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Archive for the ‘Deuil’ Category

La différence

 

Photo 309Un petit écart…

Rien qu’ une mèche.

Un tout p’ tit quart de lune dans un ciel aux teintes d’ ébène…

Une étincelle qu’ on a muni d’ une brèche.

Une énigme digne du ciel qui martèle le sol de songes parsemés de pluie, d’ humidité glaciale…

L’ éloignement de soi le temps d’ une brise, la vie sans soi, sans soie. Des similitudes emportées le temps que l’ un n’ équivaille les souvenirs laissés par l’ autre

Une parole imperceptible, un geste inaproprié.

La mémoire qui n’ a de suite que dans l’ idée qui vient de passer.

Des malaises dissémés sous les éclats de rire chevauchant des instants purs comme il ne s’ en fait plus;

un enfant  qui se risque à mettre un pied devant.

Un prisme de lumière pour les yeux et les larmes de différence…

Des explications qui n’ en sont pas.

En soi.

Des enfants qui ne comprennent pas.

Des parents qui cherchent…

Pourquoi?

Laisser-aller, se rebeller ?

S’ éloigner de soi ou de ceux ?

Puiser en soi ou y rester ?

 

C’ aurait pu être vous, c’ est peut-être l’ un des vôtres. C’ est dans une chambre tout près de chez moi, si vous pouviez voir cela. Il y a de petits voiles aux couleurs d’ enfance, des jouets au duvet douillet pour les joues câlines. Un petit landau ou l’ on a déposé un édredon cousu à la main les soirs d’ attentes et d’ espoir de demain. Des images sur des cadres qui ne demandent qu’ à être remplacées. De toute petites pièces de linge répandues ça et là dans un garde-robe aux étalages de couvertures et de boites prêtes à y enfouir les plus belles merveilles de cette vie souhaitée, quitte à la voir faire exploser toutes les formes qui la contienne. Une vue imprenable sur la cour des voisins, bombardée d’ enfants de tous âges qui courent dans tous les sens, leur rappelant qu’ eux, ils n’ en désire qu’ un seul… Des soirs d’ amour torrides, d’ autres où la passion est mise à l’ épreuve, des constats et des doutes venant ajouter au poids du couple qui s’ affaisse, pourtant si fort pour toutes ces lunes sans offrande… Du coin de la fenêtre, des reflets aux couleurs d’ espérance, des esquisses de rêves incertains quant à l’ aurore qui les peint et au carrelage qui a la chance de les faire miroiter.

Puis l’ inattendu devint.  La vie enfin résignée à leur concéder un trait, puis un autre, un clin d’ oeil pour les luttes qui avaient presqu’ eu raison de leur optimiste. Esquivée sitôt le coeur en chamade, la vie s’ était pourtant dressée si souvent, l’ absence d’ une semaine… Mais la croix y était, façonnée par la vie qui venait de souiller la blancheur inerte sur ce papier enduit d’ urine. Alors vint une légèreté nouvelle dans le son de leur voix, dans le bonheur qui avait daigné les frôler, dans le ton et la direction vers laquelle la balance se décidait à pencher…

Les jours heureux fusionnèrent avec ceux des autres, il y a dans la normalité, une question d’ appartenance plus grande que toutes ces rébellions que l’ on s’ inflige de vouloir faire différemment.. Puis cette joie d’ être un peu comme chacun, quand la vie vous permet de continuer le cycle et d’ être un de ses auteurs… Viennent s’ y coller les nuits où l’ on se remémore celles où l’ on ne dormait pas mieux. Alors la douceur de cette vie combative et rebelle du repos rend paisible de vivre le jour et la nuit sur fond de 24 heures sans sommeil. Parti la crainte. La vie y était. C’ était tout ce qu’ ils voulaient.

Petit trésor vieillit, une vieille hantise refit surface. Un diagnostic comme une épée de Damoclès délaissée avec les gazouillis d’ aurore…

 Il y a des mots que l’ on écartèle pour leur enlever le poids qui les unis :  T.D.A.H. – T.E.D. Ils sont si lourds que l’ on préfère en soupeser les lettres. Leur donner une résonance étrangère. Permettre à nos sens de croire l’ impossible réparable tant par la foi que par l’ amour déposé sur chaque couleur que petit homme avait permis de laisser entrer…

L’ unique. Le précieux. L’ original.

Je suis de ceux-là que l’ audace adoucit… J’ estime ceux qui font l’ effort, malgré… J’ admire ceux qui se dressent contre le courant, ceux qui ne flanchent pas, ceux qui côtoient l’ humilité dans les efforts que d’ autres font pour l’ éviter… On a souvent l’ impression à tort d’ être au-dessus de ceux qui nous fraye le chemin, vers nous-même… Et pourtant je reste prude de mes mots, de mes gestes quand arrive le temps de reconnaître ceux qui ont contribué à l’ anoblissement des maux… Ceux qui ont vu le chaos, ceux qui y ont saucé les pieds, voir le corps tout entier… Aimons nous être seuls, ou fuyons nous la possibilité de devenir vulnérables?

 

Photo 314 On a souvent le mérite qui nous vient de ceux à qui on l’ impose…

 

Alors ce soir, mes pensées vont vers vous… Je n’ ai point de mots pour vous exprimer l’ admiration que je ressens face à tous ces tics et à tous ces spasmes qui vous prennent votre jeunesse… J’ espère que la vie vous sera plus douce et que les traitements sauront vous rendre l’ enfance que vous devez sans cesse mettre de côté. On ne vous l’ a pas subtilisée. Je crois qu’ elle est là, juste à côté, et qu’ elle souhaite ne plus jamais vous quitter. Je vous embrasse.

J’ espère que les mots trouveront leur chemin pour toi cher petit Koala. Continue tes analyses, garde le précieux de ce que tes parents t’ offrent. À quoi bon louanger tous ces mots s’ ils n’ ont de sens pour ceux qui les entendent ? Efforce toi d’ aimer, et de faire le bien autour de toi. N’ oublie jamais que tes  »Je t’ aime » auront toujours raison des peines pour ces mots perdus en route, car tes parents t’ aiment, peu importe la destination que tu prends, peu importe les façons que tu as de rire, de jouer, de sourire, de crier, de souffler, de te faire comprendre…

 

À mon oncle Denis qui est une bénédiction pour ses 2 anges. Tu leur a ouvert les portes d’ une vie qu’ ils auraient cru impossible sans vous. Line, tu es la force en personne. Je vous aime xxxx

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200338539-001 ST-Germain de Grantham, petit village dont j’ ignorais tant l’ existence que la profonde humanité qui s’ en dégage… Un petit recoin de pays où un drame est venu bouleverser l’ éclat des intentions de ceux qui la sied… Une petite ville toute menue où oscillaient un certain paradoxe entre un soleil imposant et un vent râleur, une tirade bien cruelle entre la volonté de se frotter à lui pour sentir la vie qui demeure et la culpabilité à l’ égart de ceux qui auraient bien voulu qu’ ils se tire en cette journée où ils leur semblaient ironique de le voir comme un gage de continuité, une offrande de vie… Parsemé ici et là, des gerbes de fleurs, des visages aux teintes d’ une conscience nouvelle, un cheminement difficile pour les doutes et les peines, des présents qui se voulaient messagers des sympathies qui ne trouvaient leur sens dans la capacités de les prononcer… Des jeunes qui se tenaient les coudes face au choc, face à la cruauté, à l’ anticipation des jours à venir… Des pleurs profonds comme le malaise quant à la proximité des proches et de l’ impuissance à les soulager…  Tellement de gens que le mal de coeur vous prend à l’ effort de garder la tête haute, d’ affronter le courant, la tristesse  sur le visage de chacun, être là et partager une douleur qui, tout en étant envahissante, est à la fois hors de portée…

J’ aimerais tant vous décrire ce moment, que vous puissiez le vivre sans les sentiments qui m’ habitent. Que vous puissiez voir cet amour plus grand que les peines qu’ il inflige,  cette chaîne capable de rassembler étroitement des gens dont la vie a décousu les fils… Que vous puissiez voir cette mère que la douleur a figé face à la tempête qui a dévasté ses rêves, voire ceux qu’ elle n’ avait pas encore imaginés… Je voudrais que vous puissiez être son jeune frère, qui du haut de ses 10 ans, a porté la croix qui frayait le chemin vers les terres qui recueillent ceux qui n’ y sont plus… Ces terres devenues refuge de sa pétillante, de son unique,  de sa précieuse et tendre confidente… Je voudrais que ces mots soient les bras de son grand frère, ceux-là qui ont porté le cercueil du haut de leur peine, je voudrais que vous voyiez tous ces gens là, afin que vous constatiez à quel point la vie se fait précieuse, à quel point il est facile de s’en détacher pour mieux croire qu’ on arrive à la saisir… Je voudrais qu’ ils vous soit possible d’ oublier vos tracas et de prendre en vos mains ces gens près de vous qui n’ attendent que cet élan de votre part…

Même si, parce qu’ on se bat souvent à se faire croire que la vie ç’est autrement… La vie n’ est que le miroir du soleil à nos yeux, elle rend aveugle, glace le corps qui avait pris goût à sa présence, à sa chaleur, à ce bonheur vivifiant pris pour acquis lorsqu’ il cède place à la nuit. La vie va trop vite par moment… On y est sans y être, on s’ exaspère, on divague, on se perd… Il faut prendre le temps… S’ arrêter et cesser de vouloir devenir, parce que…

 

Puissent les souvenirs ne point être fugaces…Puissent-ils vous envahir et ne point trahir les vérités qui se cachent en vous, puissent-ils être un second souffle quand le tourbillon de la vie oubliera et ne sera pas en mesure de comprendre, et d’ entendre.

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Pour Kathleen…

 

DSC00039(1) C’était vendredi… Ce n’ est pas possible… Pourtant il faisait si beau. Je profitais du calme et de la chaleur du soleil sur ma peau. J’ étais si bien. J’ avais les pieds dans la promesse de l’ été qu’ il me tardait de défricher… J’ avais donné les sueurs de mes espoirs pour essayer de trouver le métier qui allait aider à me réaliser… J’ avais tant bûché, approchait le temps de me reposer…

 

Les vendredi quand on a 15 ans, ça vaut les couleurs qu’ on porte au corps pour mieux distinguer celles qui sont au-dedans… Ca vous donne des airs d’ immensité dans une marre d’ infinies possibilités, ça vous promet l’ avant et l’ après de celui ou celle qui, tout en étant qu’ un rêve, un modèle, peaufine le projet qui sera un peu de vous, demain. Les vendredi, ça vous inculque aussi la reconnaissance d’ avoir connu la souffrance sans la déchéance… Ça vous fait voir le blanc dans le gris…

Les vendredi, ça vaut les bourgeons qui n’ ont pas éclos, ceux là qui narguent l’ hiver de n’ avoir su les mettre en terre… Ça vaut le bourdonnement des abeilles qui redonnent vie à un vide que le froid avait envahi. Et ces autres bourdonnements ? Qu’ en est-il du vacarme incessant et effréné du mal glaçant sous mes tympans ?

Il y a des vendredi où, malgré le soleil qui nous attendrit, nos visage se glacent sous des lacs de pluie…

Le monde tourne vite après ces vendredis là, il y a les sirènes, des gens inquiets, ceux-qui font comme-ci parce que trop lourd d’ admettre qu’ à 15 ans, on étendra plus nos ailes face à la vie… Ç’est ce qu’ ils ont dit à l’ hôpital quand le coma a prit possession de ma voile, de mon mat. Il y avait les séquelles à envisager aussi, tant de non-dits, d’ incertitudes… Il y avait maman aussi, dans les bras d’ un papa déconfit face à la tragédie… Un ACV, c’est mesquin, surtout quand ca te soutire une fille qui n’ était même pas en âge de conduire…

C’était Dimanche quand ils ont dit que ce même vendredi j’ avais puisé dans ce qu’ il me restait de réserves pour mener à terme mon voyage… Dimanche leur a t’ on dit, les vendredi équivaudraient à jamais à des lacs de pluie

Alors, si aujourd’hui vous parlez de moi en ne sachant dire :  »Est-ce qu’ elle a » ou  »Est-ce qu’ elle avait »…. Sachez que votre inconfort je vous le comprends bien, sachez que vous me manquez et que, quelquepart, je cherche des réponses face à vos larmes, face à vos doutes aussi.. Sachez que je suis là, juste à côté, à vous prendre la main pour franchir l’ été

 

Pour mon ami Oli, qui a perdu sa cousine dans de déplorables circonstances… Je t’aime fort, prends soin! Je t’accompagne, promis 😉

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15611-32dg 8 ans, ç’est l’ âge que mon fils aura dans un an…

Si vous n’êtes pas trop sensibles, pas trop racistes à l’ avance, lisez-ceci

Bientôt, ils seront plus nombreux que nous. Feront-ils cela à nos fillettes ?

J’ ai le coeur lourd… Je vais faire un tour…

 

Pour ceux qui sont intéressés à en savoir plus sur ce type de coutumes, j’ ai lu un excellent livre il y a quelques années… Il se nomme Vendues et il a été écrit par Zana Mushen, il est la deuxième partie d’ un autre livre du même type : Jamais sans ma fille de Betty Mahmoody…

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