Sur des airs de Mandoline.

‘’On voit à la démarche de chacun s’il a trouvé sa route. L’Homme qui s’approche du but ne marche plus, il danse…’’ LAWIRA

Le connard à la bite juillet 3, 2008

2371814535_20951b58df_m Parce qu’ on est tous humains. Parce qu’ on a besoin de se relier… Parce que certaines personnes ont cette lueur au fond des yeux, d’ avoir su être, devenir, malgré…

Voici le texte d’ une copine… Ses mots à elle… Cette lettre, elle la remettra en mains propres… J’ aimerais que chacun qui la lit, si possible, puisse lui envoyer une petite pensée… Ne serait-ce qu’ un appui profondément humain…

La place est pour toi ma jolie… VIS! xxx.

 

Bien que huit années séparent la jeune femme que je suis aujourd’hui de l’enfant que j’étais alors que tu m’enseignais, je n’ai rien perdu de la plume et de la vivacité d’esprit dont tu m’ as tant louangée. Je n’ai pas eu la chance de te regarder dans les yeux pour te dire ce qui suivra, mais je crois, que par l’encre et le papier, j’arriverai à te faire ressentir toutes les larmes qui ont mouillé mes joues, toute la rage que j’ai eu au cœur pendant presqu’une décennie, et toute la peur que j’eus, jadis, de parler et d’être.

Parce qu’en tant qu’enfant, on peut éprouver un certain malaise dans une quelconque situation, on peut différencier le bien du mal. Moi j’ai su, j’ai oublié, puis je me suis souvenue. Tu veux que je te raconte comment tout s’est déroulé ? Je n’ai rien oublié; je veux que tu vois, toi aussi. Joue au spectateur, je serai la conteuse.

C’était en août 2000. J’étais rendue une grande de cinquième année. Ceux qu’on regarde avec envie en première. Il faisait encore chaud, ça sentait le début de l’année. Tu connais cette odeur là, c’est la même qu’en juin. Le plancher ciré, les cahiers neufs et le windex. J’adorais l’école, j’étais une curieuse de nature, une fouine. Je suis entrée dans le local 501, un peu nerveuse à l’idée de tout recommencer, encore une fois, de voir qui seraient mes compagnons pour l’année à venir. L’accuité des souvenirs que j’ai de cette première journée en ta compagnie est impressionnante. Je me souviens de tout; de l’emplacement des bureaux à l’ombrage que créaient les deux arbres derrière les fenêtres de la classe. J’étais assise face à ton gros bureau brun de professeur. Tu nous as dit bonjour, puis tu t’es présenté.

Le tata, 52 ans, provenant d’une grosse famille de la région de Québec, très croyant, pratiquant, spirituel, et enseignant depuis plusieurs années. Tu semblais très intéressant, voire attachant. Tu as parlé de beaucoup de choses, très longtemps. De ce que Dieu t’avais apporté, de ce qu’il t’avais fait découvrir, de la passion que tu avais pour l’enseignement… Je dois avouer que la suite m’échappe un peu, mais tu en es venu à nous parler de pédophilie. Que ce n’était pas correct, mais que, de nos jours, c’était plutôt courant. Puis tu as dit : « Moi, ça m’arrive souvent d’accrocher des p’tites filles dans les parties intimes, mais j’m’excuse toujours. » Tu as dit ça exactement comme ça. Pourquoi ça m’a marquée, pourquoi je m’en suis rappellé six ans plus tard dans un cours d’éthique et culture religieuse ? Je ne sais pas. Comme je te l’ai écrit plus tôt, je me souviens de tout.

Septembre a passé comme l’éclair. J’aimais la façon dont tu partageais ton savoir, le temps passait rapidement à l’école. Tes parents sont décédés en octobre, si je ne m’abuse. Tu as été absent pendant quelques semaines, pour revenir vers la fin du mois d’octobre. C’est à partir de là que je t’en ai voulu, que je t’en veux encore, pour être honnête.

Aurais-je tort de prétendre que j’étais ta chouchou ? J’avais un accès presqu’illimité à la classe, quand j’en avais envie. Tu m’offrais de rester aux récréations et sur l’heure du midi pour jouer à l’ordinateur. J’avais même le privilège suprême de laver le grand tableau à la fin de la journée. Tu me gardais toujours près de toi. Quand tu organisais des concours de dessins, je gagnais. À l’heure de l’improvisation, je gagnais. J’avais tout ce que tu voulais me donner. À un certain point, j’en étais profondément mal à l’aise. Peut être, toutefois, avais-je réellement du talent, peut être…

Puis, tu te rappelles de novembre ? Cherche…

Novembre est froid, pluvieux, triste. C’est ce que je retiens de novembre. Quand il arrive, je me terre dans un coin jusqu’en mars. Tu te rappelles de novembre ? Moi si; il n’a pas fait exception à la règle.

Je revenais de je ne sais trop où. J’étais au troisième étage, en direction de ta classe. Tu te souviens de ce corridor ? Sur la gauche, il y avait cinq ou six casiers. À la droite, l’escalier menant au deuxième. C’était très étroit et sombre à cet endroit. Les néons ne produisaient pas un éclairage optimal en novembre. Je marchais, donc. Puis tu es apparu de quelque part, sans doute. Tu marchais en ma direction.

Tu veux savoir ce que j’ai vu dans mes jeunes yeux ? Tu veux savoir ce que mon petit corps a ressenti ? Tu veux savoir ce qui s’est passé dans ma tête à ce moment ? Je te l’offre.

Tu ne m’as pas saluée. Tu ne m’as pas regardée. Mais rendu à ma hauteur, tu m’as attirée contre toi et tu as placé ta main entre mes cuisses. Entre les cuisses d’une enfant. Tu as pris deux de tes doigts que tu as forcés à travers mon pantalon. Tu voulais les entrer en moi, n’est-ce pas ? Dans une enfant, c’est ça ? Tu as forcé, forcé, jusqu’à ce que j’aie mal, parce que j’avais mal, oui. Tu t’es retiré et tu es parti. J’ai eu du mal à marcher. Je me suis arrêtée.

« Il s’est pas excusé

Tu comprends ?

J’ai fais le lien. Mais j’avais dix ans. J’ai osé penser que tu étais peut être pédophile. C’était ça, non, la pédophilie ? La définition que tu en avais fait et tout… Je me suis traitée de folle. J’avais dix ans, je me suis traitée de folle. Tu ne pouvais pas être pédophile,  tout le monde t’adorait ! Moi aussi, d’ailleurs. Sauf qu’à ce moment, j’ai commencé à angoisser face à l’école. Tu ne m’as pas aidée, pour être franche. D’abord, il y a eu le clavardage sur l’heure du midi avec des étrangers sur internet. Tu trouvais ça bien drôle qu’un homme dans la trentaine face des avances sexuelles à une enfant. Tu te souviens ? Kevin, Jason, Diana, Amélie et James. Tu nous avais inscrit sur un site de clavardage et tu nous regardais faire. Tu as poussé l’audace jusqu’à faire signer une lettre à ma mère pour te donner l’autorisation de me faire rester en classe sur l’heure du midi pour me pratiquer à l’ordinateur. Félicitations.

Tu te souviens des cours de sexualité ? Combien de fois tu nous les as présentés comme des cadeaux ?  ” Si vous n’êtes pas sages, vous n’aurez pas de cours de sexualité. M’ dérange pas, moi, j’enseigne pas à des bébés” Tu nous as donné un papier, à chaque élève. Tu nous as obligé à poser des questions. Tu les lisais à l’avant, celles qui n’ étaient pas assez explicites, tu les jetais. Je t’ai même dis : «J’en ai pas de questions, moi !» Tu m’as répondu, que tout le monde avait des questions et qu’on était obligés d’en poser une. J’avais pas besoin, à dix ans, de savoir ce qu’était une fellation.

Chaque fois que tu m’approchais, je me crispais toute entière. Quand tu passais tes mains sur mes épaules, dans mes cheveux, j’arrêtais de respirer, de parler, mon cœur faisait un bond. Le traumatisme de la victime face à son agresseur, c’est ça ?

Après le voyage de fin d’année à Québec, j’ai commencé à souffrir d’un trouble psychologique étrange. J’ai cherché de l’âge de dix ans à quinze ans ce dont il pouvait s’agir. J’ai consulté un psychologue durant 7 ans (une rencontre chaque mois pour 70$ = 5880$) pour mettre le doigt sur mes problèmes, un à un. On m’a prescrit des anti-dépresseurs, que je prend depuis maintenant deux ans (une bouteille de prozac par mois durant deux ans = 1000$). J’ai fais trois dépressions et une tentative de suicide. Tu veux savoir de quoi j’étais atteinte ?

° D’un trouble obsessif-compulsif s’étant déclenché suite à un traumatisme durant l’enfance.

° D’attaques de panique récurrentes.

° De crises d’angoisses sévères.

° D’une peur incontrôlable de l’école.

J’ai parlé pour la première fois en novembre 2007. J’ai réalisé le mal que tu m’avais fait en 2006 lors d’une visite du C.A.L.A.C.S. (Centre d’Aide et de Lutte contre les Agressions à Caractère Sexuel). Il s’est donc écoulé une autre année entre ce moment et la date où j’ai tout dit, le 16 novembre 2007. Dans un cours d’anglais, après un exposé oral, si tu veux tout savoir. Je l’ai annoncé à ma mère environ deux semaines plus tard. Je lui ai pleuré dans les bras pendant des heures. Je ne l’ai pas dit à mon père, je ne savais que trop bien qu’il serait parti à Québec en furie, et le mot est faible. Ma mère s’en est chargé et l’a retenu. Tu m’as fait pleurer. Tu as fait pleurer mes tantes, mes cousines, ma sœur. Tu t’en souviens, de ma sœur ? Mon père t’aurais tué, mon frère te détestait. Ils t’ont tous fait confiance et tu en as profité. Ma famille entière m’appuyait. Et pourtant…

En février, j’hésitais toujours à porter plainte à la police. Mes parents nous ont offert des vacances à Punta Cana, du 10 au 17 février. J’ai porté plainte le neuf. J’ai passé une semaine de rêve, loin de ma tête. À mon retour, j’ai reçu un appel de l’enquêteur qui me disait que le procureur de la couronne avait rejeté ma requête et que l’entrevue que tu devais avoir avec lui était, du même coup, annulée. Tu as eu peur, n’est-ce pas ? Pourquoi faire le trajet de Québec à  XXX  simplement pour te proclamer innocent, quand eux, seraient allés te rejoindre ?

Mon anxiété, je la sens dans ma tête à chaque minute. Je doute à chaque seconde. À l’école, j’ai un taux d’absentéisme assez impressionnant depuis mon secondaire quatre. Mais tu sais ce qui me rend fière ? Je me sais intelligente. Malgré tout. J’ai toujours gardé une moyenne scolaire aux alentours de 85%. 98% en anglais. 92% en français. 90% en histoire de l’art. J’ai lu Freud, Socrate, Camus et Proust. J’ai étudié Le Bernin, MichelAngelo, Duchamp et Magritte. Mes professeurs me disent que j’ai du potentiel. Ils aiment mes dissertations, eux aussi. Je vais étudier à l’université en communications, branche publicité et relations publiques. J’apprend tranquillement à vivre avec une nouvelle moi, qui vit chaque jour comme s’il s’agissait du dernier. J’ai appris à ne plus me censurer, à exprimer qui je suis et ce que je ressens, soit par l’art, l’écriture, le théâtre, et maintenant la parole… Et moi qui n’a jamais été capable d’approcher un garçon, voilà maintenant que j’essaie de mon mieux de lui accorder toute la confiance qu’aucun homme n’a eu de moi. J’ai des passions et des buts. Je n’ai pas oublié. Et chaque fois où j’entend parler d’un pédophile, je tends l’oreille. Quand j’entendrai parler de toi, je jure que je serai la première au front. Je sais qu’il y en a eu d’autres, j’attend. Et si elles n’arrivent jamais, ce n’est pas grave. Parce que toi, tu sais. Toi, tu vivras chaque jour dans la peur que l’une d’elles se manifeste, encore. Tu auras peur de perdre ton équilibre, de te faire sortir de force de cette jeune retraite. Je ne t’aurais pas souhaité la prison ou la mort. Ta tête est capable elle-même, de te faire justice.

 

Maline 

*EDIT : Pour tous ceux qui ont envie de communiquer avec Maline, une nouvelle adresse a été créé spécifiquement à cet effet… La voici : maline_199@hotmail.com

 

J’ t’ adore cocotte, tu sais où me trouver, si y’ a quoi que ce soit ;)

 

Au suivant! juillet 2, 2008

Classé dans : you tube — mandoline @ 11:18
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La poulette de poulet qui s’ est amusée avec des copains!
Z’êtes uniques tous les 2 ;)
xxxxxxxxxxx

 

Du bonheur sur votre écran! juillet 1, 2008

Classé dans : Nounouneries, you tube — mandoline @ 9:19
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J’ suis donc fine hein? :P

 

Pit pit pit juillet 1, 2008

Classé dans : Nounouneries — mandoline @ 12:24
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dildo day! Mouais, c’ est l’ été on dirait bien, j’ donne dans les moineaux ces temps-ci… :P C’ est qu’ y en a tout plein qui gazouillent à ma fenêtre, ça d’ l’ air que ça à tendance à m’ influencer! ;)

À c’ qu’ ils sont beaux les moineaux, les p’ tits, les gros les moineaux, ils ont mangé les pépins, ils ont laissé les raisins les gamins… Si cette chanson vous ennui, ennui, ennui, ennui, pour vous désennuyer, j’ vais vous la recommencer… À ce qu’ ils sont beaux les moineaux…

Bon c, est ok… J’ vais dormir :)

 

Brin de lilas sur fond de béton juillet 1, 2008

 vulnerable 

Perché près du rosier gigantesque, un merle d’ Amérique, le vers au bec, semble danser sur place dans une chorégraphie qui m’ est tout à fait étrangère… Étonnamment, j’ me dis, qu’ instinctivement, c’ est fort peu probable qu’ il ait oublié sa destination, son nid, ses petits… Il continue son manège et cela m’ intrigue davantage… J’ entends alors : ” Les oiseaux ne demandent pas toujours la permission aux parents pour sortir du nid” et ma grand-mère de rétorquer, visiblement ailleurs dans ses pensées :” Quand est-ce qu’ on fini d’ être parent hein? ” Jamais. Point. Mais ça, elle le sait, elle l’ a vécu… toute sa vie. L’ inquiétude qui démord pas et qui te lacère l’ estomac. Elle en a bavé. Tout plein. Et à ce moment, je compatis pour elle. Je saisis l’ ampleur de sa souffrance. L’ immensité du verbe aimer et notre capacité à le renouveler.

Pas loin de là, y’ a la tornade qui joue avec maman. Y’ a des signes qui trompent pas. Ça sent le coup de théâtre à plein nez. L’ indécision, la fuite. Les échecs, la souffrance, c’ est parfois des coups de masse pour surmonter ce qu’ on a su réaliser. Faire l’ impossible, pour changer. Faut toujours s’ accrocher, on sait jamais, quand on se met à grimper, si y’ a pas un barreau qui va céder et nous contraindre à dégringoler… Nous confiner à espérer, qu’ un jour, ça puisse enfin s’ arrêter… Maman le sait aussi. C’ est une fleur fragile, mais dure comme le roc, un brin de lilas sur fond de béton.

J’ ai su ce matin qu’ elle avait cessé ses médicaments, maladie oblige, c’ est pas la joie ce genre de nouvelle j’ vous raconte pas! Je lui ai fait une promesse, il y a quelques années, alors que de mon plein gré, je l’ avais menée parmi les marginalisés… Je lui avais promis de ne plus jamais la laisser tomber, de ne plus jamais la laisser y retourner…

C’ est pas toujours évident de changer les solutions, quand on vous inculque depuis l’ enfance qu’ y a des gens diplômés qui sont formés pour la réhabiliter… Mais c’ est pas qu’ ça au fond… C’ est pas tant la remettre sur pied, que de lui remettre en pleine gueule que si elle se conditionne pas à vos règles, alors elle devra se méfier… De tout ce qu’ elle est, du beau comme du mauvais. Et j’ suis plus de celles qui veulent porter ce fardeau, alors je me sens perdue, z’ avez pas idée!  Y’ a que j’ en ai marre de me sentir siphonnée de partout, j’ voudrais juste être là, c’ est tout…

 

Alors dis, avant qu’ tu sois hors de portée, j’ aimerais bien qu’ on puisse réaliser un truc toutes les deux. Qu’ on apprenne à communiquer. J’ voudrais connaître ta vérité, pas celle du monde, ça collera jamais à la mienne mam, tu le sais. Que la tienne. Qu’ enfin, tu la relies à la mienne. J’ suis pas de celles qui peuvent faire les choses à moitié, même si je me tue à essayer. J’ m’ en fais trop quand j’ sens que tu veux pas te confier. J’ m’ attends toujours au pire, et il est parfois bien moins aigre que tout le doux inutile dont j’ essaie de te dompter quand la vie te colle au plancher. T’ es pas un chien, j’ en conviens, peut-être que c’ est ma perception qui manque de flexibilité.

Juste que j’ en ai marre que tu joues la game de la maternité au passé composé, tu comprends?  Le passé simple, faut oublier… Le futur, c’ est pas si loin, c’ est ce demain qui se pointe le bout du nez, confiant de le surpasser, de riposter pour tous les jours flambés, vas pas te geler pour y arriver….

Y’ a aussi que je sais jamais si j’ arriverai à faire la juste part des choses… Mes limites, tu sais, j’ les sais pas trop… Parfois si, quand c’ est juste trop. Les habitudes sont pas si loin parce qu’ on a changé de décor hein? Mais tu sais, j’ te sens pas si loin, encore. J’ crois qui m’ faut me rattacher a ça, j’ essaie, j’ en ai besoin, à 27 ans, même si ça te semble tordu qu’ j’ aie encore besoin de toi, qu’ j’ aie ce besoin viscéral qu’ tu te protèges de tout ce vécu… Cette bombe en toi. C’ est pas moi qui va te l’ apprendre. Juste que j’ ai passé l’ âge de m’ éloigner là ou t’ essais de me protéger. On a le passé qu’ on a, j’ y peux rien, toi non plus… Mais ce jour d’hui, tu crois qu’ on a le pouvoir de s’ agripper et de tout faire pour le changer?

Tu fais parti de mon mobile, tu fais parti de ma vie… M’ oblige pas à prendre mes distances, à me mettre à l’ écart le temps que tu te remette en selle… Parce que je peux plus, j’ y arriverai plus, si les choix que tu fais te mènent là … J’ veux plus jamais te voir au milieu de ceux-là qui se décalissent l’ existence parce qu’ ils n ont de tête que pour les murs qui les grondent de n’ avoir su se faire prendre… Ceux qui s’ y fendillent le crâne, qui s’ y agrippent les ongles, voire qui s’ y frottent le corps tout entier faute de chair à abuser… Bref, tous ceux-là qui m’ donnent envie d’ hurler tant j’ ai peine de les voir à tes côtés…

J’ veux plus voir ce regard sur ton visage, ce vide de ne savoir être autrement. Je t’ aime.  Avec tous tes autrements justement, qui m’ ont appris à faire les choses différemment, à aimer…. autrement. 

On s’ en reparle dans 24 heures… Je t’ aime xxx

 

Vacarme silencieux… juin 30, 2008

 

À cet envol qui me cause seulement la crainte que je m’impose face à l’inconnu…

sticker En ces recoins hautains, sur la paille qui m’abrite, bordée par le murmure du vent et l’éclat de ces feuilles qui aspirent la vie, je me sens à l’abri… Calfeutrée dans les plumes et les cris, vautrée dans le duvet fragile des miens, j’écoute la légende du grand saut. Ce jour de grands remous où le battement de mes ailes aura un impact sur les nouvelles couleurs qui défileront à mes yeux…

Soudainement, j’admire mes frangins, ils ne craignent ni la chute, ni les soubresauts du vent. Ils tremblent et s’époumonent dès l’arrivée de maman, Ils rêvent de l’envol, du moment saisissant qui les confrontera aux grands vents… Mais moi, j’ hésite, je n’ ai aucune idée de ce qui m’ attend lorsque j’ aurai à décider, lorsque j’ aurai à assumer ma liberté…

Le doute m’ envahit, plane là où mes tourments prennent vie… Suis-je seule à me demander si nous ne le sommes pas? Véritablement je veux dire. Être entouré c’ est bien simple, mais être appuyé, aimé pour ce que l’ on est, bordé par une loyauté dont l’ on sait forger nos amitiés, c’ est autre chose… La vérité, c’ est que je ne sais jamais si je puis avoir confiance…. Si je puis m’ ouvrir aux autres sans y perdre davantage que ce dont je me coupe en vivant parmi les autres, sans y être… Vivre dans une bulle, ça protège, mais ça éloigne… Y’ a des choix que l’ on paie durement, après coup, surtout quand l’ on se ment, quand l’ on se perd soi-même…

Je parlais avec un ami, du fait que j’ me sens comme celle qui flotte sans trop savoir de quel coté ramer… Il faut dire que la vie, ici, c’ est qu’ une parcelle de tout ce qu’ on vit, par chez moi, j’ ai cette tendance à guider, à relever les miens, parfois même à prendre la relève, à leur tendre la main et une poignée de conseils, sinon l’ oreille et quelques heures pour que, mutuellement, on se remette en selle, en silence… Donner, pour exister; concevoir qu’ on peut jouer le jeu sans y perdre plus que ce que l’ on cache…  S’ ouvrir. Aimer. Simple et pourtant si difficile. Quand j’ écris, je ne me sens plus la marionnettiste de rien… Je me sens plus libre, parfois même, vulnérable et capable de tout… Entre les flots de ces deux mondes, je suis tantôt bouée, tantôt épave… Pourtant, je n’ ai qu’ à étendre les bras pour pagayer, pour relier les 2, mais j’ perds le nord…. J’ valse un peu à droite, pour ne pas dire qu’ à gauche, j’ ai l’ impression qu’ tout m’ file entre les doigts… Et c’ est pourtant ce sentiment là qui me rend vulnérable, qui me fait me sentir vivante. J’ explore, je tente de me connecter, de trouver le chemin, la voie……. Puis, elle s’ effrite, se complique, s’ embellit, se résorbe, s’ émoustille, se gonfle, se dore, se gondole…..

Y’ a que mon attitude à balancer au fond… C’ est ce que ça me sonne, quand le chemin semble flou, c’ est probablement que je m’ acharne à m’ faire des misères pour croire qu’ enfin j’ arrive à y voir clair, quand y’ a toujours ce fichu sentiment d’ être à 2 doigts de goûter au bonheur… Alors qu’ c’ est pas ça… J’ ai les deux pieds dedans. Chaque minute de chaque seconde. Toujours. Et. Je. Le. Sais. Je crains seulement de faire des choix. Je crains de couper des ponts. Je crains, parce que je ne sais pas… J’ arrive tellement bien à ramer quand la tempête se pointe… Si j’ y arrivais pas, quand régnerait le calme plat?

ET y’a tous ces tics qui proviennent du manque de tact… 

La journée a été difficile… J’ ai vu maman aujourd’hui. J’ y reviens. Tout de suite après ce billet. Pour couronner ma journée déjà riche en émotions fortes, j’ ai eu l’ ex au téléphone.. Je disais justement que je crains toujours les représailles s’ il vient lire ici, en moi. Alors j’ évite de brasser la merde. Pour passer à autre chose. Pour vivre sans les complications que je sens quand je me rappelle cette vie…. On dirait qu’ il le sent, quand j’ suis à côté de mes pompes, on dirait qu’ il vient encore plus me chercher, quand il me siphonne le jus que j’ ai à peine pour me remettre sur pied….  J’ finis par ne plus savoir comment m’ y prendre, pour me déshabiller de tous ces murs que j’ ai érigé contre ma peau… J’ ai aucune idée d’ la façon d’ faire l’ essorage et de balayer les naufrages au passage… Mais ça il le sait… On a cette faculté de s’ asseoir sur l’ homme qui se met à ramper, cette force aussi de s’ agenouiller à la vue du précipice vers lequel on a marché pourtant sans broncher…

On apprend toujours-jamais à tomber, hein? On apprend toujours-jamais à se pardonner…

Dehors, y’ a le soleil, craintif et hésitant qui m’ apparaît blessant de ses rayons aveuglants… Doit-il rester? S’ en retourner? Y’ a aussi un ciel digne des douceurs que je tente de soutirer au bonheur… Y’ a la vie quoi, et je la fuis. Ca sent le paradoxe à plein nez. Je suis heureuse et je crains de l’ être. Alors la vie me fiche une raclée pour me rappeler que j’ avais pas à hésiter…

J’ ai la chaîne qui débarque alors je pédale encore plus vite, j me dis que ça va peut être revenir tout seul, que j’ vais peut-être pas être obligée de débarquer pour la remettre en place… Y’ a des choses que j’ accepte parfois pour mieux me restreindre et laisser aux autres une emprise sur moi, inconsciemment jouer la victime ça passe, sauf qu’ en être consciente et faire parti des actes qu’ on y joue, c’ est du délire! Peut-être que j’ aime être en colère, peut-être que j’ arrive à en faire des merveilles lorsque je dois m’ en écarter… Peut-être que j’ attend toujours l’ instant critique pour me remettre à pagayer… Qui sait…

Alors en gros, là, je laisse tomber… Je vis sans cesse avec la menace du contrôle de l’ autre. Pas d’ amour, pas de pension, pas d’ avenir, pas de pension… Incompréhension, pas de pension, colère, frustration, manque de pouvoir sur moi, pas de pension… C’ est assez… Allez savoir pourquoi je me bat… On exagère toujours le pire… Je vais l’ amoindrir ce coup-ci… 10 dollars par jour… Voilà pourquoi je me bat… ET c’ est assez… Le prix est trop élevé, pour troquer ma liberté.

Bon, sa mère maintenant, mouais, ca aussi c’ est compliqué… À plus! xxx

 

Le pouls de la ville sur fond de montagne juin 26, 2008

Classé dans : Reconnaissance, Saga amoureuse — mandoline @ 12:01

 

bonheur Des artifices de filantes qui fissurent un ciel aux couleurs d’ été. Un ruisseau déchaîné ayant quitté l’ hiver pour mieux s’ agripper au vent et parcourir la terre. Une parcelle d’ ivresse, dénichée au seuil d’ un arbre, venue faire frémir les feuilles sur lesquelles des oiseaux gazouillent les échos d’ une ville soudainement muette, oh, un silence si doux, si simple à porter, que l’ intensité de nos murmures, entrelacés à même la certitude d’ un port… La compréhension, pas toujours. Que l’ instant présent et la maladresse de l’ enfance. Un bonheur mirobolant, où mes doigts aux spasmes de ton cou tentent de freiner l’ ardeur qui martèle et embrase nos coeurs. Une fleur sauvage qui se gonfle d’ orgueil à vouloir te tirer les louanges que tes doigts, ancrés à mes cheveux, ont portées à ta bouche. Un brasier allumé à même la tiédeur de ta poitrine, la sueur de ton souffle, la rigueur de tes mains qui tentent d amoindrir leur jeu quand tu parcoures mes formes, ces détours qui me rappellent à quel point l’ amour est enivrant… Et cet espoir, les yeux figés au ciel, qu’ il y aura encore un peu de nous, demain. Un peu de rêves entre les absences,  le ronronnement de mon désir au creux de tes oreilles, l’ obscurité qui prend son sens, confiante de ne plus se voir apprivoiser à coup de fouet de jour; que l’ espérance de cette nuit qui deviendra éternelle d’ aurore en aurore… Une vue imprenable sur la ville question d’ y voir si elle est encore plus belle quand on est tous les deux. Une langue inventée pour se ressentir  dans tous les efforts que d’ autres font pour se voir écoper… Tu crois qu’ on a un peu appris ? On a souvent valsé au-dessus de nos misères, s’ agrippant de toutes nos forces pour garder l’ objectif bien en vue, alors qu’ on était déjà passé à côté, je sais… Le chemin n’ est pas exempt d’ embûches parce qu’ on implore le ciel de nous laisser respirer, mais j’ me plais à l’ idée d’ essayer, tu vois. Y croire, parce que j’ ai plus envie de passer à côté pour mieux me cramponner a une sécurité qui n’ est, que dans la mesure où je lui offre la possibilité d’ exister… Elle est chambranlante tu sais, même dans l’ arène où j’ ai tenté de l’ amadouer… J’ dis pas qu’ y a des choix qui soient sans failles. Y’ a pas de frontières quand c’ est l’ orage qui menace un ciel d’ hommes qui se croient au dessus de ses peines… Mais un minimum  de blessures, de convenances imposées? Un tout petit filigrane de doute pour une immensité de certitudes…Tenter le bonheur sans s’ en aveugler ? Éviter les extrêmes, dégager l’ unique parmi les merveilles, question de narguer la ville de n’ avoir su faire mieux, question qu’ elle nous observe pour mieux savoir s’ agripper, encore…

Écoute, y’ a les oiseaux, j’ crois qu’ ils chantent, que pour nous, si ce n’ est avec nous… Viens, la nuit se fait belle… Y’ a tant à apprendre quand on choisit d’ aimer…

 

La Saga Star-Wars juin 20, 2008

04-0039 Non mais….!!!!!!  Ça vous rentre dedans, ça s’ infiltre par tous vos pores de peaux, ça fusionne avec vos cellules ( bon j’ le sais, la théorie d’ massage , ça va faire!) N’ empêche!

Zap Zap, ça marcheeeeeeeeee pas….!!!!!!!! Pis la j’ peux pas dire à l’ homme de la maison que la série (piratée…meu oui… on est pas toujours légal par ici) soit impossible à lire seulement les 30 dernières minutes de chaque CD… Putain de merde!! Y’ en a pas DE l’ homme de la maison! C’ est comme offrir une fondue sans chocolat! Devrait exister des remboursements pour ça! Humpfttttt….

M’ enfin… La fameuse série 24.. On me l’ a gravée… Je suis totalement accroc.. Je sais, je sais, d’ habitude j’ écoute jamais la télé… Mais là bon…j’ aime ça! Aidez-moi!! Moumannnnnnnnn!!!

Y’ a quelqu’ un qui écoute cette fichue série? Une vraie conspiration Action-Réaction, ça vous empêche de dormir, de vous occuper de vos enfants, ça vous donne même des alibis pour tous les 24 heures qui se sont évaporés… MAIS… WOoOoW…TA…PEU….wow minute toé là.. là… le pirateur, c’ t’ a toi que je parle!! Ça se fait pas!! Tu comprends tu!! Donner des copies d’ une série qui saute et qui fait buzzer le lecteur Dvd sur chacun des 6 putain de disques!!! Sans compter que… vous êtes ben malins! Sortir la série 6 et la 1 en français… Non mais! J’ chie quoi moi en attendant? J’ commande une intra-veineuse via E-Bay?

George Lucas… T’ as pas à t’ inquiéter.. Y’ en a qui ont compris le principe!

Kossé qui s’ passe dans le monde, vous pouvez m’ le dire, moi j’ y comprend plus rien!

 

Ce n’ est pas une fracture, c’ est une facture! Sauvons Victor le Chat! juin 20, 2008

Classé dans : Faits de société — mandoline @ 10:05
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ATT000011 Victor le chat a la hanche profil bas…. Il s’ est aventuré, le chenapan-chat-guerrier et….. en est revenu avec la hanche disloquée!!!  L’ opération est la même tant pour lui que pour l’ animal à la hanche fracturée….. 900 beaux tits bidous !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ouais rien que ça.. Même pas de quoi faire une sandwich!!! J’ vous dit qu’ y a de ces restos en Chine qui auraient rapidement fait faillite à vouloir sauver si peu de viande !! Toujours est-il que l’ Ex, il a décidé de faire un Victo-Dons (une petite soirée bien arrosée avec saucisses sur le grill) et les sous n’ ont pas suffit…

Woodstock en Beauce approche et je me suis dit que je pourrais mettre la main au pwoèllle afin d’ aider tit Victo à retourner gambader pour, éventuellement, revenir avec une deuxième hanche fracturée…  :P

 

Voici le projet…

 

20 minutes de massages : 20$ (Y’ a pas de numéro, on aime ça faire ben ben simple………faut que tu viennes à woodstock en Beauce!)

 

et Quand : Woodstock en Beauce s’ t’ affaire! Dès ce jeudi 26 juin jusqu’ au 29 juin, mais avec le manque de sommeil, le bruit des tambours et tous les énergumènes bizarroidementattachants, y va peut-être vous falloir vous relocaliser…. Physiquement là, pas mentalement :P

Comment : Avec vôôôt tente, vôôt barbe ET vos jambes pas faites…. L’ envie de vous entourer de gens qui puent sans se laver 5 jours de temps… Et, bien sur, l’ envie incommensurable d’ ingérer d’ l’ immangeable bouffe en cannes!

Avec qui : Ben ( La Véro est en Catalogne faut pas lui en vouloir de pas rappliquer pour le chat… C’ que dirait sa maman, j’ vous raconte pas!) :)

Tous ceux là qui rappliquent chaque année… Les p’ tits nouveaux, comme moi, peut-être même comme vous…

Pourquoi : Juste pour se faire du fun, c’ tu assez l’ fun à ton goût?

 

Au plaisir! Mandoline xxxxxxxxxx

 

*****On doit fabriquer une affiche…. Qqc qui regrouperait Victor (Le vlimeux)et Victoire ( parce que vous allez nous aider!) et j’ en sais rien moi tant qu’ à donner dans les V pourquoi pas Vacances… Ca me colle tellement bien!

 

Z’avez des idées? Lachez vous lousse! :D xx

 

Si lui passe par ici… il saura que je le remercie pour le jeu de mots! ;)

pssss: TAG : ACTUALITÉ…. c’ est pas des blagues… il souffre le pauvre, présentement, et… juste à côté de chez vous! :P

 

Y’ a pas de presse! J’ t’ en vacances! juin 20, 2008

1801678 Prendre les routes de campagne pour sauver le trafic sur l’ autoroute et se retrouver derrière un tracteur qui roule à 25 km/h……

 

Apprécier les paysages dans les détours, ça n’ a pas de prix… ;)

 

Bonne St-Jean à tous! xx