printemps quand elle arrive ici, bois pour ne pas succomber à la platitude de sa vie et elle me joue des scènes méritas d’un golden what the fuck you got kid chaque jour que la vie amène…
Donc ma puce vient d’avoir 3 ans pis ca fait 9 mois que j’la vois faire son manège, l’odieuse…La p’tite ak la tuque d’in mains, le coat ouvert jusqu’au nombril (m’semblait qu’on s’battait contre c’te mode là au secondaire!), le cache-cou en travers des pieds pis les cheveux encore plus broche-à-foin qu’le balai…Sacreboire y fait -20, p-être que j’devrais me mettre à boire comme elle, tituber sur mes incapacités et sacrer toute la mauvaise foi et les côtés mésadaptés de mon être sur une petite qui ne demande qu’à essayer… Peut-être que je me sentirais moins lourde, moins dépassée, puis j’pourrais me convaincre quand elle serait ado que, si elle m’avait écoutée, elle n’en serait pas là, ce demain qui deviendra vite aujourd’hui… Je me sens impuissante car je n’ai comme défense que l’amour que j’éprouve pour elle…
9 mois que j’vous dis à me décarcasser à grand coup de diplomatie (ou d’aveuglerie mentale ou peut-être même par crainte d’la voir ficher l’camps pis priver la puce d’une stabilité qu’elle ne retrouve que dans une moitié d’vie), 9 mois à tenter d’lui faire comprendre qu’la p’tite, avant d’être capable de réciter à l’envers le guide d’la bonne ménagère, avant de servir de 2e mère a son demi-frère, avant de devenir l’ombre d’elle-même, la puce elle doit apprendre c’que c’est qu’d’être une gosse.
Peut-être que, lorsqu’elle la descend de sa chambre du 2e étage et qu’elle l’enferme au sous-sol de peur de voir puce réveiller monsieur-le-prince-gagagougou-de-miss-grosses-mamelles (j’en sais rien je l’avoue, mais une vache s’t’une vache, excusez là!), peut-être qu’elle se dit que, la vie, on doit parfois l’apprendre à la dure. Peut-être que je fais parti des gens qui aiment voir la vie en rose et qui croient que de border mes précieux dans la ouate (pas trop mais un minimum certain!) servira à établir un quelconque confort affectif dans leur vie future… Peut-être que si ca m’a pris 8 mois avant de comprendre pourquoi ma puce souffrait d’insécurité c’est un peu parce que je me fie aux apparences et je me disais que des kids habillés en Souris Mini ne devaient pas nécessairement manquer d’affection et de bonnes intentions… Peut-être que je suis dingue aussi de laisser le manège perdurer car je crains qu’une démarche plus poussée condamnera ma cocotte à un nouvel exil, un nouveau déplacement, une nouvelle adaptation et je crois qu’elle en souffrirait davantage…
J’me dis qu’y’a pas que les contes drastiques-mythiques pour effrayer les enfants qui tiennent la route, y’en a d’autres plus cruels qui nous clouent au cercueil… Y’a pas qu’l’abominable homme des neiges à craindre lorsque la poudrerie aveugle notre destination, y’a aussi sa femme, l’abominable femme des mers, celle-là qui règne sur les liquidités de ce monde (le cash pis la boisson moi j’vous l’dit! Watchez vous, j’l’ai vue à l’œuvre moi avec ces messieurs), elle aspire le vide jusqu’à ce qu’elle trouve ça drôle pis moi la conne j’en répète la narration sans jamais en changer la fin! Je me sens comme l’écume sur le bord des rivages… Je me sens comme le but qui stagne à l’étape de sa conceptualisation… Je me sens comme toux ceux qui me puent au nez, parce que je sais et que je ne trouve rien de mieux à faire qu’attendre… Je me dis qu’la vie prend sur elle de veiller sur chacun, qu’au détour la puce m’a tout de même moi. Sauf qu’aujourd’hui je trouve ca lourd parce que je ne peux la prendre dans mes bras et bercer sa vie comme si c’était la mienne… Je ne sais pas, je ne sais plus. Un jour si la vois démunie par la vie, j’ai peur qu’elle me demande pourquoi je ne l’ai pas aidée… Pourquoi je ne l’ai pas écoutée…
Ma puce m’a dit ce matin : Quand je vais être grande je veux être comme toi… Et j’ai pleuré car c’est un peu moi qui voudrait prendre sa place, refaire ce bout cruel de ma vie que j’ai voulu mettre derrière, qu’importe, si ca me rend digne de l’amour qu’elle me porte… Si seulement j’aurais pu lui dire : Et si tu le savais toi tu le dirais?
Si vous êtes pas trop sensible, pas trop raciste à l’ avance, lisez-ceci…
Bientôt, ils seront plus nombreux que nous, feront-ils cela à nos fillettes ?
J’ ai le coeur lourd… Je vais faire un tour…
Pour ceux qui sont intéressés à en savoir plus sur ce type de coutumes, j’ ai lu un excellent livre il y a quelques années… Il se nomme Vendues et il a été écrit par Zana Mushen, il est la deuxième partie d’ un autre livre du même type : Jamais sans ma fille de Betty Mahmoody…
Voulez-vous que je vous le dise yé où le problème? On est des lâches, des faux-jetons, des grandes-gueules qui passent jamais à l’ action et, parce qu’ on a peur d’ avoir à réagir, on détruit les tits oisillons dans l’ oeuf question d’ être sur d’ en faire de belle z’ ordures quand ça sera leur tour d’ nous éduquer… Ça pousse vite d’ la mauvaise herbe hen? Surtout quand on la marine dans ’sauce maléfique! Le mal, y s’ propage tellement vite dans tou’é coins d’ pays, parce qu’ on traîne sa charge comme un boulet, pour ceux d’ avant et ceux d’ après… On est des froussards sans colonne…
Voyez ce qu’ on fait aux gamins, pas tellement loin, pour certains, ç’ est ici, dans leur cour, dans leur quartier ou dans la ville voisine… À moins que je n’ me trompe et qu’ on ait cette facilité à s’ dégager de la merde pour ne voir qu’ celle des voisins ? À moins que ça n’ se passe aussi à l’ école de vos chérubins ? À moins qu’ on garde tout ça pour soi comme la peste des souris qui souillerait l’ honneur de notre propreté…