Sur des airs de Mandoline.

‘’On voit à la démarche de chacun s’il a trouvé sa route. L’Homme qui s’approche du but ne marche plus, il danse…’’ LAWIRA

Vacarme silencieux… juin 30, 2008

 

À cet envol qui me cause seulement la crainte que je m’impose face à l’inconnu…

sticker En ces recoins hautains, sur la paille qui m’abrite, bordée par le murmure du vent et l’éclat de ces feuilles qui aspirent la vie, je me sens à l’abri… Calfeutrée dans les plumes et les cris, vautrée dans le duvet fragile des miens, j’écoute la légende du grand saut. Ce jour de grands remous où le battement de mes ailes aura un impact sur les nouvelles couleurs qui défileront à mes yeux…

Soudainement, j’admire mes frangins, ils ne craignent ni la chute, ni les soubresauts du vent. Ils tremblent et s’époumonent dès l’arrivée de maman, Ils rêvent de l’envol, du moment saisissant qui les confrontera aux grands vents… Mais moi, j’ hésite, je n’ ai aucune idée de ce qui m’ attend lorsque j’ aurai à décider, lorsque j’ aurai à assumer ma liberté…

Le doute m’ envahit, plane là où mes tourments prennent vie… Suis-je seule à me demander si nous ne le sommes pas? Véritablement je veux dire. Être entouré c’ est bien simple, mais être appuyé, aimé pour ce que l’ on est, bordé par une loyauté dont l’ on sait forger nos amitiés, c’ est autre chose… La vérité, c’ est que je ne sais jamais si je puis avoir confiance…. Si je puis m’ ouvrir aux autres sans y perdre davantage que ce dont je me coupe en vivant parmi les autres, sans y être… Vivre dans une bulle, ça protège, mais ça éloigne… Y’ a des choix que l’ on paie durement, après coup, surtout quand l’ on se ment, quand l’ on se perd soi-même…

Je parlais avec un ami, du fait que j’ me sens comme celle qui flotte sans trop savoir de quel coté ramer… Il faut dire que la vie, ici, c’ est qu’ une parcelle de tout ce qu’ on vit, par chez moi, j’ ai cette tendance à guider, à relever les miens, parfois même à prendre la relève, à leur tendre la main et une poignée de conseils, sinon l’ oreille et quelques heures pour que, mutuellement, on se remette en selle, en silence… Donner, pour exister; concevoir qu’ on peut jouer le jeu sans y perdre plus que ce que l’ on cache…  S’ ouvrir. Aimer. Simple et pourtant si difficile. Quand j’ écris, je ne me sens plus la marionnettiste de rien… Je me sens plus libre, parfois même, vulnérable et capable de tout… Entre les flots de ces deux mondes, je suis tantôt bouée, tantôt épave… Pourtant, je n’ ai qu’ à étendre les bras pour pagayer, pour relier les 2, mais j’ perds le nord…. J’ valse un peu à droite, pour ne pas dire qu’ à gauche, j’ ai l’ impression qu’ tout m’ file entre les doigts… Et c’ est pourtant ce sentiment là qui me rend vulnérable, qui me fait me sentir vivante. J’ explore, je tente de me connecter, de trouver le chemin, la voie……. Puis, elle s’ effrite, se complique, s’ embellit, se résorbe, s’ émoustille, se gonfle, se dore, se gondole…..

Y’ a que mon attitude à balancer au fond… C’ est ce que ça me sonne, quand le chemin semble flou, c’ est probablement que je m’ acharne à m’ faire des misères pour croire qu’ enfin j’ arrive à y voir clair, quand y’ a toujours ce fichu sentiment d’ être à 2 doigts de goûter au bonheur… Alors qu’ c’ est pas ça… J’ ai les deux pieds dedans. Chaque minute de chaque seconde. Toujours. Et. Je. Le. Sais. Je crains seulement de faire des choix. Je crains de couper des ponts. Je crains, parce que je ne sais pas… J’ arrive tellement bien à ramer quand la tempête se pointe… Si j’ y arrivais pas, quand régnerait le calme plat?

ET y’a tous ces tics qui proviennent du manque de tact… 

La journée a été difficile… J’ ai vu maman aujourd’hui. J’ y reviens. Tout de suite après ce billet. Pour couronner ma journée déjà riche en émotions fortes, j’ ai eu l’ ex au téléphone.. Je disais justement que je crains toujours les représailles s’ il vient lire ici, en moi. Alors j’ évite de brasser la merde. Pour passer à autre chose. Pour vivre sans les complications que je sens quand je me rappelle cette vie…. On dirait qu’ il le sent, quand j’ suis à côté de mes pompes, on dirait qu’ il vient encore plus me chercher, quand il me siphonne le jus que j’ ai à peine pour me remettre sur pied….  J’ finis par ne plus savoir comment m’ y prendre, pour me déshabiller de tous ces murs que j’ ai érigé contre ma peau… J’ ai aucune idée d’ la façon d’ faire l’ essorage et de balayer les naufrages au passage… Mais ça il le sait… On a cette faculté de s’ asseoir sur l’ homme qui se met à ramper, cette force aussi de s’ agenouiller à la vue du précipice vers lequel on a marché pourtant sans broncher…

On apprend toujours-jamais à tomber, hein? On apprend toujours-jamais à se pardonner…

Dehors, y’ a le soleil, craintif et hésitant qui m’ apparaît blessant de ses rayons aveuglants… Doit-il rester? S’ en retourner? Y’ a aussi un ciel digne des douceurs que je tente de soutirer au bonheur… Y’ a la vie quoi, et je la fuis. Ca sent le paradoxe à plein nez. Je suis heureuse et je crains de l’ être. Alors la vie me fiche une raclée pour me rappeler que j’ avais pas à hésiter…

J’ ai la chaîne qui débarque alors je pédale encore plus vite, j me dis que ça va peut être revenir tout seul, que j’ vais peut-être pas être obligée de débarquer pour la remettre en place… Y’ a des choses que j’ accepte parfois pour mieux me restreindre et laisser aux autres une emprise sur moi, inconsciemment jouer la victime ça passe, sauf qu’ en être consciente et faire parti des actes qu’ on y joue, c’ est du délire! Peut-être que j’ aime être en colère, peut-être que j’ arrive à en faire des merveilles lorsque je dois m’ en écarter… Peut-être que j’ attend toujours l’ instant critique pour me remettre à pagayer… Qui sait…

Alors en gros, là, je laisse tomber… Je vis sans cesse avec la menace du contrôle de l’ autre. Pas d’ amour, pas de pension, pas d’ avenir, pas de pension… Incompréhension, pas de pension, colère, frustration, manque de pouvoir sur moi, pas de pension… C’ est assez… Allez savoir pourquoi je me bat… On exagère toujours le pire… Je vais l’ amoindrir ce coup-ci… 10 dollars par jour… Voilà pourquoi je me bat… ET c’ est assez… Le prix est trop élevé, pour troquer ma liberté.

Bon, sa mère maintenant, mouais, ca aussi c’ est compliqué… À plus! xxx

 

J’ m’en calisse! octobre 28, 2007

Classé dans : Montée de lait — mandoline @ 1:37

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       Les publi-sacs tout trempe su l’bord d’la porte, les poubelles étalées à la vue de tous suite au passage des mouffettes, le voisin qui sacre tout le temps après ses enfants, celui qui se pogne la poche chaque fois que je sors pour aller me baigner pis l’autre qui tond son gazon en 45 degré juste pour faire chier le voisinage, les files d’attentes, les citrons moisis dans le fond du bac à légumes, les gens qui parlent pour rien dire, les sondages téléphoniques, les publicités à l’heure des repas qui prennent les mère monoparentales pour des acheteuses désespérément compulsives, le gars de chez vidéotron qui est pas foutu de savoir plus que ce qui se passe dans son département pis qui te transfère à tout bout de champs, le gars de chez Rona qui devait travailler chez Vidéotron avant, les plats congelés et les diètes, les commérages…non mais je m’en calisses-tu!, le traffic, la bourse, la grève, l’analphabétisme, la situation des prêtres dans le monde, les accommodements raisonnables, l’intolérance, le mépris, l’opinion de ma belle-mère, mon chien qui vient de me couter 300$ pis qui s’est sauvé, l’ostie de charrue qui va bientôt me faire forcer pendant un heure et demi sur l’entrée, l’hypocrisie, les ‘’je m’en foutisme’’, les jugements expéditifs, les gens fermés d’esprit,  le poil, le ménage, l’horoscope virtuel ( même si j’le lit quand même!), l’amour virtuel, le cyber sexe, les magasins à 1 $, le manque de respect, le manque de civisme,  le fainéant qui frappait son gars en descendant du bus l’autre jour, la fille qui m’a vomi dessus parce que j’ai voulu l’aider à se relever, moi qui a vomi en face du café campus, le monde qui pense pas avant de parler, moi qui pense pas avant d’écrire :P, les tounes qui jouent quand c’est pas le temps, les factures surprises, la corruption, ma mère qui passe en cour pour 2 ballounes, l’incompréhension, le profit net qu’a fait Hydro-Québec l’an passé, celui que moi j’ai fait l’an passé, les virus dans l’ordi pis tous ceux que les enfants m’ont refilés à la garderie, l’abonnement à l’épicerie, les visites à l’hopital, les oncles et les tantes qui vieillissent, le diabète de mon grand-père, l’emphysème de ma grand-mère, ma propre vulnérabilité, les insensibles, les gros égos corporatifs……..Rien qu’à y penser… je m’en calisse! :p

 

Un petit ajout de dernière minute, mon ami Marc m’a fait parvenir cette chanson en lien

avec ce blog; la voici!

Mandoline xxxxx