Sur des airs de Mandoline.

‘’On voit à la démarche de chacun s’il a trouvé sa route. L’Homme qui s’approche du but ne marche plus, il danse…’’ LAWIRA

Capture de mots juillet 20, 2008

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  • ” Maman mon caca yé un tit peu trop long, comme ton film…”
  • ” Mon poisson est un tit peu triste, je crois que c’ est parce qu’ on a pas fêté sa fête… Si y serait pas Bétâ au moins, y s’ f’ rait des amis! ”
  • ” Maman!!!!!!!!!!!!! Le bain va me respirer ! Au secours, au secours! ”
  • ” T’ es comique! Le bain va te respirer hein? ”
  • ” Ben oui j’ sens toute bon pis y va me respirer dans l’ trou! ”
  • ” Hahaha! Oui, c’ est vrai que tu sens bon, mais ça serait pas qu’ il va plutôt t’ aspirer dans le trou ? ”
  • ” Oui, c’ est ça ( face de génie qui a tout saisi)………. il va m’ aspirer avec sa grosse narine!!!! ”
  • ” Bah, heu… Si tu le dis! ” ;)
  • Maman ignare : ” C’ pas trop bon tit-loup rester à côté du micro-ondes”
  • La tornade : ” C’ tu comme ronger ses ongles?  C’ pour ça qu’ c’ pas bon? ”
  • Une mère qui bâcle sa job : ” Non non loulou, des ON…DES (penses vite sa mère, c’ comme la fois ou il t’ a demandé la signification des atomes, des molécules……de l’ univers cibouè…!!!!!!!!!!!!!! (Hummpfttttt, vu les milles et un détours qui n’ ont pas réellement porté leurs fruits lors de mes dernières explications rocambolesques)… ” Bah, heu……..C’ pas bon!!!  Fais juste enlever ta face de d’ là!!!”
  • Le manipulateur émotif : ” Ok j’ vas aller ronger mes ongles! ”
  • La poire-crédule : ” Bon ok… Vas chercher le Larousse imagé, on va essayer de trouver une réponse qui tienne la route!”
  • Le chauffeur de taxi qui t’ fait passer par la 40 pour te rendre de St-Denis à St-Laurent : ” Pourquoi?  Elle s’ promènent en auto les réponses? ”
  •  La débinée de la vie : (Finalement c’ est p’ t’ être moi qui est due pour une bonne draft d’ ondes!)
  • La tornade : ” J’ veux pas goûter, j’ suis pas sûr que j’ aime ça, les choses qu’ on aime pas on peut être allergique… ” (Mouais… un peu comme ton père, tu gagnerais un point là…… Si j’ n’ avais à trier toute éventuelle nouveauté qui se retrouverait dans ton assiette!) :P
  • La tornade : ” Moi j’ t’ allé dans la ville de Canada maman hen, la ville bleue de Canada? ” ( C’ est ça minou, Le Canada bleu ça ferait une annonce du tonnerre aux prochaines élections… mouahahaha)
  • Ma tite belle-soeur  de 13 ans : ” Je reviens de chez X..”  
  • Une tache dans sa cuisine : ”  Ah oui, z’ êtes revenus ensemble ma belle?”
  • La teen-fool-zen : ”Meu.. Non… On préfère attendre…”
  • La fille-qui-attend-parce-qu’ elle-a-trop-de-responsabilités : ??!!??  
 

J’ ai accouché d’ une nouille, s’ pas moi qui l’ a dit, c’ est lui! GnaK Gnak juillet 7, 2008

Classé dans : Chroniques d'une éducatrice, Mes racines, mes ailes — mandoline @ 8:49
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2367241158_c91d106a5f_m Soleil se rentre la bedaine et je lui dit alors : ”T’ es si mince ti-loup!  T’ as beau manger pour 2, t’ engraisse pas!”  Même shape que papa faut croire, comme un athlète, grand, avec de larges épaules, mais aucune chance d’ y voir un ventre apparaître… M’ enfin…

 

Il se met alors à rire et dit, en gonflant son ventre : ” Ben non regarde maman JE SUIS ÉPAIS!!!” Ensuite, il tourne en rond et dit : ”Je mange tout plein! Je suis épais, épais, épais!! 

 

Encore une fois : ”Allo les voisins! Vous les aimez vos nouveaux voisins?”

 

Kossé j’ vas faire avec eux hein??

 

La piscine, ça ramollit le cerveau vous croyez? ;)

 

Les apprentis-sages juin 6, 2008

Classé dans : Chroniques d'une éducatrice, Mes racines, mes ailes — mandoline @ 11:59
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:) ”Merci de votre aide les loulous!”

La tornade : ” Ça m’ fait pu rien maman!”

 

:) La tornade qui se fait essuyer les fesses après un passage aux toilettes :” (Shakement de tête) Ça fait mal un tit peu, ça doit être à cause d’ une toile d’ araignée!”

Une maman qui cherche un pot de pilule inhabituellement ouvert…. : ”Meu… de kossé ? ”

La tornade : ”Ben oui quand t’ essuies les toiles tu fais ça” : (shakement de tête suivi de ”bouaaaaaaeurkkkkkkkk” )… 

 

 

:) ”Toi maman je t’ aime plus qu’ un extra-terrestre!”

(J’ suis suposée me sentir flattée là? :P )

 

 

:) ”Maman, maman… Les écureuils dans l’ arbre ils s’ amusent à acheter du manger…”

Ben oui ti-loup, on a des écureuils high-tech à St-Eu!

 

Faire simple mai 9, 2008

 

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Lors du déjeuner ce matin….

 

Maman, pourquoi on ferait pas des tables en brique? Ça sauverait du bois…

 

Maman, pourquoi les sacs de lait sont toujours dans le fond du frigidaire… Faut toujours tout enlever pour aller les chercher, est-ce que ça peut nous rendre fous ?

 

Maman…

 

Les chandelles mai 5, 2008

GS170012 Héra, Hestia, Aphrodite, Athéna, Demeter (Ça prend ben un ‘tit gars dans le tas!) ….J’sais même pu comment écrire le nom de tous les Dieux que j’ai dû prier ces derniers temps!!  Vous croyez que j’ai perdu l’esprit? Ben vous avez rien vu! Parce que le bachelor (qui vient à peine d’être terminé) vient de se faire vendre mes amis!!!!! Mais bon, que voulez-vous, y’a que les fous qui ne changent pas d’idée et je m’ennuie drôlement de mes p’tites virées ‘’café et brin de causette’’. Je me suis éloignée, car j’avais à faire le point. Je prends conscience de mon cheminement en triant les détritus qui inondent les gardes robes et les tiroirs de toute sorte… On en amasses-tu des cochonneries dans une vie! Mais, le pire dans tout ça, c’est que, ce qui me tracasse l’esprit présentement c’est : ‘’Mais qu’est ce que j’fais avec les chandelles ? Je les jette ? Je les pacte ? ’’

En voulant trier l’inutile, j’ai assumé une charge émotivo-affectivo-délirante bien plus grande que celle estimée dès le début… Est-ce que je vais me tordre à l’image de ces foutues chandelles? Certainement pas! Frette-nette pis cru de même toi! La grosse crise existentielle! Des échos, des parfums, des rires, des pleurs aussi…Chaque bougie allumée : un baume… Les modèles allongés, les ‘démodelées’ et les ‘tordues-presque-toutes-fondues’, celles qui fourmillent dans le fond du sac… Dire qu’un bout de cire a déjà eu dans ma vie, plus de force et d’impact qu’une parole!

D’ici peu, toute cette pièce sera du passé… les actes joués retourneront au placard des souvenirs… Et oui, il y aura encore de la cire de collée par-ci par-là sur les comptoirs, que voulez-vous, on n’y échappe pas! (Le pire c’est que c’est vrai! Dites le pas aux nouveaux proprios, nan! J’vais tout décoller ça!) :)

Ce soir je me demande ce qui me chagrine le plus… Mes attentes, ma vision d’un futur trop flou pour être démystifié… Le fait d’avoir tracé une ligne de conduite que je n’aurai suivi qu’en partie… Je me demande toujours où est la limite entre ce que je fais pour moi et ce que je fais pour échapper à ce ‘’moi’’…. Quand la fin d’un projet approche, je me demande toujours si j’abandonne ou si, en fait, je termine pour mieux commencer quelquechose de nouveau… Fermer une porte pour en ouvrir une autre en quelquesorte…

Quelle est ma part de faute dans mes accomplissements et quelle est ma part de bienfait dans mes erreurs? Je me sens comme une marionnette tendue qui voudrait reprendre possession de ses fils… Seulement, en tâtonnant la nouvelle liberté qui s’offre à moi, je déstabilise mes fils (lire gamins cette fois-ci), je brise des liens noués si fragiles déjà… Pour Soleil c’est 3 ans d’apprentissage social qui s’envole en quelquesorte. Pour la Tornade, c’est la certitude que l’école qu’il visite et qu’il a hâte d’intégrer depuis ces même 3 ans ne sera pas celle qu’il fréquentera…

J’ai tant déménagé, tant vu de visages et entendu de voix différentes. Je m’inquiète face à leurs craintes, face au bout que je ne peux faire à leur place, je crains de les voir incertains et insécures face à la nouveauté, mais je sais que tout sera pour le mieux. Nous serons fragiles au début, mais nous sommes bien entourés, alors je suis certaine que ça va bien aller.

Soleil m’a dit : ‘’ Et si Charlotte ne se souvient plus de mon numéro!!’’, ‘’ Et si mes amis ne savent pas où je reste maman…’’, ‘’ Aurons nous une autre maison?’’ En gros ”bla bla bla… Ce n’est pas parce que nous ne pourrons plus les voir tous les jours, que nous ne les verrons plus… bla bla bla…. la maison n’est qu’un immense rectangle auquel nous attachons trop d’importance…  ( c’t'as ton gars que tu parles, ressaisis toi! C’est du transfert ca ma vieille!) Ce ne sont que des murs qui nous protègent du froid, du vent, de la pluie. (QU’est-ce qui faut pas entendre…) Ce qui est important c’est d’être ensemble tous les 3 ( Non mais dans le genre mélodramatique cucul j’ai déjà vu mieux), prendre le temps de vivre parmi ceux qui me nous sont chers… Il faut tout faire pour être heureux, même si ça implique de faire quelques changements à votre notre vie. ’’ Pffff….

Pathétique je sais, j’ai pas toujours les mots… Y’a qu’ il n’ y’ a pas de clavier entre les fistons et moi,  y’ a que l’instant fatifdique où leurs yeux quémandent une réponse sur la volée, avec ce manque d’introspection sur la question, ce petit ” et-puis-merde-qu’est-ce-que-je-peux-vous-dire-sinon-que-j’-espère-ne-pas-me-tromper !”

J’ai alors eu droit a une bénédiction : Il m’a serré dans ses bras et il a dit : ‘’ Toi je t’adore ma maman!’’ Ce soir là je me suis couchée sereine comme il ne m’était pas arrivé depuis longtemps… Je sais que j’ ai pris la bonne décision…

Et vous, que pouvez-vous changer à votre vie? Je veux dire, vous le savez, y’ a toujours moyen de l’ améliorer, non? ;)

 

tryo mai 1, 2008

 

Misha_Gordin_04 J’ ai assisté à une triste scène de ménage. Un peu comme on assiste à une émission télé, impuissante, hors d’atteinte… Ça m’a ébranlé, ça m’a choquée… Je regardai alors autour de moi…Il n’y avait plus personne. J’etais seule, peu à peu les couleurs ont repris forme, le décor a changé. Cinq ans d’archives de ma vie parties en fumée… Je comprend à mon réveil que le vide que je ressens n’a rien d’irréel : je me suis séparée. Mon fils vient de me demander : ‘’ Notre famille c’est 3 personnes ? Maman, nous on a plus de père dans notre famille hein ? Sunnee, Nathan et maman…3 personnes…’’ Ce matin, c’est mon histoire qui m’a rattrapée … Mon p’tit homme vient d’avoir 4 ans et vous êtes dans ma réalité…

 

Je ne vais pas toujours au fond des choses, fouiller c’est détruire… (Aurais-je peur d’offrir à qqn d’autre la possibilité de relever mes échecs?) Je me rappelle… J’avais grandi dans une famille décomposée avant de décomposer la mienne… Épuisée de me battre, de me décevoir, de ne rien faire pour éviter d’être consumée par un feu qui m’avait jadis portée bien haut…Qu’est-ce que j’ai fais… Ma question à moi c’est: ‘’Est-ce que j’ai fermé les yeux?’’ J’ai peur de répondre, j’ai peur de moi, peur d’être comme tout le monde et d’accepter la fatalité de la vie…

Est-ce que je me suis enlisée par crainte de perdre le contrôle, en particulier sur moi ? Jusqu’où aie-je été, dans mes propos et mes pensées… Cela me pèse… Je me sens coupable de mes malaises. Je n’ai pas toujours les mots qu’il faut… Je prends mon fils dans mes bras et je le serre bien fort. Je lui dis : ‘’ Soit patient mon loup… (Combien je voudrais qu’il sache que son père s’ennuie sans qu’il culpabilise du chagrin de celui-ci…) Papa t’aime… Ce sont les trois mots que j’ai trouvé pour compenser le vide sans en créer un de nouveau… Il t’aime, tu n’y es pour rien… Je me sens fautive. Je voudrais geler le temps et crier bien fort. Je ne veux tellement pas vous faire de peine. J’en avais trop moi-même, je ne voulais pas que ça soit comme ça… Pourrez-vous comprendre un jour?

Je me demande parfois tard le soir ce qui vous chagrine réellement derrière chacune de vos tristesses… Proviennent-elles de maux passagers ou sont-elles le déboulement d’une peine bien plus grande encore… Avez-vous des craintes dont vous n’osez me parler… Croyez vous en moi lorsque je vous dis que ça va aller… Est-ce que ça va pour vous quand je crois que ça va pour moi? 

J’ai appris dernièrement que je pouvais vous supporter sans toutefois façonner le chemin qui guide vos pas… Je me sens impuissante face à ce que vous vivez par ma faute et je souhaite de tout cœur que vous puissiez réaliser ce qu’il m’en a coûté d’avoir ainsi remanié vos vies. Nous sommes forts. Papa vous aime et maman aussi… Je n’aimais plus le modèle que nous étions ensemble pour vous et je crois que papa comprendra aussi. C’est un homme bien votre papa. Il est mon confident, mon ami et je l’aime… Je l’aime d’une amitié complice, je crois en lui et je sais qu’il sera toujours là pour vous… La peine va passer et il aura tant à vous donner. Papa s’inquiète de ses absences et je le vois dans vos yeux aussi… Mais ne vous en faites pas… Ce n’est qu’un mauvais moment à passer…

 Dessines la famille que tu as mon bonhomme… 4 personnes. Un papa, une maman et 2 frères adorables! Même s’ils n’habitent plus sous le même toit… Papa et maman, resterons toujours papa et maman…

Ce soir mes amours je vous envoie une recharge d’amour. Je viens de vous voir somnoler et vous sembliez si paisible. Cela m’apaise. Je vais dormir. Demain on réserve papa pour une fds de garçons! Ça va vous faire du bien! 

Que je vous aime !!

Mandoline xxxxxxxxxxxxx

 

Ca serait bien si… avril 22, 2008

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Il y a le vide, c’est tout. Ce vide qui accompagne chaque seconde à venir. Prêt à accueillir les espérances et les désirs. C’est un réceptacle inerte et en attente. Nous avons toujours le choix de vivre ou de mourir jusqu’ à ce que l’ inévitable fin arrive. Alors, c’est dans la mort que le vide reprend son vrai sens.  Renart Léveillé

 

Et si c’ était ça au fond ? Savoir que tout repose sur le vide et qu’en fin de compte, on est pas à ça de près de réinventer l’ existence tout simplement parce qu’ on y croit… Et cette peur de crever, qui colle aux basques jusqu’ à plus respirer… Cette conscience qui éclate et embrasse toutes les avenues à la fois… Cette peur de tomber, d’ échouer, de ne plus savoir se relever…

Il y a de ces cafards sans noms qui forgent le silence, mais trop peu l’économie des mots… Alors, continuer et cesser de penser, parce que trop dur, parce que trop lourd, parce qu’ on ne peut expliquer les affres du passé sans voir nos gestes condamnés à être décortiqués, analysés et désossés de leur noble intention, fautifs des névroses de leur mise en action…

Parce qu’ il y a des gens qui aiment cette force qui nous enchaîne à notre volonté, parce qu’ il y a beaucoup de ceux-là qui ne savent aller de l’ avant et qui, s’ ils nous voyaient renoncer, seraient contraints de se dire que ça ne vaut même pas le coup d’ essayer… Parce que parfois, l’ orgueil de voir, de ne plus croire que ça existe…

Alors on remet les chaînes de la honte jusqu’ à crever de ne plus savoir endurer… Parce que plus cruelles que celles dont l’ on s’ afflige, il y a ces attentes que l’ on octroi à autrui, que l’ on dissème comme des mines prête à nous défigurer l’ cheminement…

Lequel de notre égo ou de notre bourreau est responsable de faire perdurer la souffrance?

Et il y a cette peur d’ être, qui coïncide avec le mal d’ avoir… Cette paralysante souffrance qui permet de sourire quand il est trop atroce de dire… Ce Pourquoi et  ce Comment qui partent le bal, quand la porte se ferme et qu’ Maintenant s’ emballe… Il y a de ces clés qu’ on enterre bien bien loin, question d’ être sûrs de s’ lapider la motivation à ne pas savoir l’ affronter ouverte, question qu’ l’ effet nous rebondisse en pleine tronche et qu’ on défriche jusqu’ à plus en déserter la cause… Il y a de ces portes qu’ il vaut mieux ne pas fermer, il y a de ces affres que l’ on doit côtoyer pour exister… Il y a de ces vides qui doivent rester, juste là, à côté… Parce qu’ il n’ y a qu’ ainsi qu’ on signe l’ affranchissement, la victoire, lorsque,  face à ses fantômes,  on n’ tremble plus à l’ idée d’ avancer… La liberté non plus est pas toujours à ça de près de se laisser amadouer…

Il ne faut pas en vouloir à la vie parce que les choix sont douloureux..

Maman a foutu l’ camps la semaine passée… Parce qu’ elle a toujours voulu savoir, dans les limites qu’ elle seule avait dressées… Vouloir entendre, ç’est pas si grave, quand tu veux t’ en sortir sans r’ coller les pots cassés, quand tu veux continuer sans devoir t’ impliquer…  Alors tu rejoues le même scénario, tu fuis, t’ as des remords gros comme des typhons de sables mouvants, des tourbillons de mots qui se cherchent les uns les autres, aspirant leur sens avant même qu’ t’ arrives à en faire une phrase, désordonnée, perdue su l’ fil des jours à régler l’ sort d’ la façon que tu vas tout dégobiller… On s’ en fou ! Un truc, qu’ importe si t’ arrives à le dire, enfin… T’ as pas été à la hauteur ? Tu pourrais cracher l’ morceau, on passerait  à la prochaine étape… Je te dirais sans gants blancs, sans éloquence, à l’ égal du tact dont  t’ as su préparer mes convictions… Parce que marre d’ emprunter à la douleur et de léguer à mes espoirs… Ensuite, tu dirais que, toi aussi, la vie t’ as bien roulée, qu’ t’ as parfois l ‘impression qu ‘ elle est allée s’ farcir ta tronche quand tu d’ mandais pas mieux qu’ elle te la recolle au passage… 

Et puis tu sais, quand j’ espère que tu combattes la réalité le temps de la changer, j’ suis souvent déçue… Faut être forte pour ça, suffit pas d’ accoucher la vie pour savoir l’ éduquer… Oh mais, je sais, je sais,  y’ a de ces rengaines qu’ on se fredonne pour mieux s’ haïr et s’ mutiler quand on est seul, le dos tourné… Y’ a de ces bonheurs qui se font charitables que pour mieux nous l’ arracher ensuite…  Y’ en aura pas d’ facile m’ man ! On est pas à ça de près toi et moi de prendre plus gros que nôt part de gâteau!

Tu me pardonnes dis, d’ avoir dit qu ‘ t ‘ achèterais pas les p’ tits au passage ? Je le sais que t’ es aimes, t’ oublies trop souvent qu’ eux aussi, ils t’ aiment… Juste pour toi, juste parce que c’ est d’ même; la vie fait parfois bien les choses tu trouves pas ?

Dis… Ce soir, ça serait bien qu’ tu fasses pas d’ conneries, ça serait bien qu’  je cesse un peu d’ m’ en faire, que j’ me pratique à jouer tite-fille et ça serait bien que toi, tu joues à la mère, un peu… pour changer…

Alors, quand tu reviendras, oublie qu’ t’ as le pouvoir de leur dégoter un sourire par tout un tas d’ peccadilles, viens t’ asseoir, sur un bout de l’ étoffe de c’ gazon, qu’ un jour t’ as peinturé, juste pour en rire….

Je t’ aime fort, même si j’ étouffe à l’idée d’ te l’ dire… xx

 

A bon port… avril 12, 2008

Classé dans : Mes racines, mes ailes — mandoline @ 4:22

Mon fils…… Où esPhoto 003-tu? Dans quel quadrilatère de la matrice, dans quel souffle, dans quel vol?

Tu es parti avec elle, qui fera naître bientôt ton nouveau frère qui, sans être de moi, sera ton frère à son tour… Ton jumeau, serait-ce impossible?

Elle t’ aime bien…  On ne sait juste jamais comment faire, ni comment dire, quand nous sommes les deux femmes que les enfants opposent aux transferts… Elle est là, elle sait, elle l’ a vécu aussi, alors elle prendra soin de toi… Et moi je reste ici à espérer que la route qui te mène sera aussi douce que celle qui t’ a bercée avant que tu partes…

Je t’ aime! Je voudrais le hurler, je voudrais te prendre encore bien fort comme cette fois . Et te dire qu’ ici, pendant que tu montes jusqu’ à la ville des lumières, je souris du chemin parcouru et j’ allume une chandelle en pensant à toi !

Tu me manques! xxxxxxx

 

Les étoiles filantes mars 14, 2008

Classé dans : Mes racines, mes ailes — mandoline @ 8:27

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Sunnee m’a dit : ‘’Maman, je crois que mon vœux va se réaliser, je l’ai demandé à la vie! C’est quelquechose de spécial…’’ (Curiosité féminine piquée à vif !) Je lui dis alors que dans les règles il existe des sous-règles et que, même si l’on ne doit pas divulguer nos souhaits, il y a une exception qui dit que l’on a la possibilité de les partager à une seule personne à qui l’on tient vraiment, question qu’la vie soit épaulée un brin et certaine, tel le père Noel et les lutins, de rendre le plus de gens heureux aux 4 coins de la planète…

         De toute façon, ces âneries de proverbes et tous les ‘’Comment faire sa vie en 15 tomes pour atteindre l’apothéose’’ sont aussi  grotesques que leur façon de nous restreindre dans notre quête personnelle… Quoique, la vie, en nous acculant à l’attente, ne cherche parfois qu’à tester nos motivations profondes… J’y pense et j’vous reviens là-dessus! Donc, les yeux brillants il me dit : ‘’ J’aimerais tellement ca avoir un ordi et faire tout plein de choses spéciales!’’ Bon à quoi j’m’attendais aussi! Sa fête est dans 2 semaines, nous en avions déjà discuté, je crois que le fait de partager l’ordinateur de la maison de la même façon que nous partageons les toilettes fini par en décourager plus d’un! Moi la première! En guise de réponse, je lui envoie un clin d’œil complice et je lui dis d’être patient… La vie sait ce qu’il est bien de mettre sur notre chemin…       

  ‘’Oh oui maman! Ca va marcher, hier dans l’auto j’ai vu une étoile filante et j’ai fais un vœu!’’ Je me rappelle alors ce que je lui avais dit l’été passé sur les étoiles filantes lorsque nous avions parlé du destin, de la chance, du pouvoir de la vie et de notre pouvoir d’action lorsque nous faisions d’elle notre alliée… Je lui avais dit à ce moment là que nos souhaits étaient captés par les étoiles… Que les plus fortes d’entre elles se démarquaient du lot en illuminant le ciel, même à une distance faramineuse… Celles qui volaient dans l’infini du temps, les étoiles filantes, étaient les astres porteurs d’espoir, c’est pour cela que nous faisions un vœu en les apercevant, parce qu`à leur façon nomade d’exister elles permettaient à nos rêves de parcourir le ciel et d’amplifier leur chance de se concrétiser.     

   J’vous entends marmonner que c’est d’la triche digne de la génération des enfants roi, mais ca m’est égal. Il est vrai que c’est un petit péché vicieux que de pouvoir accéder au cerveau de quelqu’un, c’en est un digne de mention que celui de pénétrer dans les profondeurs du cœur… Alors en retour je vous pose cette question : ‘’Si vous le pourriez le feriez-vous? Qu’iriez-vous lire dans le firmament de données-composés qui façonne les êtres qui vous sont chers?’’ Avouez vous aussi que vous avez aussi un petit côté voyeur-sans-pudeur…       

  Voilà où j’en suis rendue! Je me demandais le pouvoir que chacun de nous avait sur la vie d’autrui… Du même coup, je me suis permis de croire au paradis… Après tout, s’il en est un qui soit, nous ne le saurons jamais, alors aussi bien en créer un qui soit digne de tous les péchés que nous commettons… La fusion de la pluie et du soleil n’a-t-elle point donné vie aux arcs-en ciel? 

     Mandoline xxxxxxxxxxxxxxx     

 

À bout de souffle février 14, 2008

Classé dans : Exorcisme, Mes racines, mes ailes — mandoline @ 6:23

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       J’ai toujours su où j’allais, malgré l’insécurité quant à la concrétisation de mes objectifs. Dès leur venue au monde, les enfants sont devenus mon phare et ma vie à été façonnée par le bonheur dont ils m’ont enveloppée. Je suis devenue plus forte tout en devenant plus faible, j’ai compris que ma vie était plus précieuse qu’elle ne l’avait jamais été. À eux-seuls, ils ont créé une motivation intrinsèque, bien plus grande que la vie elle-même d’exister… Ils sont devenus mon bouclier contre la mort…    

    Mais voilà, mon plus vieux, mon rayon de soleil, mon petit guerrier lauréat du méritas de l’enfant pacifique a au dessus de lui un verdict qui plane et qui ne laisse présager rien de bon… Il souffre d’une grippe qui n’en fini plus de finir depuis son jeune âge… Tout y est passé, l’emplacement de la maison, la pollution, le développement de son système immunitaire, une accoutumance à des pompes qui lui rendrait la vie impossible, seulement voilà, Sunnee ne souffre pas d’asthme, il a les poumons emplis d’un mucus si épais qu’il en vomit régulièrement. Une infime grippe, que les enfants que je garde attrappent, se transforme pour lui en bronchite ou en pneumonie… Quand le malheur frappe, son cœur s’épuise, s’emballe et il doit aller à l’hôpital…        

       Épuisée d’être prise pour un numéro, anéantie par la lenteur et le manque de vivacité d’esprit des médecins, outrée par leur manque de professionnalisme et d’altruisme, j’ai décidé pour mon fils de jouer les médecins. J’ai passé des nuits entières à chercher la cause de ce qu’il vivait. J’ai lu en profondeur tout ce que j’ai trouvé qui touche plus ou moins directement le cœur, les poumons et le système digestif et je suis vite devenue choquée… Était-ce de la colère ou de la force? Vers qui ou envers quoi se porte mon dégout actuel? Est-ce que je m’en veux à moi, à mon manque de confiance, qui m’aurait permis de lutter au lieu d’abdiquer? Est-ce que j’en veux au système, à sa hâte passive et revendicative d’un laisser-aller sur notre santé quant à moi trop flagrant, à une paresse bien souvent mortelle pour ceux qui n’ont le temps ni l’énergie de lutter pour faire valoir leur importance, leur droit à la vie. J’en veux à l’argent qui m’aurait permis de devancer le temps qui nous menace dans le tournant… J’en veux à la société qui nous a bien appris à ‘puncher’ et à délaisser notre capacité à faire les choses avec conviction et cœur, qui nous a privé de notre sens du devoir et de l’accomplissement pour le prestige plus que pour le mérite. Je méprise tous les médecins et toutes les infirmières qui ne vont pas au-delà des symptômes et qui s’arrêtent aux solutions facilement explicables, n’ont-ils pas les uns après les autres souhaité révolutionner le domaine médical, chialé contre la lenteur et voulu y mettre un terme à leur façon…On devrait le leur rappeler, je crois que certains d’entres eux ont oublié… Il suffit de passer une nuit à l’urgence pour le constater, 10 minutes en traumatologie pour en être convaincu…  

     Il arrive que l’on sache sans toutefois vouloir aller de l’avant,  trop souvent, prisonniers de notre ignorance et puis, quand le savoir nous frappe, la rage nous prend, comme un cri du cœur refoulé qui savait lui où chercher et comment le demander…Alors j’essaie d’amoindrir les remords qui me pèsent. J’essaie de croire que je n’ai pas laissé tomber mon fils, que je n’ai pas baissé les bras et remis sa vie entre les mains de gens qui ne le connaissent pas et qui n’ont pas craint pour lui… Quand je repasse son dossier médical je trouve cela écœurant… Pneumonie, bronchite, bronchiolite, fièvres intenses et de longue durée, tachycardie supra ventriculaire, arythmie, mucus dans les selles et difficultés à absorber les lipides, vomissement de mucus… Le verdict : de l’asthme! Les soins : du flovent. Vous savez à quoi sert le flovent ? A diminuer les sécrétions dans ses poumons… Vous savez que l’asthme est un rétrécissement des bronches diminuant la capacité d’une personne à y faire entrer suffisamment d’oxygène pour respirer? Mon fils n’a jamais eu de la difficulté à respirer en tant que tel… Il a toujours eu tellement de mucus dans ses poumons que le manque d’oxygène devenait une conséquence d’un dérèglement tout autre à la source… Mes recherches sont donc parties de la… Trouver la source et éviter à tout prix de masquer la maladie par ses effets secondaires… C’est alors que je suis tombée sur la fibrose kystique… 1 enfants sur 3500 en sont atteints et leur diagnostic est souvent bien tardif puisqu’on, les traite pour de l’asthme avec problème récurrent de colite aux intestins… La fibrose kystique est une maladie qui touche plusieurs organes mais surtout les poumons et l’appareil digestif. Dans les poumons, elle entraîne des problèmes respiratoires graves. Une accumulation de mucus épais rend difficile l’élimination des bactéries et est à l’origine des cycles d’infection et d’inflammation qui endommagent les tissus pulmonaires délicats. Les personnes atteintes de FK doivent ainsi suivre un régime quotidien astreignant de physiothérapie pour prévenir les infections et la congestion pulmonaires. Dans l’appareil digestif, la fibrose kystique entrave gravement la digestion et l’absorption d’une quantité suffisante d’éléments nutritifs. Le mucus épais obstrue les conduits du pancréas, empêchant ainsi les enzymes d’atteindre les intestins pour faciliter la digestion des aliments. On la confond souvent avec d’autres maladies courantes telles que l’asthme, la bronchite chronique, la pneumonie répétée et la maladie coeliaque. Un enfant sur 3500 en est atteint et on la diagnostique à 90% entre 3 et 10 ans… 10 ans vous vous rendez compte… 10 ans à se questionner sur sa santé et à la comparer à celle des autres. Mon fils va avoir 7 ans dans 3 semaines et je trouve que c’est déjà beaucoup trop…      

        La vie c’est parfois aussi compliqué que de trouver un formulaire dans les 12 travaux d’Astérix… Seulement on n’est pas toujours 2 à grimper les étages. On a parfois des enfants à trainer, des employeurs à convaincre, des amis à sécuriser. La vie c’est plus fort que tout… L’amour peut édifier une montagne, mais pour cela l’amour doit être empreint d’une conviction si inébranlable qu’elle ne puisse être déstabilisée par une quelconque peur paralysante… J’aime mes fils, s’il le faut je grimperai les étages avec les 2 sur le dos et je souhaite qu’il y ait une bonbonne d’oxygène et quelques sandwiches entre les différents étages pour me remettre sur pieds! Je souhaite encore plus que mes craintes ne soient pas fondées et que si tel est le cas que tous ceux qui ont fait leur travail à moitié ne se retrouvent pas sur mon chemin….       

           Le petit Yoda…il est en chacun de nous, il faut y croire, car personne ne le fera pour nous… Mon fils a rendez vous le 21 février à l’hôpital de Montréal pour enfants (4 jours avant ma fête!!!) et je prie (Oui! Oui! Moi ca je me suis abonnée à la formule d’essai!) pour que les examens ne décellent sur lui qu’une petite faiblesse de ses poumons… Sunnee c’est un vrai soleil, je refuse de croire que la vie le refroidira!!! 

  

 

  Mandoline xxx