Sur des airs de Mandoline.

‘’On voit à la démarche de chacun s’il a trouvé sa route. L’Homme qui s’approche du but ne marche plus, il danse…’’ LAWIRA

Quand on s’ y attend le moins… juillet 20, 2008

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Un brin d’ accalmie, une brise de crépuscule après les supplices d’ une température capricieuse de jouer les agaces de service qui, une journée durant, s’ est trémoussée jusqu’ à nous priver de ce qui suffisait à nous hydrater. Un brin coquette, toute en frisette, après le calme plat d’ une matinée au velours automnal, un degré-à-la-fois-aidant, une perle de sueur pour détourner les coeurs, pour drainer l’ énergie, pour négocier chaque brin d’ air que l’ humidité s’ est réservé. Puis, la voilà qu’ elle frôle nos pieds, emmêle nos cheveux, fait frissonner notre chair, hérisser et arrondir nos angles, notre perception, notre motivation. Persuasive elle est. Prête à nous enjôler des heures de lune à en oublier le sommeil, à nous ancrer là où Morphée a malheureusement échoué,  à nous éclairer la voie où il fera bon vivre et réinventer le ciel, quitte à y relier tous les astres, à y dessiner une murale que l’ aube viendra balayer, jalouse des teintes qu’ elle ne saurait inventer. Pour respirer en couleurs, se vêtir d’ un châle de vent et d’ effluves de mer. Une douce brise de crépuscule… Voilà ce qu’ elle est. Une lueur d’ espoir, une bombe revigorante à l’ étoffe des grands. Un oasis dans un désert déshumanisé, une lumière étoilée. Une bonne amie qui sait tendre la main et écouter plus que je ne sais parler. La preuve, elle m’ a tendu la perche ce soir sans savoir à quel point elle tombait bien, à quel point justement, elle me faisait du bien… Merci m’ dame fêlée! :)

 

Mon petit bonheur du soir venait d’ ici. Voici la marche à suivre pour les ”nominées” de ”Brillante Premio 2008”:

award

Les règles:

-Les gagnantes doivent mettre le logo sur leur blog;

-Mettre le lien de la personne qui vous a décerné le prix;

-Désigner 7 autres blogs;

-Mettre les liens de ces blogs sur le vôtre et

-Laisser un commentaire sur les blogs récompensés!

 

Mes ”Brillante Weblog Premio 2008” vont à :

 

- Morenita (Quand les mots se déchaînent) : Parce qu’ elle a du chien, parce qu’ elle aime autant qu’ elle respire, parce que j’ admire sa force.

- La Véro  (Ma vie de maman) : Pour la douceur, les expressions, les milliers d’ images et tout autant de mots ;) , pour la chaleur et l’ authenticité.

- Isabelle ( Les gourmandises d’ Isa) : Parce que ca vaut les kilos en trop!

- Pétronille ( Vannes pourries, chansons nazes et B.D pédilogues) : Un blog récemment découvert que j’ apprécie pour les tournures de mots, pour les éclats de rire, pour la personnalité qui s’ y dégage, surtout.

- Ysa_la_tite_mère (Un p’ tit peu d’ moi) : Pour le côté humain et les p’ tites anecdotes du quotidien, pour les chérubins qui ont l’ humour musclé et qui aiment le ” bon vin” ! :P

- La grande chose ( B.D) : Pour la simplicité, les bons et les mauvais côtés de la vie, sans maquillage ni artifices.

- Les chroniques blondes : Pour le talent, la diversité, pour les coups de gueules et l’ imagination à revendre. Un bien beau détour.

 

Voici-voilà, c’ est ça qui est ça! Bonne lecture et au plaisir.

 

Mandoline xxxxxxxxxxx :)

 

Parce qu’ après une nuit blanche il faut savoir se tenir éveillé… juillet 6, 2008

Classé dans : Reconnaissance, you tube — mandoline @ 1:43
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Nous les avons vu 2 fois en spectacle, si vous avez la chance, ne les manquez surtout pas!  :)

 

Qu’ in ti pas belle la vie? juillet 5, 2008

Classé dans : Reconnaissance — mandoline @ 11:40

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C’ est qui la chanceuse qui va avoir 5 ans à nouveau ce soir??

 

Z’ êtes brillants vous savez !! ;)

 

Bisous :)

 

Le pouls de la ville sur fond de montagne juin 26, 2008

Classé dans : Reconnaissance, Saga amoureuse — mandoline @ 12:01

 

bonheur Des artifices de filantes qui fissurent un ciel aux couleurs d’ été. Un ruisseau déchaîné ayant quitté l’ hiver pour mieux s’ agripper au vent et parcourir la terre. Une parcelle d’ ivresse, dénichée au seuil d’ un arbre, venue faire frémir les feuilles sur lesquelles des oiseaux gazouillent les échos d’ une ville soudainement muette, oh, un silence si doux, si simple à porter, que l’ intensité de nos murmures, entrelacés à même la certitude d’ un port… La compréhension, pas toujours. Que l’ instant présent et la maladresse de l’ enfance. Un bonheur mirobolant, où mes doigts aux spasmes de ton cou tentent de freiner l’ ardeur qui martèle et embrase nos coeurs. Une fleur sauvage qui se gonfle d’ orgueil à vouloir te tirer les louanges que tes doigts, ancrés à mes cheveux, ont portées à ta bouche. Un brasier allumé à même la tiédeur de ta poitrine, la sueur de ton souffle, la rigueur de tes mains qui tentent d amoindrir leur jeu quand tu parcoures mes formes, ces détours qui me rappellent à quel point l’ amour est enivrant… Et cet espoir, les yeux figés au ciel, qu’ il y aura encore un peu de nous, demain. Un peu de rêves entre les absences,  le ronronnement de mon désir au creux de tes oreilles, l’ obscurité qui prend son sens, confiante de ne plus se voir apprivoiser à coup de fouet de jour; que l’ espérance de cette nuit qui deviendra éternelle d’ aurore en aurore… Une vue imprenable sur la ville question d’ y voir si elle est encore plus belle quand on est tous les deux. Une langue inventée pour se ressentir  dans tous les efforts que d’ autres font pour se voir écoper… Tu crois qu’ on a un peu appris ? On a souvent valsé au-dessus de nos misères, s’ agrippant de toutes nos forces pour garder l’ objectif bien en vue, alors qu’ on était déjà passé à côté, je sais… Le chemin n’ est pas exempt d’ embûches parce qu’ on implore le ciel de nous laisser respirer, mais j’ me plais à l’ idée d’ essayer, tu vois. Y croire, parce que j’ ai plus envie de passer à côté pour mieux me cramponner a une sécurité qui n’ est, que dans la mesure où je lui offre la possibilité d’ exister… Elle est chambranlante tu sais, même dans l’ arène où j’ ai tenté de l’ amadouer… J’ dis pas qu’ y a des choix qui soient sans failles. Y’ a pas de frontières quand c’ est l’ orage qui menace un ciel d’ hommes qui se croient au dessus de ses peines… Mais un minimum  de blessures, de convenances imposées? Un tout petit filigrane de doute pour une immensité de certitudes…Tenter le bonheur sans s’ en aveugler ? Éviter les extrêmes, dégager l’ unique parmi les merveilles, question de narguer la ville de n’ avoir su faire mieux, question qu’ elle nous observe pour mieux savoir s’ agripper, encore…

Écoute, y’ a les oiseaux, j’ crois qu’ ils chantent, que pour nous, si ce n’ est avec nous… Viens, la nuit se fait belle… Y’ a tant à apprendre quand on choisit d’ aimer…

 

Y’ a pas de presse! J’ t’ en vacances! juin 20, 2008

1801678 Prendre les routes de campagne pour sauver le trafic sur l’ autoroute et se retrouver derrière un tracteur qui roule à 25 km/h……

 

Apprécier les paysages dans les détours, ça n’ a pas de prix… ;)

 

Bonne St-Jean à tous! xx

 

I’ M a Rockstar! juin 18, 2008

Classé dans : Assumer ses choix, Reconnaissance, blogosphère — mandoline @ 12:05

(of bricolage and organiZation!….. mais bon, pareil! ) :P

 

Picture 43 Je suis venue. Je suis repartie. Sur la pointe des pieds, entre 2 boites… Ça titille un blog….!!!! Les idées qui fusionnent comme les bourgeons qui accueillent les saisons…

Et puis, il y a tellement de saveurs  quand on ouvre les pages chez vous… Tellement que, bon, j’ peux juste pas laisser ça en suspens, revenir vous dire que j’ ai solidifié la haie ou transformé la terre en gazon, après l’ eau qu’ Jésus a transformé en vin, m’ en voudrez pas de croire que ça vous fera pas halluciner des merveilles! Hein?

Fec j’ en suis là, la garderie vient d’ être accréditée, les enfants pourront venir sans que je m’ inquiète de les voir partir d’ un bord ou l’ autre comme tous les billets que j’ aurais aimé partager avec vous… D’ ailleurs…. Ces fameux billets!!! ………….. Faut croire que les mots n’ appartiennent à personne. Ils viennent le temps que l’ un fasse le travail délaissé par l’ autre, puis ils repartent… Amants d’ une saison, d’ un apprentissage en cour… Les mots ont des ailes ces temps-ci et ils me disent de m’ bouger le cul! De profiter de l’ été, de ce vélo et de la carriole pour traîner les limaces qui ne peuvent faire plus de 4 coins de rue sans étouffer d’humidité…

J’ suis pas loin, je vois au bonheur des p’ tits miens! Pis j’ essaie de voir au mien aussi, tant qu’ à changer de vie, m’ assurer que j’ l’ envoie à la bonne place!

Je reçois mon bain flottant bientôt, que de péripéties à venir!

Je vous embrasse, à bientôt , Mandoline xx

 

La difference mai 21, 2008

 

Photo 309Un petit écart… Rien qu’ une mèche. Un tout p’ tit quart de lune dans un ciel aux teintes d’ ébène… Une étincelle qu’ on a muni d’ une brèche, une énigme digne du ciel qui martèle le sol de songes parsemés de pluie, d’ humidité glaciale… L’ éloignement de soi le temps d’ une brise, la vie sans soi, sans soie; des similitudes emportées le temps que l’ un n’ équivaille les souvenirs laissés par l’ autre… Une parole imperceptible, un geste inaproprié, une mémoire qui n’ a de suite que dans l’ idée qui vient de passer, des malaises dissémés sous les éclats de rire chevauchant des instants purs comme il ne s’ en fait plus; un enfant  qui se risque à mettre un pied devant. Un prisme de lumière pour les yeux et les larmes de différence; des idéaux qui portent bas pour une foule massive et sournoise aux regards médisants, méprisants… Des explications qui n’ en sont pas, des enfants qui ne comprennent pas, des parents qui cherchent pourquoi… Pourquoi ‘’si compliquée” tant de ‘’simplicité” ? Laisser-aller, se rebeller ? S’ éloigner de soi ou de ceux ? Puiser en soi ou y rester ? Aller où, avec qui ? Comment se résigner sans se sentir lésé d’ avoir été laissé pour compte ? Comment fait-on pour parvenir à ne plus tout voir ni entendre sans s’ aveugler et faire la sourde oreille à ce qui doit l’ être en retour ? Parfois parce que c’est trop, trop de questions pour la quantité de réponses qui nous permettent de comprendre… 

 

C’ aurait pu être vous, c’ est peut-être l’ un des vôtres. C’ est dans une chambre tout près de chez moi, si vous pouviez voir cela. Il y a de petits voiles aux couleurs d’ enfance, des jouets au duvet douillet pour les joues câlines. Un petit landau ou l’ on a déposé un édredon cousu à la main les soirs d’ attentes et d’ espoir de demain. Des images sur des cadres qui ne demandent qu’ à être remplacées. De toute petites pièces de linge répandues ça et là dans un garde-robe aux étalages de couvertures et de boites prêtes à y enfouir les plus belles merveilles de cette vie souhaitée, quitte à la voir faire exploser toutes les formes qui la contienne. Une vue imprenable sur la cour des voisins, bombardée d’ enfants de tous âges qui courent dans tous les sens, leur rappelant qu’ eux, ils n’ en désire qu’ un seul… Des soirs d’ amour torrides, d’ autres où la passion est mise à l’ épreuve, des constats et des doutes venant ajouter au poids du couple qui s’ affaisse, pourtant si fort pour toutes ces lunes sans offrande… Du coin de la fenêtre, des reflets aux couleurs d’ espérance, des esquisses de rêves incertains quant à l’ aurore qui les peint et au carrelage qui a la chance de les faire miroiter.

Puis l’ inattendu devint.  La vie enfin résignée à leur concéder un trait, puis un autre, un clin d’ oeil pour les luttes qui avaient presqu’ eu raison de leur optimiste. Esquivée sitôt le coeur en chamade, la vie s’ était pourtant dressée si souvent, l’ absence d’ une semaine… Mais la croix y était, façonnée par la vie qui venait de souiller la blancheur inerte sur ce papier enduit d’ urine. Alors vint une légèreté nouvelle dans le son de leur voix, dans le bonheur qui avait daigné les frôler, dans le ton et la direction vers laquelle la balance se décidait à pencher…

Les jours heureux fusionnèrent avec ceux des autres, il y a dans la normalité, une question d’ appartenance plus grande que toutes ces rébellions que l’ on s’ inflige de vouloir faire différemment.. Puis cette joie d’ être un peu comme chacun, quand la vie vous permet de continuer le cycle et d’ être un de ses auteurs… Viennent s’ y coller les nuits où l’ on se remémore celles où l’ on ne dormait pas mieux. Alors la douceur de cette vie combative et rebelle du repos rend paisible de vivre le jour et la nuit sur fond de 24 heures sans sommeil. Parti la crainte. La vie y était. C’ était tout ce qu’ ils voulaient.

Petit trésor vieillit, une vieille hantise refit surface. Un diagnostic comme une épée de Damoclès délaissée avec les gazouillis d’ aurore…

 Il y a des mots que l’ on écartèle pour leur enlever le poids qui les unis :  T.D.A.H. - T.E.D. Ils sont si lourds que l’ on préfère en soupeser les lettres. Leur donner une résonance étrangère. Permettre à nos sens de croire l’ impossible réparable tant par la foi que par l’ amour déposé sur chaque couleur que petit homme avait permis de laisser entrer…

L’ unique. Le précieux. L’ original.

Je suis de ceux-là que l’ audace adoucit… J’ estime ceux qui font l’ effort, malgré… J’ admire ceux qui se dressent contre le courant, ceux qui ne flanchent pas, ceux qui côtoient l’ humilité dans les efforts que d’ autres font pour l’ éviter… On a souvent l’ impression à tort d’ être au-dessus de ceux qui nous fraye le chemin, vers nous-même… Et pourtant je reste prude de mes mots, de mes gestes quand arrive le temps de reconnaître ceux qui ont contribué à l’ anoblissement des maux… Ceux qui ont vu le chaos, ceux qui y ont saucé les pieds, voir le corps tout entier… Aimons nous être seuls, ou fuyons nous la possibilité de devenir vulnérables?

 

Photo 314 On a souvent le mérite qui nous vient de ceux à qui on l’ impose…

 

Alors ce soir, mes pensées vont vers vous… Je n’ ai point de mots pour vous exprimer l’ admiration que je ressens face à tous ces tics et à tous ces spasmes qui vous prennent votre jeunesse… J’ espère que la vie vous sera plus douce et que les traitements sauront vous rendre l’ enfance que vous devez sans cesse mettre de côté. On ne vous l’ a pas subtilisée. Je crois qu’ elle est là, juste à côté, et qu’ elle souhaite ne plus jamais vous quitter. Je vous embrasse.

J’ espère que les mots trouveront leur chemin pour toi cher petit Koala. Continue tes analyses, garde le précieux de ce que tes parents t’ offrent. À quoi bon louanger tous ces mots s’ ils n’ ont de sens pour ceux qui les entendent ? Efforce toi d’ aimer, et de faire le bien autour de toi. N’ oublie jamais que tes ”Je t’ aime” auront toujours raison des peines pour ces mots perdus en route, car tes parents t’ aiment, peu importe la destination que tu prends, peu importe les façons que tu as de rire, de jouer, de sourire, de crier, de souffler, de te faire comprendre…

 

À mon oncle Denis qui est une bénédiction pour ses 2 anges. Tu leur a ouvert les portes d’ une vie qu’ ils auraient cru impossible sans vous. Line, tu es la force en personne. Je vous aime xxxx

 

Pardonnez nous de n’ avoir pour reponse, que le chagrin de Nelligan… mai 15, 2008

6a00d8346eab0c69e200e54f352c8e8833-800wi Avec cette récession qui nous guette, oh pas telle une mère qui couve ses petits et qui les met à l’ abri, mais plutôt à l’ image de celle qui les prévient et qui reste insensible à leur chute… N’ allez pas croire qu’ elle nous plaindra. On le savait tous, n’ est-ce pas ? On se plait parfois à  croire que ce que l’ on détient restera jusqu’ à ce que l’ on s’en lasse, et si, uniquement si, l’ on s’en lasse…

Et  il y a cette langue si belle que nous ne saisissons pas encore tout à fait, dans toute la grandeur et la simplicité de ce qu’ elle a à nous offrir. Cette langue qui nous a tant servi et qui menace de foutre le camps plus vite que les efforts mis à la peaufiner… Parce qu’ il n’ y a pas si longtemps… Parce que vous savez, hier est à nos portes… Que dois t’ on dire à nos enfants ? Que nous ferons la différence, pour eux? Que ceux d’ avant étaient des empotés qui n’ ont su y arriver? Que c’ aurait pu être autrement? Quelle injure avouez…

Voici le texte de ce superbe vidéo trouvé chez Regardez la musique… Un texte cru qui m’ a toujours fait frissonner.. Peut-être que si vous aussi… Je dis bien peut-être… Peut-être pourrons nous éviter l’ étau qui sournoisement se resserre, peut-être arriverons nous à désamorcer ce génocide langagier qui file vers nous tel une bombe sur laquelle nous ne semblons avoir aucune prise…

 

Le lien pour le vidéo est ici

 

”Speak white. Il est si beau de vous entendre parler de Paradise Lost ou du profil gracieux et anonyme qui tremble dans les sonnets de Shakespeare. Nous sommes un peuple inculte et bègue, mais ne sommes pas sourds au génie d’ une langue. Parlez avec l’ accent de Milton et Byron et Shelley et Keats. Speak white et pardonnez-nous de n’ avoir pour réponse que les chants rauques de nos ancêtres et le chagrin de Nelligan. Speak white. Parlez de choses et d’ autres, parlez-nous de la Grande Charte ou du monument à Lincoln, du charme gris de la Tamise, de l’ eau rose du Potomac. Parlez-nous de vos traditions,nous sommes un peuple peu brillant, mais fort capable d’ apprécier toute l’ importance des Crumpets ou du Boston Tea Party, mais quand vous really speak white quand vous get down to brass tacks pour parler du gracious living et parler du standard de vie et de la Grande Société un peu plus fort alors Speak White. Haussez vos voix de contremaîtres, nous sommes un peu durs d’ oreille, nous vivons trop près des machines et n’ entendons que notre souffle au-dessus des outils… Speak white and loud qu’on vous entende de Saint-Henri à Saint-Domingue. Oui quelle admirable langue pour embaucher, donner des ordres, fixer l’ heure de la mort à l’ ouvrage et de la pause qui rafraîchit et ravigote le dollar…Speak white. Tell us that God is a great big shot and that we’re paid to trust him. Speak white… Parlez nous production, profit, pourcentage… Speak White, ç’est une langue riche pour acheter… Mais pour se vendre? Mais pour se vendre à perte d’ âme… Mais pour se vendre…Ah! Speak White… BIG DEAL… Mais pour vous dire l’ éternité d’ un jour de grève, pour raconter une vie de peuple-concierge, mais pour rentrer chez nous le soir à l’ heure ou le soleil s’ en vient crever au-dessus des ruelles, mais pour vous dire oui, que le soleil se couche oui, chaque jour de nos vies à l’ est de vos empires. Rien ne vaut une langue à jurons, notre parlure pas très propre tachées de cambouis et d’ huile. Speak white, soyez à l’ aise dans vos mots. Nous sommes un peuple rancunier oui, mais ne reprochons à personne d’ avoir le monopole de la correction de langage. Dans la langue douce de Shakespeare avec l’ accent de Longfellow, parlez un français pur et atrocement blanc….. Comme au Vietnam, au Congo. Parlez un allemand impeccable, une étoile jaune entre les dents… Parlez russe, parlez rappel à l’ ordre, parlez répression… Speak white ç’est une langue universelle, nous sommes nés pour la comprendre! Avec ses mots lacrymogènes, avec ces mots matraques… Speak White.Tell us again about freedom and democraty. Nous savons que la liberté est un mot noir comme la misère est nègre et comme le sang se mêle à la poussière des rues d’ Alger ou de little Rock. Speak White de Westminter à Washington, relayez vous! Speak White comme à Wall Street, white comme a Watts, be civilized, et comprenez notre parler de circonstance quand vous nous demandez poliment ” How do you do” et nous entendez vous répondre ” we’re doing all right’, we’re doing fine…”  We…. are not alone”. Nous savons que nous ne sommes pas seuls.

 

Non, nous ne sommes pas seuls. Saurons nous faire la différence? Je l’espère, sincèrement… Bien plus que pour moi, pour vous aussi que j’aime tant tenter de comprendre…

 

Patrick Lagacé a fait un billet qui a été fort commenté, j’vous laisse y jeter un oeil ici.

 

Aux urnes blogueurs pour le Blogu’or 2008 mai 3, 2008

 

1099023 Vous savez l’ acharnement que certains mettent dans les détails, dans l’ amour des autres aussi… Cette faculté de n’ penser à soi que lorsque que les heures à dormir semblent anéanties par le soleil qui fera les vacances pour la rétine quand le corps voudra succomber…

Y’ a beaucoup de ça chez son humble serviteur alcolo et sa dévouée fêlée… Beaucoup de gentillesse aussi, de présence, d’ écoute, de ce désir d’ harmonie qui fait qu’ malgré leurs propres tracas, ils en viennent à demander suite à nos vies, à y prendre plaisir aussi…

 

Alors voilà! Comme vous le savez, le gala Blogu’Or 2008 approche à grands pas. Ç’est le temps de voter pour les gens qui vous font vibrer, ceux qui vous font rire, réfléchir (encore et encore), questionner, parce que réfléchir c’était pas assez, y’ a tous ces gens qui vous font plaisir de vivre des  rapprochements, malgré qu’ ils ne soient que derrière l’ écran… Alors c est le temps de voter pour les nominer!!! Pour le faire ç’est ici, vous avez jusqu’au 16 mai, 18 heures… Alors pourquoi ne pas y aller de ce pas ?

 

Ah oui…. La demoiselle est ben ben ben contente, surprise aussi, de se retrouver sous la catégorie ” Rigueur de la langue écrite ”. Puis comme toute femme contradictoire qui s’ assume de l’ être, ben la v’ là aussi en nomination dans la catégorie ” Kossé qu’ ils ont fumé ”…  Moi qui aime les paradoxes! ;)

 

Ça me fait chaud au coeur!

Merci !!!!! 

Bref…. mais ressenti…

Juste un beau merci! xx

 chfelee

 

Strip-tease de mots mai 1, 2008

 

‘’Pour que dans l’esprit d’un couillon, la pensée fasse un tour, il faut qu’il lui arrive beaucoup de choses et des bien cruelles.’’ Gallimard

 

2371814535_20951b58df_m J’ ai les mots qu’ il me faut amadouer… On va pas s’ complaire à se dire qu’ on a une selle sur eux hein?… Ça les ferait bien se marrer,,, Et du coup, j’ me dis qu’ on peut pas les lancer là, sans se soucier de leurs répercussions… Qu’ il faut tenter d’ apprendre à les élever, sans se mettre à leur niveau, sans non plus jouer  les clowns de service qui gardent le nez toujours en place…

Y’ a aussi l’ égo qui se fait prétentieux de croire qu’il peut réchauffer le monde à coup de morales décongelées… Et l’ orgueil aussi, l’ orgueil de ne pas toujours y arriver… De ne pas comprendre. De devoir attendre. Attendre que les mots filent pendant qu’ on ne chemine pas assez pour les enligner… Ces mots dont on voudrait se gaver de la présence le temps qu’ ils passent, ceux dont on aimerait retenir la chaleur sur notre peau, voire même, s’ imbiber de leur puissance, de leur consistance… Faut aussi les décortiquer, les simplifier, les relativiser… Faut être prudent quand on baragouine avec de la nitroglycérine entre les dents…

Alors on reste vacillant entre les 2, entre l’ acceptation et la confrontation de soi… Puis y’ a tous ces conseils blasants, ces culs de sac qui font qu’ le courage change de bord sur l’ impasse de les saisir… Ces nids de poule qui font qu’ on reste sur la défensive, sur un pivot qui adapte sa conduite face à tous les hivers qui se sont incrustés depuis…

Dur dur de déjouer le sort du monde et de remettre des culs sur la bonne voie quand on arrive à le faire si peu que pour soi…  Car la paresse de… et  l’ envie de… Mais toujours cette trouille qui ficelle les lèvres rendant le discours encore plus lourd sur le pèse-personne… L’esprit, c’ qu’ un pauvre gamin, naïf… Faut pas le blâmer… Il n’ attend que son dû face à toutes ces violences qu’ on s’ infligent quand la tête se risque à regarder derrière et que font office de bataillon, au travers des vices de l’ affection, ces nœuds du coeur qui forgent l’esprit, ces esquisses symboliques empruntées aux souvenirs…

Et ces chenapans! Parlons-en! Ces mots qui ont souvenir de tout un tas de souvenirs…  Ceux qui déambulent,  ces autres qui entravent nos bulles, quittent à les voir exploser… Y’ a aussi ceux qui s’ assouplissent quand les tempêtes refroidissent… Ces autres qui glissent entre les cuisses et qui lissent les écailles dont les yeux se tapissent…  Enfin y’ a ces mots qui saoulent et qui unissent, ceux qui font qu’ les couleurs jaillissent…

IL n’ y a pas de moments ordinaires, alors faut trouver les mots pour qu’ ils puissent vous plaire…